Vous n'êtes pas identifié.



Accueil » Ecriture » La Rose Noire

#1 22-05-2010 19:11:05

 Alena
Mage
Lieu: France
Inscrit(e) le: 14-02-2010
Mess.: 752

La Rose Noire

J'aimerai avoir votre avis sur ce récit s'il vous plaît quelle soit bonne ou mauvaise je m'en accomoderait smile






Chapitre 1
Elle referma son blouson de cuir noir et mit son arme dans l’une de ses bottines avant de monter sur son cheval assortit à sa tenue noire. La jeune femme galopa dans les ruelles étroites pour ne pas être repéré par les éventuels touristes trop curieux de son métier, remonta un chemin de sable et mit pied à terre devant une immense maison recouverte de lierre. Des tables avaient été mises dehors à l’occasion d’une réception.
  En cachant le cheval dans de grands fourrés sur le côté du bâtiment,  la jeune femme enleva sa veste et se dirigea d’un pas résigné vers les portes des employés.  Un grand homme gardait l’entrée et demandait des passes à qui voulait passer par ici. Quelques temps au paravent, elle avait étudié tout les recoins de l’habitat de sa cible, sa sécurité, ses employer, le nombre de fenêtres surtout. Ses  yeux jaunes luisaient sous la lueur de la lune et son sourire était comme un enchantement, elle ouvrit son vêtement et chercha à l’intérieur d’une poche pour en sortir un petit carton plasti-fié, signalant qu’elle travaillait bien ici.
  Son sourire toujours en coin s’élargit quand Alphonse dé-clara :
-       Je ne vous ai jamais vu par ici, Mam’zelle Elena mais le patron nous avait signalé qu’une jeune fille de votre âge allait arriver. C’est pourquoi il m’a mit ici dans le cadre de vous attendre...
-    Arrêtez donc de raconter votre vie et conduisez-moi au bosse.
  Le sourire d’Elena avait disparu certe et ses traits étaient menaçants, guère d’accord à ce qu’on sache qu’elle cherchait à entrer ici. Le majordome la fit entrer et traverser les cui-sines. Tout le monde s’affairait et se bousculait et ils n’avaient qu’à peine remarqué les intrus. Ils prirent un esca-lier dans le fond de la pièce réservé aux serveurs. A croire que ce lieu refermait un restaurant complet.
  Le corridor suivant était d’une propreté étincelante, il y avait des vases tout en long et les portes étaient à double battants ornés d’inscriptions illisibles. Mais celles du fond étaient bien plus impressionnantes. Nullement intimidée, Elena entra avant le serviteur et referma la pièce en un coup sec du pied.
  Un homme, d’un âge respectable, se tenait accoudé à un bu-reau de marbre et de bois, les yeux somnolents. Son visage s’éclaira enfin en voyant la jeune fille devant lui. Il se leva précipitamment en faisant tomber un vase et reculant le plus loin d’elle possible.
-       J’ai crue entendre que vous m’attendiez, dit Elena d’un ton posé. Vous savez que ça change grandement mes plans d’assassinat, mon état doit pourtant rester secret. Vous comprenez ?
-    Je …Je … ne dirais rien ! Je vous le promets mais éparg-nez- moi Elena ! dit l’homme en se laissant tomber à terre en la suppliant. J’ai une femme et des enfants !
-    Vous me répugnez Monsieur de Loison !
  Sur ce, elle glissa sa main le long de sa cuisse et prit l’arme à feu, équipée d’un silencieux, qu’Elena pointa sur de Loison qui s’évanouit sous la vue de l’arme. La jeune fille soupira.
-       Pff… Même pas drôle !
Elle appuya sur la détente qui produisit une petite détona-tion inodible. La jeune fille se gratta la tête et se détourna du cadavre. Au moment ou elle allait sortir de la salle, une main noirâtre s’abattit sur son épaule. Une odeur âcre s’empara de ses narines et la fit trésailler. La mustruosité à qui appartenait cette main enfonça ses ongles crochus dans son cou et l’envoya à l’autre bout de la pièce, à cinq mètres de là, sur un miroir qui éclata sous le choc.
Elena redressa sa tête avec un étourdissement en voyant sa main, qu’elle venait de passer dans ses cheveux, pleine de sang. Elle se rappela soudain un élément pourtant essenciel de la mission. La cible n’était pas un simple humain main un zombi. On la prit sous le col, un filet de sang s’échappa de sa bouche. La tête poisseuse et grise de son assaillant avec comme un rictus aux lèvres, ce qui fit gronder son être intérieur.
Maintenant, Elena réalisa qu’il fallait au plus vite finir sa tache. Elle mit une main dans sa poche et sourit aux anges tout bonnement.
-    Arrête de jouer avec moi, être de la lune ! Tu ne fais pas le poid face à moi ! déclara le monstre dans un crissement de dentier en miette et une voix roque.
  Son sourire s’élargit de plus belle. Elena sortit ses griffes et crocheta les doigts osseux du zombi, effectua un salto arrière pour se dégager et recula de deux pas pour admirer son oeuvre. On entendait un petit “bip-bip-bip” alternatf s’accélérer puis s’arrêter. Le monstre regarda les yeux doré de la jeune fille puis une expression effrayé au visage, sa tête explosa tandis que son corps tombait à terre.
  De grands coups à la porte résonnèrent dans la pièce et Elena regarda la fenêtre. Elle cassa un carreau et observa les prises permettant de se réceptionner. Il y avait une gargouille, un petit morceau de poutrelle et le toit d’une vé-randa toute de verre. Pour sauter dessus, qu’elle ne ferait aucun mal, il fallait qu’elle utilise ses prises pour ne pas la casser.
  On défonça l’entrée et de grand hurlement se répendirent dans l’habitacle, devant le cadavre sans tête à terre. Elena sourit et sauta. En se rattrappant à la gargouille, l’escalada puis fit un petit bon se réceptionnant sur la poutrelle qui céda sous son poid. La jeune femme tourbillona dans les airs un instant et attérit lourdement sur la surface lisse de la pièce de verre transparant. C’était la cuisine et les em-ployers, effrayés, sursautèrent quand Elena reprit de l’élan.
  Un hénissement lui parvînt et un cheval d’une obscurité to-tale sortit des grands buissons devant la palissade de bois. Il rua en rattrapant sa maîtrese d’un demitour et partit au galop sur le chemin. La cavalière remit une veste supplémen-taire pour se protéger du temps venteux et pluvieux et gé-mit. Le tintamart que faisait les sabots de Brûme sur les pavés était extremmement douloureux pour son crâne.
  Ils entrèrent dans la ville.
  Puis elle s’évanouit.

Dernière modification par Alena (22-05-2010 19:12:19)


http://i40.servimg.com/u/f40/12/00/54/14/sans_t48.jpg

Hors ligne

 

#2 22-05-2010 21:11:28

 LordAlakazamVv
Sorcier suprême
Lieu: France
Inscrit(e) le: 15-04-2010
Mess.: 688


Re: La Rose Noire

J'aime beaucoup ce début de rp, et j'espère que la suite arrivera bientot clin


Si ce que tu as à dire n'est pas plus beau que le silence alors tais toi.

Hors ligne

 

#3 23-05-2010 13:06:50

 melmart
Mage sacré
Lieu: France
Inscrit(e) le: 25-01-2008
Mess.: 10678


Re: La Rose Noire

On voit bien à quel genre d'héroïne on a affaire (froide, sournoise, sombre et combative), sinon beaucoup de descriptions... C'est pas mal du tout ! J'attends la suite bien Ela !


https://zupimages.net/up/19/27/1783.png

Hors ligne

 

#4 23-05-2010 21:52:33

 Alena
Mage
Lieu: France
Inscrit(e) le: 14-02-2010
Mess.: 752

Re: La Rose Noire

clin no problemo j'ai déjà écrit une centaine de page rougie donc c'est bon



Chapitre 2


Il se passa une main sur le visage, tout en regardant le sol. Effectivement, des cernes s’étaient creusées durant son long voyage et le prêtre ne l’avait pas manqué. Celui-ci sou-riait au garçon.
  Le pasteur se dit que le jeune homme auquel il souriait gentillement, aurait dû rester dans son écurie et labourer ses champs au lieu de venir ici et de travailler pour “l’OAI”. Une soeur, qu’il n’avait pas remarquer jusque là, lui tendait un petit trousseau de clé.
-       Voici les clés du monastère, de l’écurie, du sous-sol et bien sur de votre chambre dit-il en faisant signe à la femme de les-lui donner.
-    J’aurai bien aimé rencontrer votre agent mon Père de-manda le garçon en mettant ses mains dans le dos après avoir rangé les clés. Et si vous avez quelques conseilles a me donner pour rester humains ou encore en vie, se serait bienvenue, continua-t-il d’un ton arrogant.
Le prêtre fronça des sourcils. Il devait se méfier de son interlocuteur.
-    Mais bien entendu mon Fils. Avant toute chose, mon agent se trouve en ce moment en mission. Chez lui, il y a trois personnalités, toute aussi dangereuses les une que les autres. Ses pillules, (il sortit un petit flacon contenant de petites choses blanches cassées d’un trait noir et lui mit sous le nez) son des calmants. Il est nécessaire, de lui administrer ce médicament toutes les cinq heures. Et surtout. (Le prêtre prit un visage de professeur) Ne sor-tez sous aucun prétxte les nuits de …
  Le pasteur ne finit pas sa phrase. Un courant d’air s’engouffra dans la grande salle lorsque les portes de fers s’ouvrirent sur un cheval noir trempé jusqu’aux os, avec une forme de canidé sur le dos. L’équidé avait l’air pressé et ses oreilles étaient rabattu sur sa tête. Sans prévenir, il s’approcha des deux hommes et prit la petite fiole que tenait toujours le prêtre et s’en alla derrière de grandes poutres, sur le côté d’un autel.
-    Soyez prudent Bastien, ricana le saint qui s’éloigna à l’opposé d’où était partit la monture.
***
Bastien se passa une main dans ses cheveux d’un blond sable qui étaient, tout à sa grande surprise d’une douceur exquise. Il mit ses mains sur ses hanches et réfléchit à la situation. Comment un garçon de dix-sept ans était censé surveillé un tueur et le protéger ? Après tout, il allait plus être un dardeau qu’autre chose. Le jeune homme soupira. “Bien, se disait-il, pensons positif, après tout une promotion ne pouvait faire de mal à personne”.
Bastien alla pourtant se planté sur le palier, qu’il considéra comme celui qui changerait son destin. Il prit une profonde inspiration et ouvrit le panneau de bois pour se statufier ins-tantannemment.
Il y avait le cheval noir, désellé et mangeant de l’avoine dans un petit seau en bois. Mais ce qui surprit Bastien n’était pas l’équidé mais la jeune femme debout au milieu d’une pièce éxiguë, elle était vêtu d’une simple guêpière et d’un port shartel. Elle porta sa main à sa tresse don’t elle enleva le ru-ban, mintenant ses cheveux qui coulèrent telle une cascade de boucles brunes sur ses épaules. En gros, elle était magni-fique.
Mais quand ses yeux doré fendu d’un trait argenté se tournèrent vers Bastien, se n’était pas de la surprise qu’il eut à l’intérieur mais une sorte de dégôut, une suplication, comme si elle était torturé et appelait à l’aide. Puis son expression changea et elle sourit en s’avançant d’un pas félin vers le jeune homme toujours planté sur place qui trésallit.
-    Alors mon nouveau serviteur n’est qu’un gamin maigrichon, habillé comme un loubard, non seulement impoli puis per-vers. Vous commençez bien la soirée Mr.
Contrairement à ce qu’Elena pensait, Bastien avait été une fois garçon d’écurie, une fois. Il faisait maintenant, de la musculation tout les jours en soulevant des poids hors du commun et il était agile comme un petit renard. Ses habits étaient peut-être un peu sales, mais simple. Comme si il allait s’habillé autrement pour cette fille qui le jaugeait de toute sa hauteur, malgré la tête de plus du garçon. Pour le “per-vers”, il n’avait jamais testé. Bastien n’avait jamais travaillé avec une femme donc s’était sa première expérience et il était fasciné.
Avant qu’il n’est pu esquissé un geste le cheval, qui avait redressé la tête pour observer la scène, donna un coup de pied sur la porte qui se referma en un claquement définitif.
En soupirant et en se passant une main dans ses longs che-veux blonds, Bastien se dirigea vers ses appartements tem-poraires. Le dégout qu’il avait lu dans les étranges yeux de la jeune fille, semait le trouble dans sa tête. Bastien ne com-prenait pas. Il savait qu’elle non plus n’avait jamais travaillé avec un homme, ni même avec personne mais…
Enervé il frappa le mur à ses côtés, qui vibrèrent. Bastien ne ressentait pas la douleur. Seul lui connaissait cet étrange pouvoir. La pierre s’effrita et ses doigts devinrent rouges, mais pas rouges-rose, rouge flamboyant. Ses yeux regardè-rent un instant le plafond puis entra dans sa ch-
ambre.
Il y avait une fenêtre et en-dessous un lit, même si le nom même était trop modeste. Il y avait un bureau et une chaise dans un coin et c’était tout. Bastien s’assit sur le fauteuil en osier et regarda dehors, comme hipnotisé par la lune blanche. Dans deux jours elle serait pleine.
Le jeune homme se leva et ouvrit la fenêtre. Qui était vraiment cette fille pour que l’on en prenne autant de dis-tance et de soin ? Là n’était pas la question. Bastien pensait qu’il n’avait vraiment pas besoin d’être ici. L’agent pouvait se débrouiller toutt seule et même si elle avait besoin d’une aide masculine ou quelconque, elle refuserait catégoriquement. Conclusion : Bastien retournerait au bureau de recherche avant la fin de la semaine.
Le jeune homme resta plusieurs heures assis là, sous la fenêtre, contemplant le ciel étoilé. Des chauve-souris se ba-ladaient dans les ténèbres et le vent balayant la cime des arbres.
Des hurlements lui parvinrent soudain. Ils étaient horri-blement douloureux à entendre, les gémissements vous ren-dait à moitié fou et Bastien souffrait à la place de la per-sonne a qui appartenait ses cris. Il eut un moment l’idée de jeter un coup d’œil à l’extérieur, dans la grande salle du mo-nastère. Mais il s’écroula comme une tombe sur son lit, les yeux papillonnant de sommeil. Et Bastien s’endormit.


http://i40.servimg.com/u/f40/12/00/54/14/sans_t48.jpg

Hors ligne

 

#5 23-05-2010 22:19:12

 Alena
Mage
Lieu: France
Inscrit(e) le: 14-02-2010
Mess.: 752

Re: La Rose Noire

si gentiment demandé smile

mais je préviens moi j'aime pas trop ce chapitre qui est un peu long d'ailleurs T.T en fait je trouve les personnages trop idéalistes

Chapitre 3


Elena entra en trombe dans la salle à manger, ou était attablé le prêtre et Bastien. Elle frappa du poing la table qui crissa sous la violence du choc. Bastien , surpris, avait aussitôt enlever son assiette pleine de met aussi bons les uns que les autres, de la table pour éviter tout dégâts et contemplait maintenant la jeune femme qui reprenait lentement son souffle.
-    Alors comme ça on me trensfère ?
  Le Père regarda d’un œil mauvais Brûme, dont les oreilles se baissèrent. Il prit une serviette et s’essuya lentement la bouche.
-    Oui, c’est possible. Mais qu’un certains temps Elena, ne t’inquiète pas et Mé… Brûme t’accompagnera, ajouta-t-il avant qu’elle ne puisse protester.
Elena se calma en entendant le nom de son cheval mais ne desserra pas les poings. Ses yeux avaient rougi durant la nuit, ses yeux dorés étaient plu intense que le jour précédent. Ses vêtements étaient ceux d’une marquise. Elle portait une robe épaisse, des talons aiguilles et une sœur avait remonté ses cheveux bouclés de sorte à en faire deux chignons, et en laissant les mèches du dessus retomber sur ses épaules. Bastien ne reconnaissait pas l’être qu’il avait vu la nuit dernière, mais elle était tout aussi ravissante.
L’équidé qui remuait nerveusement la queue se coucha sur le flan. Quelqu’un, tout droit arriver d’une entrée quelconque, déposa une petite couverture bleue sur son dos. Sa maîtresse s’assit a cet endroit en prenant une bouchée d’une tartine de beurre. Bastien regarda sa tisane fumante et la repoussa.
-    Ma question doit paraître indiscrète mais pourquoi porter pareil robe Mademoiselle ?
  Le prêtre avala de travers et toussota avant de rire.
-    Il peut être avantageux, mon garçon, de possèder un habit plein de vide pour pouvoir y placer pleins de choses. Et après tout, Elena est une Demoiselle.
La jeune fille gloussa sans regarder personne et ses yeux luirent à la lumière d’un rayon de soleil matinale. On lui avait annoncé qu’elle avait une autre mission avant de partir dans une autre contrée. Bien qu’à haut risque, c’était une nouvelle porte a emprunté pour avancée dans sa quête. Après tout, Elena c’était engagée dans ce métier pour pouvoir assouvir sa vengeance plus facilement, tout en contrôlant ses émotions. Car chacune d’elle pouvait mettre fin à plusieurs vies à la fois.
Seules, deux personnes savaient son secret depuis son centre suprême. Apparemment ces gens là n’avaient prévenus Bastien du risque qu’il courait continuellement, sinon on ne le verrait pas ici. Mais il finirait bien par le découvrir un jour.
Sur cette pensée Elena sourit. Elle rirait bien ce jour pro-chain. Elle prit une tasse sur la table et sirota son thé tandis qu’un pan du mur en face glissa. Une femme à l’allure dange-reuse, au visage rond, au nez en trompette et aux yeux noirs perçants, s’avança devant la table. Aussitôt, le prêtre et Bastien se levèrent pour s’incliner très bas.
Elena resta de marbre à fixer le sol avec toujours cette once de sourire.
L’intrue, qui mit ses mains sur ses hanches, en gémit d’indignité et fronça les sourcils.
-    Toujours ce manque de respect à tes supérieurs Elena ?
-    Je n’ai point de supérieur, je suis maître de moi-même tout comme toutes ces personnes ici Gold !
Le ton de la jeune fille était autoritaire et le trait au fond de ses yeux s’élargit. Gold vit tout de suite la menace et grimaça.
-    Tout n’ai pas aussi facile qu’on le pense, petite ! Et je ne te permets pas de me parler sur ce ton là !
-    Je me permets ce que je désire et je ne suis pas petite ! Et je désirerai que tout le monde soit égaux ici. Mais l’orgeuil des humains a fait de vous des êtres vils froids et égocentriques ! Je ne tolèrerai pas que l’on traite quel-qu’un de la manière dont vous le faite ! cria Elena en se le-vant, cassant sa tasse et qui, gonflait d’après Bastien.
La peur se lut dans les yeux de Gold qui avait reculé. Les yeux d’Elena était maintenant devenu noir et un soupçon de rouge poitait en son fond. La jeune fille ferma les yeux et serra des poings à s’en rentrer les ongles dans sa paume.
La femme en face d’elle parut se calmer. Elle sortit d’un sac qu’elle portait en bandolière une liasse de papiers qu’elle jetta sur la table. Tous les regards se tournèrent vers celui-ci. Elena en profita pour prendre un comprimé. Le nom du dossier s’intitulait « loup-garou non identifié ».
Le prêtre prit au désespoir, prit les papiers et les lança à la figure de Gold.
-    Elena à raison sur ce point ! personne ne l’obligera à faire ceci ! Elle n’est pas encore pr…
-    Tout au contraire mon père ! Elena est assez forte pour vaincre ce loup-garou ! intervînt Bastien qui avait jetté un coup d’œil au dossier de la jeune fille avant de venir ici, après tout ce serait un jeu d’enfant ! Ce n’est qu’un gros chien poilu et sans cervelle.
Un grand silence s’installa dans la pièce. Si Bastien prenait toutes les créatures comme ceci, Elena ne se réjouissait plus à son idée précédente. Dans son élan, sa robe voltigea et elle disparut de la pièce, laissant les autres médusé .
Elena avait laissée sa jument dans la salle à manger. Elle courait, malgré ses chaussures à talons, après quelques glis-sades destabilisantes, elle entreprit de les enlever, pour mieux courir. La jeune fille continua jusqu'à atteindre une porte, qui lui était normalement réservée. Un sortit à côté de ses appartements pour aller dehors.
Mais, cette sortie en question était barrée par deux grands hommes aux larges épaules, l’un aux cheveux mi-longs, l’autre ras.Elena les connaissaient. Elle avait réussie jusqu'à dix missions avec eux.
Edric. Celui aux cheveux mi-longs, ressemblait à une star de cinéma. Super sérieux, en service et drôle et bruyant pendant ses heures de permissions. Il était grand et très mince. Brun aux yeux noirs. Joli ensemble.
Jainery, lui est super calme assez souvent. Il suit ‘Ric par-tout et est à son service vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Il s’exprime la plupart du temps par citations ou mystères. En générale on les résout qu’après l’événementqu’il prrédit. Ce garçon est en quelques sortes, un voyant.
-    Tiens ! Mais qui voilà ? N’est-ce pas Notre jolie Rose noire ? s’exclama Edric.
Elena fronça des sourcils mais ne s’arrêta pas. Quand elle voulut passer, elle fut arrêtée d’un mouvement brusque, l’écartant de la porte.
-    Non mais ! De quel droit ? Je te pris ?
-    Mets ça sur le compte de Gold ma jolie.
La jeune fille poussa un grognement aigue, qui fit reculer d’un pas ses interlocuteurs.
-    Tu sais, ma chérie, si elle ne t’aimait pas autant que ça, elle ne prendra aucun soin de toi…
Edric ne put terminer sa phrase que Elena impatiente se détourna de lui, faisant toujours voler sa robe. Il la rattrapa sans mal et mit un bras sur ses épaules, protecteur.
-    Ma colombe, arrête tout ceci, cela ne rime à rien.
Elena le comprit mais ne mima mot. Elle n’enleva pas le bras de son camarade mais elle ferma les yeux sous le moment. En fait Elena comprit. ‘Ric cherchait seulement à l’accompagner quelque part et même si elle se débattait, elle ne pourrait pas s’échapper.
Soudain des types cagoulés de pieds en capes les encer-clèrent, Edric ressèra sa prise sur l’épaule de la jeune fille et mit son autre main sur sa taille, qu’elle n’esquiva pas. Ils tournèrent du mauvais côté du l’aile droite du monastère et la jeune fille commença à gémir et à gigoter.
-    Désolé Elena … murmura ‘Ric à son oreille.
C’est là qu’elle commença à hurler. Ses cris faisaient mal au cœur de son compagnon. Il imaginait très bien la soufFrance de ce qu’Elena allait endurée. Mais le professeur disait que s’était pour son bien. Et il avait jurer de prendre soin d’elle.
L’agent prit la main de sa prisonnière et la tira à lui pour qu’elle arrête toute jesticulation. Là aussi son toucher était un supplice. Mais s’était la procédure à suivre et rien n’arretterait Edric.
Le petit groupe bruyant arrivèrent dans une pièce. Un simple pièce dont les mur était d’immense rideau rouge et le sol noir. Derrière les draps, Elena vit dans son esprit des dé-combres de ses souvenirs, une dizaine d’immense ampoules, qui a minuit pile s’allumait et …
Deux chaînes avec d’énormes anneaux pendaient du plafons et deux autres étaient relié au carrelage. Les hommes en noirs immobilisèrent la jeune fille pour qu’Edric puisse l’enchaîner librement. Arriver à son pied gauche le garçon reçu un magistral coup de genou dans le ventre, pour aller s’étaler deux mètres plus loin plié en deux.
-    Je te hais Edric McMourreau ! Tu me le paieras ça je peux te l’assurer ! lui lança Elena en sifflant rageusement.
-    Se sera un ou deux billets de dix livres ? ricana le jeune homme en crachant le sang accumuler dans sa bouche.
Le grognement de sa supériur le découragea de continuer sa plaisanterie. Mais il ordonna toutefois qu’on finisse son travail.
-    Que faites-vous, là ?
Après avoir entendu une seconde fois les hurlements, les même que la nuit dernière, Bastien avait accouru pour voir qui les poussait avec agressivité. Il observa Sa cliente et ses geoliers tour à tour et les mains sur les hanches il demanda :
-    Qu’est-ce ?
Elena entrevit une petite lueur d’espoir et se mit à gesti-culer comme un loup en laisse.
-    Détache-moi je t’en supplie ! gémit la jeune fille les larmes aux yeux.
Bastien, sentant qu’il y avait un truc louche, approcha de deux pas et vit avec admiration, les arcs sortient comme une flèche de dessous les capes des hommes en noir. Il sortit un poignard de son ceinturon et approcha encore.
Deux flèches, tiré en direction de son poitrail furent ar-rêté par la lame et les deux autres furent ésquivé. Le nou-veau sourit d’un air arrogant et s’approcha encore. Cette salle était suspecte et les hommes encore pis. Le seul homme non masqué se présenta devant lui en une courbette avec un filet de sang sortant de sa bouche.
-    Ho ! Tu dois être son nouveau « protecteur ». Je dois te prévenir les autres n’ont pas fait long feu.
-    Je ne partirait pas sous des menaces !
-    Edric ! Si tu veux que je reste déguerpis avec tes hommes et le moucheron si vous ne voulez pas être au menu de demain en temps que sushis cramés. Dit Elena calmement.
Le dénommé « Edric » regarda la jeune fille d’un regard tendre  et d’un pas décidé sortit de l’immense pièce en pre-nant le bras de Bastien qui ne comprit plus rien. Une grillage très solide en acier tomba du plafond et referma toute pos-sibilité pour Elena de s’enfuir. Edric resta un moment der-rière pour contempler son travail et en soupirant se tourna vers le jeune homme d’un peu près son âge.
Celui-ci posa des questions sur ce qu’ils allaient faire àla jeune princesse et sursauta quand on lui répondit avec fran-chise.
-    Premierrement, elle est en sécurité, deusiemmement les professeurs font des recherches sur sa personnalité. Et troisiemmement,  La « Rose Noir » comme on aime l’appelée ici, est à moi !
Edric avait collé Bastien contre le mur et de ses yeux bleus lançaient des éclairs. Le nouveau, nullement impressioné supporta le regard pendant de longues secondes.
-    Elena n’est pas un objet. Elle est maître d’elle-même et elle n’appartient à personne, répliqua Bastien en repoussan son interlocuteur, rangeant sa dague et tournant les talons.
Edric, surprit, sourit seulement.

                        ***

Le matin avait été plus dur. On avait ordonné à tout le personnel de ne sortir sous aucun prétexte durant la nuit et étrangement personne ne parut choqué ni inquiet. Quand l’ordre fut levé on avait retrouvé la grille fermant la pièce rouge à moitié détruite, les chaînes cassées, des corps d’hommes en noir sans vie, des meubles retourné et plusieurs chambres saccagée.
Bastien se gratta la tête et se dirigea vers la chambre de sa protégée. Il perçut une bribe de conversation.
-    … finalement. Pour une fois vous avez fait quelque chose de bien dans votre vie mon Père et permettez-moi d’envoyer l’agent 05 à sa mission pour qu’elle puisse im-médiatement quitter ses lieux après avoir fait son travail.
-    Mais… Il faudra plusieurs jours avant qu’elle ne …
-    J’ai fait l’étude du terrain et organisé l’attaque directe. Je sais qu’elle n’a pas l’habitude de cette mise en matière mais elle aura sa part à faire.
Le personnage féminin sortit de la pièce en un pas pressé presque stressant. Le prêtre la suivit en soupirant, laissant Bastien pouvoir s’introduir dans l’habitacle.
Il trouva sa cliente étendue sur sa couche avec des an-neaux d’acier aux poignets et aux chevilles. Elle était encore habillée dans sa robe de marquise et le jeune homme ne put s’empêcher de rire en l’examinant de près. L’habit était vraiment mal en point. Bastien s’assit sur le rebord du lit. Elena était vraiment belle, avec un charme sauvage. Elle ne devait échapper à nul regard masculin et s’attirer des me-naces auprès des femmes jalouses.
Mais en parlant avec elle, on s’apercevait vite que ce n’était pas une partie de plaisir. Elle voulait absolument avoir le dessus pour elle seule et parlait de manière arrogante et grossière. Sauvage était le mot.
Une larme roula sur la joue d’Elena et Bastien ne put s’empêcher de l’essuyer avec son doigt.  « Bien qu’arrogante, elle pouvait être douce ». C’était ce qui était écrit dans son dossier. Le jeune homme laissa sa main carresser la peau claire de l’agent 05 et se pencha vers elle. Quand on la re-gardait on ne voyait pas toutes les souffrances qu’elle avait endurées, ni les joies, ni les tristesses, il était dur et ferme, ne montrant pas sa faiblesse.
Bastien éprouvait de la pitié et de l’admiration envers Ele-na et il était heureux d’avoir rencontré une femme aussi courageuse qu’elle. Il se pencha encore, ferma les yeux et essaya de l’embrasser. Essaya.
-    Qu’est-ce que tu fais ?
Zut. Bastien rouvrit les paupières. Il ne vit que les magni-fiques yeux dorés. En dépit de sourd avertissement, le jeune homme posa ses lèvres délicatement contre celles d’Elena qui ne bougea pas. Au bout de cinq secondes, elle dut en avoir marre car elle le repoussa et le gifla.
Un silence gêné se mit entre les deux jeunes gens. Elena se demanda pourquoi Bastien avait fait ça. Elle voulut lui poser la question mais le garçon s’enfuit. La fille se passa une main dans les cheveux poisseux de sueurs, elle grimaça. Son corps lui fit mal quand elle se leva mais ne se pleignit pas.Elena vit l’état de sa tenue dans une vitre et hurla en sautillant partout.
Sa femme de chambre accourut et les yeux ronds, resortit avec une robe en lambeau et un ordre clair et net : «  trouver une tenue convenable mais pas déchiqueter ! ». Elena, en sous-vêtements, mit la tête dehors pour regarder se qui se passait. Plusieurs laquets s’affairaient à remettre tout en place, à changer ce qui ne pouvaient plus servir. Car il y en avait des choses à remplacer. Mais ce qui capta le plus son regard ne fut pas le carnage mais Bastien.
Il était appuyé au mur les mains sur les genoux pour l’empêcher de tomber. Ses yeux étaient caché par ses che-veuxet il avait un étrange sourire aux lèvres. La jeune fille serait bien volontiers sortit, même en petite tenue, pour aller réconforter son « protecteur » mais …
‘Ric débarqua en bondissant de joie en voyant son accou-trement, vers elle. Outré, Elena claqua la porte avant qu’il puisse entrer. Elle soupira, désespérée et alla s’affaler sur sa couette.
Un carton de couleur jaune, fut pourtant glissé sous sa porte :
Elena.
Vu que tu ne m’as pas laissé entrer je souhaite toutde même que après la mission suivante, nous ne serons plus de cette « entreprise », donc dans de bonnes inttentions pour toi j’ai fait venir un conteur et préparé une petite fête.
                                             Bisou Edric.
Elena le déchira mollement et jeta ce qui restait du carton contre un mur. Elle détestait lorsqu’il faisait ça. Et faire venir « le » conteur était une très mauvaise chose. Bon d’accord, il n’y avait que Bastien que ne savait pas la vérité mais il pouvait la déviné avec les récits du vieil homme. Se passant une main dans les cheveux, la jeune fille prit un chemisier au hasard et un short et se revêtit pour sortir. Sans oublier, la disaine de petite lame dissimullées un peu partout sur elle malgré sa courte tenue.
Elle traversa le hall, entra dans les couloirs latéraux et déboucha sur une petite coure qu’elle parcourue à petite foulée. La grange, petite et prête à s’écrouler à tout moment était spacieuse. Elle ne recueillait que quelques modestes chevaux. Mais Elena ne cherchait pas un cheval. C’était sa sœur d’âme, qu’elle trouva allongée dans le foin au fond à côté de son box.
-    Alos tête de mûle bien dormie ? sourit-elle.
La jument passa sa tête noir sous l’aisselle de son amie tandis que celle-ci lui carressait la croupe. Après un moment de tendresse, Elena passa ses mains sur son dos, pris apuis à sa crinière et poussa avec ses jambes pour se retrouver à califourchon sur son chevaal, qui hénit d’indignation. Elle le calma d’une petite claque sur le flanc.
« Pff, tu vas voir un jour tu vas tomber la tête la première et je partirais au grand galop ! »
La voix avait surgit dans l’esprit d’Elena. Mais ça seule réaction fut de froncer les sourcils.
-    Et moi je vais sortir la cravache dès maintenant petite maline.
Un rire de petite fillette fit écho dans sa tête et sans s’en apercevoir Elena souffrait, lui rappelait de mauvais souvenir. Brûme partit soudain en trottinant de l’écurie en soupirant – enfin si un cheval pouvait soupirer – de bonheur. Elle leva son museau soyeux vers le ciel et augmenta l’allure, sa maîtresse souriante de joie et agrippant la crinière d’une main experte.


http://i40.servimg.com/u/f40/12/00/54/14/sans_t48.jpg

Hors ligne

 

#6 23-05-2010 22:32:47

 Alena
Mage
Lieu: France
Inscrit(e) le: 14-02-2010
Mess.: 752

Re: La Rose Noire

je met la suite car je ne serait peut-être pas là après smile bonne lecture ^^'

                                       ***

L’abbé regardait son agent se divertir dans la plaine, ob-servant sa qualité des foulées, les crins dans le vent mellés aux cheveux bruns de la cavalière, qui, selon lui n’était pas vraiment bien habillée pour ce genre d’excurssion un matin d’hiver. Il avait toujours voulu avoir une fille telle qu’elle. Cette jeune fille, pleine d’assurance, de vivacité, toujours prête pour de nouvelles aventures. Mais tout aussi indépen-dante. Il a regretté cette distance qu’elle mettait entre chaque personne, ce gouffre, énorme et profond, impossible à refermer. Il aurait aimé l’aider plus longtemps.
Un coup discret donné à la porte fit tressaillir le prêtre qui fit signe à un majordome d’aller ouvrir à son visiteur. Toujours le regard fixé sur la fenêtre, l’homme, à la toge brune et l’écharpe rouge se plaça à côté et admira ce qui re-tenait tant l’attention de son ami d’enfance.
-    J’ai entendu dire, qu’Elena allait quitter ton couvent ? Quel triste nouvelle toi qui t’ais attaché à tout tes agents, les meilleurs de ceux-ci partent pour l’OAI. Une organisation tout aussi pitoyable qu’un Décalite.
Les rides du prêtre s’étirèrent en un sourire lumineux.
-    Arrête tes ânneries Clide. Ta nièce sera entre de meil-leures mains que les miennes. Et, elle aura sa propre équipe.
-    Mais je croyais, qu’elle préférait l’infiltration et travailler en solo ?
Hochant de la tête le Père mit ses mains dans son dos et se tourna vers son ami. Ses yeux d’un bleu très clairs illumi-naient sa face épanouit et maculé de terre. Il tenait un grand bâton de pellerinage, ou le bout partait en s’enroulant.
-    Tu vas raconter son histoire ce soir n’est-ce pas ? dit l’abbé dans un souffle. Et tu sais aussi bien que moi qu’elle essaiera de t’arrêter car cela la fait souffrir ?
-    Hum... Tu commences bien à la connaître mon Père Fred. Oui je sais tout cela, cela m’attriste vraiment. Ce jeune homme… Bastien ? Et bien, il a besoin de connaître sa force, besoin de savoir tout ce qu’elle a enduré, pour pou-voir la protéger.
Leur regard devînrent plus sévèreet la main de Fred tomba sur l’épaule de Clide, se faisant lourde.
-    Dis-moi. Est-ce toi ? Est-ce toi qui as envoyé ce prodige ?
Clide répondit d’un sourire.


http://i40.servimg.com/u/f40/12/00/54/14/sans_t48.jpg

Hors ligne

 

#7 23-05-2010 22:48:44

 Phylonia
Maitre sorcier
Lieu: France
Inscrit(e) le: 11-05-2010
Mess.: 262

Re: La Rose Noire

Bien que long je trouve ce troisième chapitre tout aussi bon que les deux autres clin


http://i68.servimg.com/u/f68/14/78/60/60/serah10.jpg

Hors ligne

 

#8 23-05-2010 23:33:02

 LordAlakazamVv
Sorcier suprême
Lieu: France
Inscrit(e) le: 15-04-2010
Mess.: 688


Re: La Rose Noire

J'ai lu le 2ème chapitre, en un mot: génial
je lirai le troisième demain


Si ce que tu as à dire n'est pas plus beau que le silence alors tais toi.

Hors ligne

 

#9 24-05-2010 15:53:01

 Alena
Mage
Lieu: France
Inscrit(e) le: 14-02-2010
Mess.: 752

Re: La Rose Noire

xD merci c'est gentil
j'écris quand je suis énervé ou triste smile pis après c'est super compliqué d'écrire la suite --'


http://i40.servimg.com/u/f40/12/00/54/14/sans_t48.jpg

Hors ligne

 

#10 24-05-2010 15:57:40

 Phylonia
Maitre sorcier
Lieu: France
Inscrit(e) le: 11-05-2010
Mess.: 262

Re: La Rose Noire

mdr Un peu comme LAV.v avant


http://i68.servimg.com/u/f68/14/78/60/60/serah10.jpg

Hors ligne

 

#11 24-05-2010 16:01:44

 Alena
Mage
Lieu: France
Inscrit(e) le: 14-02-2010
Mess.: 752

Re: La Rose Noire

xD mouai possible ^^

-- j'ai paumé ma clé usb


http://i40.servimg.com/u/f40/12/00/54/14/sans_t48.jpg

Hors ligne

 

#12 24-05-2010 16:02:40

 Phylonia
Maitre sorcier
Lieu: France
Inscrit(e) le: 11-05-2010
Mess.: 262

Re: La Rose Noire

Et il y avait le rp dans cette clé usb ?


http://i68.servimg.com/u/f68/14/78/60/60/serah10.jpg

Hors ligne

 

#13 24-05-2010 16:22:19

 Alena
Mage
Lieu: France
Inscrit(e) le: 14-02-2010
Mess.: 752

Re: La Rose Noire

celui-là pis ouai un autre 8D


http://i40.servimg.com/u/f40/12/00/54/14/sans_t48.jpg

Hors ligne

 

#14 24-05-2010 20:39:13

 LordAlakazamVv
Sorcier suprême
Lieu: France
Inscrit(e) le: 15-04-2010
Mess.: 688


Re: La Rose Noire

Troisième chapitre lu !
J'espère que tu vas vite retrouver ta clé usb ...


Si ce que tu as à dire n'est pas plus beau que le silence alors tais toi.

Hors ligne

 

#15 27-05-2010 19:32:05

 Alena
Mage
Lieu: France
Inscrit(e) le: 14-02-2010
Mess.: 752

Re: La Rose Noire

;p c'était ma prof' qui l'avait pff ..


Chapitre 4


Bastien, ayant reçu une invitation, un peu froide à son goût, alla retrouver le groupe d’agent dans le hall immense. Une estrade, lisse et glissante par l’usure et le temps avait été dressée en plein centre de la salle. Des garçons, plus ou moins agé que lui mettaient les chaises, tabourets, fauteuils en place.
Le jeune homme alla voir Edric qui lui donna pour tâche de descendre une table pour monter le buffet. Il prit donc un petit escalier en compagnie d’un homme de haute taille ef-frayante qui semblait s’appeler Jainery. Il lui montra une pièce qui pouvait servir de salle à banquet-manger. Mais Bas-tien s’arrêta net au milieu du passage, faisant trébucher son compagnon.
La table en question était large d’un mètre et longue de cinq. Déglutissant, il se tourna lentement vers Jai qui lui sou-rit.
-    Il faut savoir utiliser plusieurs arts pour le pratiquer.
Bastien ne comprenant rien, haussa les épaules et alla ins-pecter l’objet de sa tache. Puis observa le décor de la pièce. Comme partout, il y avait d’épaisse tenture de velour rouge, retenue aux murs par de gros cordons noueux. Le garçon sourit intérieurement.
Il décrocha les grosses cordes dorées les emmêla avec les pieds de la table et enroula les autres bouts autour de deux piliers de marbre. Bastien demanda à Jai de descendre ré-cupérer la tableet celui-ci parut surpris mais obtempéra. Bastien avait improvisé et n’était pas sûr de sa force. Mais il fallait toujours essayer. Il fit glisser la table de bois épais et le fit balader sur le balcon qui donnait sur la coure.
Quand il vit Jainery accourir en compagnir de ‘Ric, il com-mença à faire basculer l’engin sur la rambarde de pierre sculpté. Arriver à la moitié, la table commença à se faire pe-sante et ses muscles se bandèrent sur les cordes raidies.
Soufflant pour reprendre du courage, il donna un coup dans la partie restée sur le balcon et glissa. La table majestueuse tomba comme une pierre … sur la tête d’Edric. Enfin à cinq centimètre. Eberlué, celui-ci avait hurlé, voyant sa vie défiler. Mais Bastien avait anticipé et avait pris appuis sur un pilier et retenait la table sans efforts, il fit glisser les cordes, brûlantes sous ses doigts. Quand elle devînrent molles, il regarda par-dessus le balcon et vit Edric blanc comme un linge, qui n’avait pas bougé d’un pousse sous les rires, des hommes ayant assistés à la scène. Plus loin, la ju-ment essouflée regardait, les oreilles dressées.

                        ***
Elena laissa son cheval dans le hall pour qu’elle profite de la soirée pour discuter avec des connaissances. La jeune fille monta dans sa chambre, pour une fois fermée. Soupirant elle l’ouvrit et découvrit un paquet avec un joli nœud coquet de couleur violette. En l’ouvrant, l’agent 05 fut découragé.
Une robe rouge, au décolté triangulaire et honorable, au côté fendu attendait qu’on la porte pour cette petite soirée. Pourtant Elena, se trouva dans l’obligation de la portée, sa-chant que son oncle l’attendait pour débuter ces légendes dattant de plusieurs années déjà. Elle se prépara, relevant ses cheveux bouclés en chignon, laissant deux mèches enca-drées son visage. Elle se maquilla un peu, sourlignant les traits de ses yeux et faisant ressortir ses lèvres. Elle prit un petit sac argenté et sortit d’un pas déterminé.
Elena faillit renoncer et revenir sur ses pas, mais entendit des éclats de rire et « une » voix forte et puissante. Elle vous entraînait dans la magie des histoires, des légendes, des contes. Elena descendit les marches qui lui restaient et se plaça en retrait, observant le vieil homme qui parlait tout en remuant les mains et souriant qui bon le voulait. Elle vit des hommes des servantes, des jardiniers, contempler le conteur légendaire, concentré comme jamais. Elena se faufila vers la place réservée à son attention aux côtés de Bastien et du Père.


http://i40.servimg.com/u/f40/12/00/54/14/sans_t48.jpg

Hors ligne

 

#16 27-05-2010 19:33:35

 Alena
Mage
Lieu: France
Inscrit(e) le: 14-02-2010
Mess.: 752

Re: La Rose Noire

2°  partie et encore pardon pour la longueur du texte ^^' j'essaie de réduire


-    … c’était une petite fille, d’à peine huit ans. Ses cheveux étaient blonds et lisses comme les blés et ses yeux bleu tourbillonnants comme le ciel, changeant. Elle était douce, obéissante, aimée. Cette petite fille avait une famille un père qui était souvant partit, une mère bavarde et une sœur, de deux ans plus jeune qu’elle.
« Les gens du village la connaissaient comme sa propre fille, bien qu’elle est mit plusieurs fois le poulailler sans des-sus dessous. Son oncle avait un cheval, vieux. La jeune fille l’aimait, le calinait, le chouchoutait. Jusqu'à ce qu’il meurt.
«  Son maître soucieux de sa nièce lui disait qu’il était monté dans le ciel rejoindre sa famille parmis les étoiles. Elle se mit alors à observer la nuit, marquée dans un petit carnet des noms qu’elle inventait. Elle se sentait reposé, heureuse.
«  En bonne petite fille solitaire elle airait dans les rues, ignorant les demandes pour jouer au ballon avec d’autres en-fants de son âge. La seule petite fille, qu’elle aimait et riait avec elle était sa petite sœur Mélissa. Celle-ci admirait sa grande sœur, essayait de faire les mêmes choses qu’elle. Etant entêtée, Mélissa gardait espoir d’être, plus tard, comme sa sœur.
Clide passa une main sur son front plein de sueur, regarda Elena avec des yeux étincelants de bonheur et continua :
-    Deux ans plus tard, le soir de Noël, leur père revînt. Ses filles toutes heureuses se précipitèrent dans ses bras sous le sourire de leur mère, restant en retret. Il leur raconta ce qu’il avait vu, au-delà des frontières du pays. La mer, des plateaux, des montagnes, des animaux sauvages de gros poissons. Ici, ce n’était que la plaine.
« Malheureusement, Noël pour eux, se passa au clair de la lune pleine. A minuit tapante, le père ayant été cherché les cadeaux dans la chambre des parents. Un cri avait retentit et la mère se pricipita, inquiète pour son mari dans la pièce d’à côté.
«  Les deux filles attendirent, une dixaine de minutes, puis l’aînée partit en « éclaireur », entrouvit la porte et tomba à la renverse. Devant elle se tenait, un homme-loup. De ses deux mètres, il la jaugea, le poitrail musculeux, brandissant ses mains griffues, sur ses deux jambes épaisses. Sa fille se précipita dans la salle à manger et prit sa petite sœur sur son dos l’emmena dans sa chambre et la cacha sous le lit en lui répétant sans cese « ne t’inquiète Mélissa, la force du cheval est en toi et moi, n’est  pas peur ». Une larme roulait sur la joue de la petite fille et sa grande sœur l’essuya et l’embrassa. Elle avait fermer sa porte a double tour, mais elle se doutait que cela n’arrêtera pas le loup-garou.
«  Elle entendait l’escalier grincer à chaque pas que faisait le monstre. Elle stressait et s’arma d’une chaise en fer. Et tout se passa très vite. La porte vola en un fraquat violent tandis que Mélissa bondissait de sa cachette pour se jeter dans les jambes de sa sœur qui abattait la chaise sur la tête du loup, sans aucun effet. L’homme-loup se jetta à son tour sur les deux filles. L’aînée mit sa sœur derrière elle et reçu le coup de plein fouet. Elle fut mordue au ventre et le sang chaud dégoulinait le long de ses jambes en une estafilade rouge pourpre. Sa sœur avait été projetée quelques parts autour. Mais la jeune fille s’évanouit en hurlant son nom.
« Quand elle se réveilla, elle n’avait qu’une chose en tête, malgré sa plaie sanguinolante et sa tête qui lui tournait. La petite fille se leva brutalement en trébuchant et observait la scène qui l’entourait. Tout était retourné. Il n’y avait plus de draps, de couette, d’oreillers ou de coussins, il n’y avait que des lambeaux. Le mobilier en bois avait disparut fracassé contre les murs en plusieurs centaines de morceaux. Dans un coin, un amas de planches provenant probablement de l’armoire, fit un choc à la jeune fille. Une main, petite et blanche presque bleue en dépassait.
«  Courant en gémissant et priant, elle fouilla dans le tas hurlant le nom de Mélissa, pleurant toutes les larmes de son corps et s’égratignant la peau. Mais se qu’elle y découvrit lui en fit tomber à la renverse. Sa sœur, dégoulinante de sang, sans ses jambes, regardait dans une direction, vers une grosse tache de sang étendue devant la porte et une larme qui avait à moitié séchée sur sa joue essayait de tomber. L’horreur de la scène lui fit perdre tout courage tout sens de la réalité.
«  C’est alors qu’elle comprit. Leur père avait été un monstre, un monstre qui avait tué sa famille. Elle prit sa descision. Elle tuerait cet assassin coute que coute.
«  Elle prit un pied de table cassée qu’elle trouva à côté et se dirigea, tel un zombi vers la salle à manger et tenait son pieux devant elle. Elle trouva son père qui pleurait, tenant entre ses bras le corps mutilé de sa femme. Les yeux vitreux et pleins de larmes, il vit sa fille et son visage s’illumina d’un large sourire, il tomba à genoux et la prit dans ses bras. Elle le repoussa et planta son arme dans son ventre tel une furie.
«  Mais avant qu’elle est put le blesser sérieusement, elle retomba à terre, elle avait perdu trop de sang. Son père la prit sur ses épaules et lui répéta un seul mot : désolé. Il prit une décision, se lev le corps de sa fille balottant dans son dos lui fit remonter les larmes aux yeux. N’y tenant plus, il brula la maison, sa femme et sa cadette avec. Une fumée blanche avait pourtant jaillit du brasier et les avait encerclé pendant un moment puis s’en était allé.
«  N’étant pas sur des capacité de sa fille pour tenir le choc encaissé, il prit le chemin du monastère le plus proche. Il frappa aux grandes portes de bois et se sauva en laissant sa petite fille sur le pavé froid de l’escalier. Un abbé se pré-cipita et ouvrit. Il vit l’enfant qui gémissait dans son coma douloureux. Il appela des secours et la fit entrer.
Clide se leva, fit le tour de sa chaise et descendit de l’estrade.
-    Et bien mes amis, je vous propose d’aller vous désaltérez.
Elena se précipita sur lui comme une lionne.
-    Tu n’avais pas le droit ! cracha-t-elle.
-    Je suis ton oncle et un de tes derniers parents, ma jolie. Donc s’il t’arrive d’avoir un peu de respect envers tes semblables, témoignes-en !
Elena soupira, faisant voler ses mèches de cheveux et croisa les bras. Clide amusé posa une main sur son bras, qu’elle s’empressa de retirer. L’homme se raidit par tant de froideur et son sourire disparut.
De loin Bastien observait un moment la jeune fille, qui avait versée quelques larmes durant la citation de Mélissa et rit quand le vieux conteur avait cité la promesse de la petite. Les personnes autour de lui racontaient des choses sur elle pendant l’histoire. Maintenant tout le monde la regardait, l’écoutait, obervait ses gestes, près à bondir. Ils attendaient apparemment quelque chose d’elle, qui à toute évidence, ne vînt pas.
Elena fut juste prise d’une crise de rage.
-    Je t’interdis de citer se passage ! Est-ce clair ?! C’est ma vie après tout !
N’attendant pas de réponse, elle s’éloigna de son oncle en trépignant d’indignation et rejoingnit un petit groupe composé de ‘Ric, Jai et … Brûme ? Elena se concentra sur son cheval et soupira. Sa monture était étrange, Bastien savait qu’un cheval était intelligent mais à ce point-là … D’ailleurs celui-ci tourna la tête pour l’observer. Les autres suivirent son regard et le jeune homme ne remarqua rien, il était seulement captiver par l’animal. Puis il sursauta. Promets-moi que tu prendras soin d’Elena ! Je sens que tu es le bon. C’était une voix, d’une fillette, pleine d’assurance et de courage, elle avait surgit dans l’esprit de Bastien comme un éclair découpant le ciel. Cherchant autour de lui, tout le monde discutait. Il en revint au cheval, qui le regarda plus intensemment encore. Puis Bastien hocha la tête.


http://i40.servimg.com/u/f40/12/00/54/14/sans_t48.jpg

Hors ligne

 

#17 27-05-2010 21:36:02

 Phylonia
Maitre sorcier
Lieu: France
Inscrit(e) le: 11-05-2010
Mess.: 262

Re: La Rose Noire

Encore une fois, c'est tout simplement génial, et malgré la longueur du texte je ne m'en lassa pas


http://i68.servimg.com/u/f68/14/78/60/60/serah10.jpg

Hors ligne

 

#18 31-05-2010 20:15:53

 Alena
Mage
Lieu: France
Inscrit(e) le: 14-02-2010
Mess.: 752

Re: La Rose Noire

Chapitre 5


Un rayon de soleil matinal traversa la vitre pour venir cha-touiller la joue d’Elena qui remua dans son sommeil. Elle prit sa couette et la mit sur sa sauvagement tête.
-    Ah non, jeune fille ! Debout !
Gold tira sur le drap et secoua Elena qui sursauta et tomba de sa paillasse. En se grattant la tête, elle ouvrit un œil puis un deuxième pour porter un regard décourageant à son supérieur qui soupira et sortir de la chambre en secouant la tête. Il était à peine cinq heure du matin car Gold voulait partir tôt pour arriver tôt, quand ils arriveraient, elle expo-serait son projet aux agents, qui risquaient d’être à bout de nerfs.
Après s’être préparé, Elena descendit, les mains sur les hanches, à la cuisine où s’était regroupé plusieurs agents de tout niveaux pour prendre un petit déjeûner. Elle les salua d’un signe de la main et s’assit devant une assiette pleine de toasts. Bastien, Edric et Jai entrèrent à leur tour et se pla-cèrent plus loin. Elena les regarda discrètement du coin de l’œil, ils semblaient bien s’amusé. Elle se leva, intriguée et vînt s’installer vers eux, pour faire taire la discussion.
Eberluée, elle baissa la tête. Ric assit à côté d’elle, la prit par la taille et la fit assoir sur ses genoux tel une enfant. Elena grogna mais ne bougea pas. Jai riait aux éclats et Bas-tien jaloux boudait dans son coin. Jainery le frappa amical-ment dans le dos en se retenant fortement pour ne pas ex-ploser de rire une seconde fois devant le visage exaspéré d’Elena qui descendit finalement de Ric pour se mettre entre lui et Bastien.
Celui-ci ne savait pas pourquoi il était dans cet état, il était dégôuté quand un homme l’approchait de trop près, ses mains se crispaient jusqu'à s’en blanchirent les falanges, il ne s’était pas empêché de l’embrasser et maintenant, il la dévorait des yeux comme un chien affamé regardant un jam-bon bien dodu et un joli jambon.
Secouant la tête, le jeune homme ne s’avouait pas qu’il était amoureux d’elle et pourtant, il ne savait pas ce qu’était l’amour après tout. Comment peut-on tombé si vite amou-reux ? Est-ce le coup de foudre ?
Du coin de l’œil, il la vit sourire. Son cœur s’emballa et battit plus vite. Il était lumineux, pleins de vie. C’était son premier sourire depuis qu’il l’avait vu la première fois.
-    Bastien !
Revenant à la réalité, Bastien regarda Edric qui une ombre d’inquiètude dans le regard – ah bon ? Il s’inquiètait pour lui ? -  le secouait.
-    Ah ! euh... Oui ?
-    Tu sais quelque chose sur les projets de Gold ? demanda Elena.
Fronçant les sourcils, il regarda ses interlocuteurs d’un air suspicieux, puis se tournant vers la fille :
-    Apparemment elle veut te faire faire un truc du genre que tu n’aime pas. Par exemple les missions en équipes ou enticipées ou encore quand ce n’est pas toi qui observe la première. Mais, Gold a un projet pour toi.
Demeurant de marbre Elena détailla son compagnon, dé-daigneuse.
-    D’où me connais-tu, Bastien ?
-    Il suffit d’ouvrir l’œil et de lire une liasse de papier gros comme un pavé s’appelant « dossier », répondit-il sur le même ton arrogant.
Elle sourit intérieurement, ne montrant pas sa satisfaction. Elena vit une ombre se détacher du mur et sa réaction fut immédiate. Elle sortit un petit coutelas de sa ceinture et la lança. La lame n’atteignit pas sa cible. Grognante, Elena tourna le dos et bouda. Ric soupira.
-    Les filles ! ça devient agaçant tout ça !
-    C’est elle qui a commencé !
Gold sortit de dessous une table et s’approcha du groupe, gêné. Elle lança un regard d’excuse à son agent en se frottant le bras, puis demanda aux jeunes gens de bien vouloir la suivre dans la coure. Il y avait une voiture, avec son capot de tenture verte, ses vitres vibrantes au démarrage, ses gros phares et son moteur mugissant, sans oublié son pot d’échappement qui dégageait une fumée grise, nauséabonde.
Elle obligea tout son petit monde à y monter. Seule Elena restait plantée au milieu des gravats de la cour. Elle appela mentalement sa jument et monta sur son dos. Gold grimpa devant le volant et appuya sur une pédale tout en déplaçant le levier de vitesse. Le cheval partit au galop, suivit de près par la voiture.
Bastien se pencha vers Edric, installer à l’avant et occuper à se ronger les ongles.
-    Mais … Brûme va être essouflée en un rien de temps !
-    Ne t’inquiète pas le bleu ! C’est un cheval, sourit Ric. Et puis, celui-là n’est pas normal, il n’a pas besoin de beaucoup de carburant. Et au fait ! Un dernier conseil avant d’arriver au campus de l’OAI. Ne dis pas ça devant elle, elle est très susceptible.
Ils ricanèrent un moment sur les filles de ce style et écla-tèrent de rire lorsque la conductrice rouspetta en les mena-çant. Elena laissa sa jument aller où elle le souhaitait et pis elle connaissait la route donc … Elle prit tout de même sa veste accrochée à la selle en cuir brun et la revêtit.
Ils avaient deux heures de routes devant eux et Elena n’était pas vraiment pressée d’y arriver. Sachant que Brûme irait plus vite que la voiture, qui elle, ne pouvait guère em-prunter les raccourcis, elle ne se priverait pas de quelques escales à des bars sur le chemin ou à traîner dans les champs sous le soleil d’hiver.
Au bout d’une heure, Gold, qui avait reçu un ordre autori-taire par la pensé s’arrêta dans les interrogations des gar-çons, qui comprirent quand ils virent la jument arrivé avec une cavalière n’ayant plus aucun souffle et tremblant jusqu’aux os, elle avait oublié de prendre sa pillule.
Elena repartit en cravachant Brûme qui henni, rua et re-partit au galop pour renttraper le temps perdu – c'est-à-dire une dizaine de minutes – étant donné que la mission se déroulerait le soir, qu’ils arriveraient au campus de l’OAI vers midi et se prépareraient l’après-midi.
Jainery sortit un armonica et commença à jouer un air connu, « les saltimbanques des mutants ». Ses compagnons chantonnèrent et frappèrent dans leurs mains joyeusement et Bastien reçu une claque quand il se fut trompé au début du cinquième vers. La petite comtine racontait l’histoire de trois musiciens, voyageant de provinces en provinces pour raconter leurs mythes et légendes. Mais un jour ils tombèrent sur une vraie légende. Un gigantesque oiseau de feu.
A cette précision, Bastien sentit son poul ralentir. Il ne savait pas bien ce qu’il lui arrivait.
La musique s’arrêta quand la voiture dépassa Elena qui fai-sait avancée sa monture au pas. Edric eut un sourire et Gold partit d’un bon rire amusé.
-    Ah ! Toujours cette peur d’entrer en première entre les murailles hein, ma jolie ? lança-t-elle à son agent qui se mordit la lèvre, puis se tournant vers le nouveau. La pre-mière fois qu’elle est entrée, plusieurs seniors lui ont tendu une embuscade à l’entrée et elle ne s’en ait jamais remise.
Bastien eut un mauvais rictus. Il commençait à éprouver de la culpabilité envers sa protégée, comme si, un feu le brûlait de l’intérieur.
En bas d’une colline verdoyante sur laquelle ils avaient gravi de bons kilomètres, se dessinait… un cube. Non pas un cube. Le haut était ouvert mais tout de même protégé par des tas de rouleaux de fils de barbellés bien serrés, suivient de piques aiguisés en argent. La muraille devait bien mesurée un bon quinze mètre. C’était vraiment impressionnant. Deux énormes portes de bois cette fois, se découpèrent du mur gris froid, qui s’ouvrirent en un grincement sinistre à leur approche.
Bastien vit Brûme s’arrêter quand la voiture eut passé l’entrée. Guettant le moindre bruit. Seuls quelques bruisse-ments de feuilles, le vent agitant la cime des arbres venaient troubler le silence en plus des rugissements du moteur de la voiture. La jument se plaça donc en position d’attaque – enfin, on aurait dit plutôt un coureur aux jeux olympiques -, elle mit une patte en avant une patte en arrière, pencha sa tête vers le bas, souffla dans ses naseaux et attendit. Un oiseau s’envola soudain, lacha la bride du cheval qui s’élança dans l’allée à une vitesse folle.


http://i40.servimg.com/u/f40/12/00/54/14/sans_t48.jpg

Hors ligne

 

#19 31-05-2010 20:17:22

 Alena
Mage
Lieu: France
Inscrit(e) le: 14-02-2010
Mess.: 752

Re: La Rose Noire

Brûme savait que sa maîtresse avait peur, elle le sentait et elle voulait la protéger. Ses muscles étaient bandé jusqu’à la plus minuscule fibre, et quand son sabot touchait le sol et le lacèrait, la jument sentait où et à quel moment… à la deu-sième seconde de sa course, la monture prit appuis à une marche et bondit. C’était un bond majestueux, plein de grâce, de fougue. Il faisait trois mètres. Elle aurait pu aller plus haut mais la tête d’Elena l’en avait dissuadée.
Bastien abasourdis, ne l’avait pas quittée des yeux, n’avait pas prêté attention à ce qui l’entourait. Et remarqua enfin que tout le monde était plié en deux au bord des larmes. Le tout le monde en question était une dixaine de garçons de dix à treize ans, Gold, Edric et Jainery, des seniors de vingt à quarante ans. Et au fond d’une cage d’escalier, observant depuis l’ombre, un jeune homme.
Un senior rouquin, torse nu, aux larges épaules et aux ab-dominaux sanglants renifla bruyamment et s’approcha d’Elena en frappant amicalement le flanc du bel animal noir, toujours pas essouflé.
-    Salut à toi la froussarde ! lança-t-il. Je t’ai fait si peur que ça la dernière fois ?
-    Ouai ! Tu vois j’ai eut si peur que je suis même revenue pour te glisser des tarentules dans ton lit !
Elena lui tendit la main. Le garçon la regarda, déconcerté essaya de la prendre et ne put empêcher le genou en plein estomac. Il roula à terre et se tînt le ventre une bonne mi-nute en gémissant. Elena sourit inocemment.
Bastien regarda enfin les lieux, ayant maintenant l’habitude de l’attitude brutale de sa partenaire. Quand il avait les portes massives dans son dos, il y avait une forêt, gigantesque à sa gauche qui ressemblait plus à une jungle d’ailleurs  – avec bien sur les gentilles bê-bêtes qui vont avec – à sa droite, il y avait de petites maisons de briques com-portant un étage, refermées dans un enclos de bois. Et pour finir en face de lui, il trouva un immense terrain, surement pour s’entraîner, et derrière un immemble de trois étages en forme de L dans le coin du « cube ».
Le jeune homme se retourna. Le garçon qui avait reçu le coup s’était relevé et ne semblait pas souffrir plus que lui. Il avait aperçu Elena qui l’observait et avait détourné les yeux quand il avait croisé son regard. Puis, elle se tourna soudain vers le rouquin qui se grattait machinalement la tête.
-    On fait une course Rocki ?
Le sourire de celui-ci s’illumina, comme si c’était ce qu’il attendait depuis le début. Elena demanda à sa jument de partir devant et d’arbitrer tout ceci. Les deux adversaires se placèrent sur une ligne invisible et la fille fit le compte à rebourd tandis que le garçon regardait le sol en echauffant ses mollets.
-    Prêt… Feu… Go ! hurla-t-elle en ettirant ses longues jambes fines.
-    Heyyy !!! T’as triché ! cracha Rocki.
Elena avait déjà atteint une distance formidable de trente mètres, mais Rocki partit dans une gerbe de poussière et démarra. On ne le voyait plus. On ne les voyait plus. Ils n’étaient que deux points bougeant à leurs aises. Le but d’une course était d’atteindre l’arrivée le premier et ici il ne semblait pas y avoir de rêgles.
Les personnes présent regardaient toujours le côté d’où était partit les deux duellistes. Dans leur dos, des grogne-ments surgirent du silence, les faisant sursauter.
En se retournant doucement et prudemment, ils découvri-rent de grosses canines bien aiguisées. Mesurant près de deux mètre cinquante, les Khanax remuaient nerveusement à la vue des visiteurs. Se sont de gros monstres, larges épaules, yeux blanc, longs poils sur le dos et le long de l’échine, une tête ronde avec deux cornes dressée sur leur tête. Ils avaient trois doigts, deux petites jambes figé n’importe comment à leur hanche et étaient vêtu d’un simple pagne qu’ils remontaient souvent quand celui-ci tombaient au milieu de leur derrière.
Bastien déglutit. Les Khanax dégageaient une horrible odeur de souffre et n’avaient pas l’air commode. Il avait un très mauvais pressentiment. Bien qu’il en ai déjà vu, et tout son corps tremblait rien qu’a l’idée de monter sur ses bêtes puantes et poisseuses, ce que, bien sur demanda très poli-ment Gold à son équipe.
Soufflant profondemment le jeune homme ferma les yeux et les rouvrit. La chose était toujours devant lui quand elle se tourna pour lui montrer une petite plate-forme entourée de deux barres. Il comprit qu’il devait y grimper et s’y agripper et fermement. Ce qu’il fit.
Il se dit que les gens d’ici étaient vraiment des malades. Quand Gold ordonna à son Khanax de partir dans la direction qu’avait prit Elena et Rocky, c'est-à-dire Le bâtiment princi-pale, le sien demarra dans une furie copier du tyranausore sur sa proie. Bastien eut peur d’être malade. Il se recroque-villa, toujours suspendu aux rempes et vit les autres rigoler en le voyant.
Le voyage fut interminable. Quand le nouveau rouvrit les yeux, ses tremblements avaient cessés et tout le monde le regardait, inquiet. Ils se trouvaient de l’autre côté du ter-rain, ou Rocky était agenouillé, la tête dans les graviers, les paupières closes.
Edric le toucha du bout de sa botte et il fit un bond. Rocky s’était levé et brayait partout mais ses paroles étaient incompréhensible. Elena surgit un énorme sourire aux lèvres et sautillante de bonheur. Le groupe en déduisit que Rocky, avait perdu.
-    Tu me fais honte ! lança Edric.
-    Ho toi ! Combien de fois tu t’es fais mettre une raclée par cette fille ?
Edric se détourna de lui et regarda l’entrée du bâtiment. Il avait l’air banale, presque trop. Un homme chauve, à la longue barbe blanche attaché par un élastique, sortit les accueillir. Ses mains étaient reliées sous ses manches et comme ça, il avait l’air d’un saint. Il prit Gold par les épaules et l’emmena à l’intérieur.
Rocky se frotta la poitrine n’ayant nul l’air d’être essouf-flé. Il demanda à l’équipe de le suivre dans une petite salle ou des tables d’écoles – un peu plus hautes tout de même – avait été placé. Au milieu de la pièce il s’y trouvait un rétro-projecteur et un tableau noir. Edric prit une chaise, la tourna et s’y assit, le dossier sur son ventre. Jai s’assit normalement ainsi que Bastien et Elena carremment sur la table.
Au bout de quelques minutes Gold entra d’un pas pressé et un dossier en main qu’elle lacha sur le bureau.
-    Bien ! nous avons plusieurs minutes de retard mais rien ne presse. Devegas nous fait tourner en bourique depuis maintenant six mois. D’après des scources sûres, il devrait se trouver ce soir à l’auberge du chien battu. Qui fait hôtel, restaurant, guarderie et bien d’autre chose, mais entre-autre l’usine d’armements allemande. Pour ses ouvriers, il se sert dans les camps de concentrations, ce qui nous aide bien de ce côté-là. Mais des chiens allemands encerclent le périmètre. Comme Devegas est un lâche, il essaiera de s’enfuir par derrière. C’est pourquoi nous allons l’occuper pendant que deux des équipes liquident les vigiles. Ensuite, celui qui occupait Devegas, devra poser une décharge sous le lavabo de la salle de bain. Et vu que Devegas s’envoit tout les deux jours une catain je propose Elena comme appât.
-    Avous que tu me cherches sur ce coup-là. Tu viens de m’insulter non ?
-    Maintenant Rocky va vous montrer votre équipement.
Le garçon inclina la tête et disparut de l’encadrement de la porte. Les agents le suivirent et entrèrent dans la pièce d’en face. C’était un petit couloir dont les murs blanc étaient étrangement courbés vers l’avant. Rocky alla au fond et ouvrit un petit carré dans le mur. Il dû y avoir un bouton car un raclement retentit du fond des parois, qui se levèrent en un bel ensemble.
Il y avait des tiroirs et des étagères partout. Les petits clapets recouvrant les armes se relevèrent et laissèrent ap-paraître les embouts de certains fusils. Il y en avait de toutes tailles de tous calibres, de toutes couleurs et de toutes puissances. Fier de l’effet que cela fit sur les nou-veaux arrivants, Rocky sortit un petit revolver :
-    Celui-ci peut être très utile. Tous nos agents en ont en permanence sur eux. Il est très léger et petit comme vous pouvez le voir. Il est interdit de l’utiliser à l’intérieur des bâtiments a part le gymnaze. Je vous en fournis un de plus en plus puissant selon votre grade et vos préférences. Les Walther P38 sont pour Jai et Ric. Et…, il regarda sa fiche où étaient inscrites les instructions. Et les pistolets automatiques pour Elena et Bastien… Quel est ton grade mon gars ? demanda-t-il perplexe.
-    04 je crois. Se sont des armes allemandes non ?


http://i40.servimg.com/u/f40/12/00/54/14/sans_t48.jpg

Hors ligne

 

#20 01-06-2010 18:40:13

 Phylonia
Maitre sorcier
Lieu: France
Inscrit(e) le: 11-05-2010
Mess.: 262

Re: La Rose Noire

la suite stp content


http://i68.servimg.com/u/f68/14/78/60/60/serah10.jpg

Hors ligne

 


Accueil » Ecriture » La Rose Noire

Pied de page des forums

Propulsé par PunBB
© Copyright 2002–2005 Rickard Andersson
Traduction par punbb.fr



Qui est la ? | Règlement | DM en favoris | Equipe | Contact | Partenaires