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Saei
Androclès
Je traversais le village à grande vitesse, sur le dos de mon cheval noir. Les villageois me saluèrent tous à chaque fois qu'ils me voyaient, il faut dire que j'étais très connu ici, en Egypte. Nous somme au 1er siècle. Je m'appelle Androclès, j'ai 18ans, les cheveux mi-longs, souvent attaché. Je ne suis pas très costaud, je suis aussi très peureux, pas spécialement beau, mais les gens trouvent que je suis sûrement la personne la plus généreuse et la plus gentil de l'Egypte, c'est quand même plus important qu'être beau, non? J’arrivai finalement à destination, devant une grande maison assez jolie, qui ne ressemblait en rien à une pyramide, j’entrai sans m'attarder, après avoir attaché mon cheval. Une dame vint m'accueillir auprès de la porte, elle portait une longue robe blanche avec des espèces de boucles d'oreilles assez longues. La dame s'appelait Cybèle, elle était assez vielle, avec un sale caractère. Sa peau était toute dur, elle avait dans la 60ène, mais le nombre de rides qu'elle avait lui donnait 80ans. La vielle me donna un coup dans le dos en m'ordonnant d'avancer. Je traversai lentement le couloir blanc qui menait jusqu'à la chambre de mon maître, le proconsul. L'homme était assit en tailleur sur son lit, lisant un livre. Il se nommait Melchisédec, il avait les yeux légèrement bridés, d'un brun très foncé, les cheveux noirs, la peau métisse. Quand il me vu arriver, il ferma directement son livre et le rangea.
-"Bonjour, maître, dis-je en faisant ma révérence.
-Bonjour, Andro. Tu sais sûrement pourquoi je t’ai fais appelé, n’es-ce pas ?
-Je n’en suis pas sûr mais j’ai une idée.
-Il y a 18ans tout juste j’entendis les pleurs devant ma porte, c’était les pleurs d’un bébé qui venait d’être abandonné devant mon palais. Tu étais enveloppé dans une longue tunique blanche. Il pleuvait des cordes, le tonnerre frappait de toutes ses forces, j’ai pensé te prendre avec moi jusqu’à ce que je retrouve tes parents, mais en te prenant dans mes bras je fis tomber une lettre. Elle seulement que t’appelais Androclès et que tu étais promis à un brillant avenir.
-Et pourquoi m’appeler seulement maintenant ? » Il y eut un grand silence, puis mon maître sourit. Il se leva et ouvra la porte de son armoire. Il y avait là un bon nombre d’armes en tout genre, une épée, une lance, et pleins d’autre encore. Melchisédec plongea la main dans un vieux coffre plein de poussière et en sortit un arc. Il me le donna tout de suite puis replongea la main pour sortir les flèches.
-« Il y a un grand chasseur qui va bientôt arriver en ville, il dit qu’il aimerait beaucoup avoir un assistant, j’ai pensé à toi.
-Mais je ne sais pas chassé !
-Ce n’est pas un problème, il veut surtout un élève. Mais sa ne change en rien le faite que je serais toujours ton maître. Il t’attendra demain matin au centre ville » Je regardai l’arc avec beaucoup d’amertume, je n’aimais en rien la chasse, sa m’écœurais plus que tout de devoir tuer un animal, mais je n’avais pas vraiment mon mot à dire... Je soupirai puis fit un « oui » de la tête et marcha lentement vers ma chambre. Je posai l’arc et les flèches sur une étagère et jeta sur mon lit, pensif. Je décidais de rester couché là jusqu’au matin. Mais je m’assoupis et je me réveillai à midi. Quand j’ouvris finalement un œil, la vielle Cybèle était devant moi, un seau d’eau glacée dans la main.
-« Aaaaah... C’est qu’elle heure ? demandais-je en baillant.
-Midi ! Gros fainéant ! Allez, debout !
-Midi.... ? Oh non ! schtroumpf ! » Je me levai sans dire bonjour à Cybèle, courra prendre un p’tit-déj’, puis me rua vers mon cheval. L’animal fonça à toute allure vers le centre-ville, quand je fus enfin arrivé, je tirai si fort sur mon cheval que j’en tombai. Mais ce n’était pas ce qui me préoccupait le plus. Je cherchais du regard un homme susceptible d’être le chasseur. Soit je cherchais mal, soit il n’était pas là. Je m’assis sur une pierre et l’attendit, jusqu’à ce qu’un homme vienne croiser mon regard. Il n’avait pas de couleurs sur le visage, il portait une capuche violette, ses yeux noirs étaient si perçants et son sourire si machiavélique que je croyais avoir à faire à un monstre. Je n’étais pas si loin de la vérité.... Il ne dit pas un mot, à par:
"Viens..."

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