Vous n'êtes pas identifié.



Accueil » Ecriture » Jeu à Double Tranchant

#1 15-07-2011 23:50:47

 Lhuk
Sorcier suprême
Lieu: France
Inscrit(e) le: 05-06-2009
Mess.: 740

Neyilla


Jeu à Double Tranchant

Jeu à
Double Tranchant





« N'essayez jamais un jeu
dont vous n'êtes pas sûr
de voir la fin. »











Prologue




Une fois quelqu'un m'a dit « Tous les jeux que j'ai, sont vraiment nuls, car tu peux recommencer à chaque fois lorsque tu meurs. ». Vous allez me dire « C'est normal. », ou « Encore heureux, il manquerait plus que l'on se fasse tuer par des jeux. ». Vous avez raison, moi aussi je sortais ce genre de phrase lorsque j'étais gosse. Je n'avais aucunement envie de mourir à cause d'un stupide jeu informatique. Mais plus je grandissais et plus je me disais que ces jeux devenaient lassant. Comment ça ? Eh bien, il y a une réponse claire et simple que je pourrais vous donner. Ce n'est pas réel. Oui, je vous vois venir, « Un jeu c'est normal que ça ne soit pas réel. » Peut-être, mais quels seraient les intérêts d'un produit informatique qui ne serait pas basé sur la réalité ? Les jeux sont un peu pareil que la télévision. Si vous pensez qu'il n'y a aucun rapport entre ces deux instruments, à première vue vous avez raison. La télévision, qu'est-ce que c'est réellement ? Une boîte où on diffuse des images pour vous abrutir, elle vous montre ce que vous ne pouvez voir du monde, les faces cachées, les évènements à rajouter à votre calendrier ou encore tous ces meurtres. Tiens je viens de parler de morts encore une fois, mais contrairement à ceux des jeux-vidéos, les victimes de notre belle planète Terre ne peuvent décider de revenir en arrière pour revivre. C'est simplement ça que je demande, peut-il y avoir un jeu où tous les gestes, tous les mouvements que je ferais, auraient une répercussion immédiate sur ma vie à moi et non sur mon personnage de jeu vidéo. Je me faisais plein de film sur un jeu qui ressemblerait à cela, mais personne ne l'inventa, j'avais maintenant l'âge de maturité, j'étais craint dans mon lycée depuis mon premier jour. Les technologies étaient à leur apogée et moi je m'ennuyais. 

Un jour, je ne sais par quel miracle cela arriva, mais cela arriva. Je pris conscience que mon rêve le plus cher venait à moi. Ce jour-là, je m'en souviendrais toujours ainsi que les jours qui suivirent. Tout commença le lundi 10 juin 2194, trois jours avant de pouvoir passer mon BAC. Bien sûr cette année-là, je ne pus réussir l'examen car j'étais occupé à sauver ma vie. Le seul petit détail qui ne me plût point c'était le nom du jeu, « Jeu à Double Tranchant ». Vous allez me dire, après avoir découvert réellement ce que l'on pouvait faire avec ce dernier, que ce titre lui va très bien. Peut-être, mais bon. En fait ce jeu est très simple, il suffit de connaître les bases des bases. Première règle simplissime, si vous jouez à ce jeu c'est que vous êtes prêt à perdre la vie à chaque instant. Comment ça perdre la vie ? Mais je vous l'ai expliqué avant, il s'agit d'un jeu plus que réaliste, si dans ce jeu on vous coupe le petit doigt droit par exemple et bien vous perdez le même petit doigt dans la réalité. C'est génial, non ? Non, alors vous vous n'êtes pas très courageux, imaginez si votre meilleur(e) ami(e) est menacé(e) par une arme à feu, vous resteriez là, sans rien faire pour le(la) sauver ou alors vous essaierez de le(la) pousser au risque de vous prendre la balle à sa place. Quoi, ce n'est pas la même chose ? Je vous dis que c'est la même chose, mais bon si vous êtes lâche je ne peux vous en vouloir. Reprenons, si vous avez compris ce qui se passe avec le petit doigt essayez d'imaginer si le personnage que vous incarnez dans le jeu meurt. Vous avez trouvé ? Tant mieux. Maintenant je vais vous conter ce qui s'est réellement passé pour moi lorsque j'ai joué à ce jeu. Ma vie a complètement changé.


http://nsa37.casimages.com/img/2015/05/13/150513013247402392.jpg

Hors ligne

 

#2 15-07-2011 23:52:31

 Lhuk
Sorcier suprême
Lieu: France
Inscrit(e) le: 05-06-2009
Mess.: 740

Neyilla


Re: Jeu à Double Tranchant

Chapitre 1 :
Le nouvel arrivant




J'ouvris les yeux très lentement pour éviter d'être éblouit dès le matin. La veille au soir, j'avais oublié de fermer les contre-vents de ma chambre. Mes premières vues étaient floues comme tous les matins. Le soleil avait déjà pénétré dans ma chambre, normal étant au mois de juin. Celui-ci n'avait plus le temps de faire la grasse matinée, ni moi d'ailleurs. J'avais toujours autant de mal pour me réveiller, je sentais les quelques pics sur mon crâne qui s'étaient formés pendant mon sommeil. J'étais maintenant assis sur le bord de mon lit, essayant en vain de remonter à la surface des rêves. Une tâche difficile à réaliser quand le moral ne suivait pas. C'était le cas pour moi, je n'avais aucune envie d'aller en cour, mais je me disais qu'il me restait plus qu'aujourd'hui et demain à faire. Je réussis à me lever et à mettre un pied devant l'autre pour aller au salon. Le rouge foncé des murs de ma chambre parvint jusqu'à mes yeux, je ne savais plus pourquoi j'avais choisi cette couleur mais bon il fallait bien en choisir une. Ce dont je me souvenais c'était le carrelage froid qui se trouvait dans le couloir, j'avais à ce moment-là oublié de prendre mes pantoufles. La traversée de ce lieu fut rapide, je n'avais pas envie de me les geler indéfiniment. J'ouvris la porte qui menait au hall d'entrée et juste après celle qui me permettait d'accéder au salon. Le séjour était très volumineux, au-dessus de nous, nous pouvions apercevoir un plafond avec des poutres apparentes, la plus éloignée se trouvait à environ six mètres du sol si je me souvenais bien. Une cheminée se dressait à ma droite sur toute la hauteur, un son vint jusqu'à mes tympans. Quelqu'un était en train de regarder la télévision qui se trouvait sur la mezzanine. Je me demandais qui cela pouvait-il bien être.

-Maman c'est toi ? demandai-je.
-Oui, qu'est-ce qu'il y a ?
-Millya est dans les parages ?
-Non, elle est déjà partie au lycée. Tu as vu l'heure qu'il est ? me dit-elle.

Je baissais ma tête pour jeter un coup d'œil sur la pendule numérique de mon four micro-ondes, elle indiquait sept heures trente-cinq. Je m'étais réveillé encore une fois en retard, il fallait que je me dépêche pour être prêt avant moins dix. Je ne réfléchis pas trop longtemps, je courus vers ma chambre pour pouvoir me préparer le plus vite possible. Déjà, mon sac de cours allait être vite fait, car il me fallait juste des feuilles et une trousse. Je n'allais pas chercher plus loin pour des révisions. J'arrivais enfin dans ma chambre, j'ouvris un des battants coulissants de mon placards et je pris toutes les affaires dont j'avais besoin. Des sous-vêtements jusqu'aux vêtements, j'attrapais tout ce qu'il fallait. J'avais choisi un tee-shirt noir avec un tigre blanc allongé dessus, puis je saisis une veste pour pouvoir la retirer facilement s'il faisait chaud aujourd'hui. Pour le jean, je n'avais pas trop le choix, ils étaient tous bleus. J'en pris un au hasard puis je m'habillais le plus vite possible en enlevant mon pyjama avant. Une fois fini, j'attrapai mon sac de cours, mon blouson et mon casque de scooter et je me dirigeais vers la salle de bain. Celle-ci se trouvait sur la route me menant au Salon, il fallait seulement que je prenne la première à gauche pour la trouver. Je posai mes affaires sur le côté des lavabos puis je pris un peigne pour enlever les pics qui s'étaient formés cette nuit. Ma main passa dans mes cheveux blonds, le hérisson que j'étais n'est plus. Mes yeux verts se perdaient dans le vaste étendu qui se trouvait devant lui. Un coup ils fixaient le mouvement de la brosse, le suivant ils plongeaient dans le vide pour ne plus être. Je songeais à plein de choses, mais une pensée revenait tout le temps vers moi. Pourquoi suis-je un homme alors que je n'aime pas cette existence ? C'est vrai je n'aimais pas être un humain comme les autres, j'aurais préféré être un animal quelconque pour avoir un maximum de liberté. Mince, j'avais oublié que je devais me dépêcher. Je pris ma brosse à dent et passai un coup vite fait bien fait à l'intérieur de ma bouche. Je repris mes affaires une fois fini, je sortis de la salle de bain manquant de perdre mon blouson et mes gants plusieurs fois. Je m'arrêtai dans le hall pour prendre ma paire de chaussure dans un des placards. J'attachai celles-ci le plus vite possible puis je rangeai mes chaussons et fermai la porte. Il ne me restait plus qu'à m'habiller et je serais prêt à partir. Je mis mon blouson en premier, j'installais mon sac à dos juste après. J'entrais dans la salle à manger puis je tournais la tête vers le four micro-ondes. Il indiquait maintenant huit heures moins treize. Je fus soulagé, je n'étais plus trop en retard, mais ce n'était pas une raison pour poireauter ici. J'ouvris la porte qui me faisait accéder à la terrasse et je saluais ma mère en lui disant « au revoir ». Elle eut seulement le temps de me répondre, que je claquai la porte pour pouvoir m'enfuir vers la pire prison ouverte qui puisse exister, le lycée.

Mon scooter m'attendait bien sagement dehors, il s'agissait d'une antiquité qui roulait. C'est tout ce que je demandais, avec lui je pouvais m'évader sans perdre mon temps avec les sermons de mes parents. Il était orange, rayé de noir, les bandes foncées qui se trouvaient dessus représentait un lion. Les automobiles n'évoluaient plus, tout le monde voulait qu'elles volent dans les airs. Bien sûr, ce ne sont que des films mais bon les humains se sont trompés sur beaucoup de choses. J'utilise plus souvent le terme humain lorsque je parle des hommes péjorativement. J'enfourchais mon engin puis je mis mon casque en enlevant les gants de l'intérieur, que je posais dans le coffre de mon véhicule. Je démarrais mon scooter à coup de starter automatique. Celui-ci avait un trou sur le côté gauche pour cause de graviers, mais ceci est une autre histoire. J'étais maintenant parti vers ce lieu magnifique qu'était le lycée de Pons. Il s'agissait d'une ville où se trouvaient deux monuments historiques qui tenaient encore bon. Il y a au centre de la ville le dernier donjon carré de France et en sortie de ville se trouve la voûte de l'hôpital ou connue encore sous le nom de l'hôpital des pèlerins. J'étais arrivé au rond-point des pèlerins où se dressait trois pauvres petits hommes figeaient dans la pierre à jamais. Ils montraient le chemin à suivre pour continuer la route que Saint Jacques de Compostel avait entrepris pour arriver en Espagne. Ma direction se trouvait à l'opposée de la sienne, je pris la première à droite au rond-point puis je suivis la route de la piscine.
Le lycée était accolé au collège qui portaient tous les deux le même nom, Émile Combes. Les deux bâtiments surplombaient la vallée et la piscine par la même occasion. Celle-ci se trouvait juste en-dessous. Le lycée avait beaucoup changé durant ces deux derniers siècles, il avait créé un nouveau village derrière la pataugeoire, entièrement constitué de préfabriqué, ces derniers étaient ici pour la simple et bonne raison qu'ils permettaient aux élèves ainsi qu'aux professeurs de faire cours. Les travaux avaient duré très longtemps, rénovation du cyber-café, ou encore appelé par mes soins le « sanctuaire » des lycéens, fabrication d'un externat et d'un bâtiment pont pour insérer encore plus de cours et j'en oublie des meilleurs. Les proviseurs qui se succédèrent, ont pensé au bien des lycéens. Je n'en crois pas un mot, je suis sûr qu'ils font seulement ça pour nous emmerder un peu plus. Certains disaient « Quelle gentille attention pour nos enfants. » et d'autres gueulaient « Quelle bande de gros con. ». Moi je n'aimais pas faire comme les autres alors je mélangeais les deux phrases pour créer une bonne formulation de mes pensées, je disais donc « Quelle gentille attention de la part de ces gros .... en étant poli. ». J'étais maintenant arrivé en bas de la colline où se dressaient les bâtiments de trois étages formant le lycée que j'aimais tant, j'ironise bien sûr. Une fois en haut, je garais mon véhicule en bloquant le guidon. Je me dirigeais maintenant vers mon casier, le numéro 143, pour pouvoir poser mon blouson et mon casque qui m'embêtaient plus qu'autre chose. J'insérais mes gants dans mon casque pour minimisé la perte de place à l'intérieur de ma boîte métallique personnelle. Je longeais le parking réservé au scooter et moto pour arriver dans la première partie de la cour. Les deux parties étaient reliées pour permettre aux pompiers de circuler en cas de nécessité absolue. Ce qui n'était pas encore arrivé. J'étais rendu au milieu de la cour, à ma droite se trouvait le hall reliant le bâtiment pont et le bâtiment F. À ma gauche se trouvait l'entrée principale du lycée avec l'accueil et le secrétariat. Je continuais ma route empruntant le passage prévu pour les pompiers. Je passai sous le bâtiment pont. Les casiers bleus se trouvaient maintenant à ma gauche, je les longeais pour atteindre le numéro 143. Celui-ci se trouvait à peu près au milieu de la grande rangée, je n'étais pas très sûr, car je ne m'étais jamais posé la question. Une fois arrivé devant mon casier, je posai mon index droit sur l'écran. La recherche d'empreinte digital ne mit pas trop de temps, l'écran vira au vert. Un petit cadre apparut au milieu de celui-ci, il fallait que je rentre mon code pour pouvoir ouvrir mon casier. J'entrais mes quatre caractères et j'attendis le bruit signalant qu'il était maintenant déverrouillé. Je l'ouvris puis j'installais mon casque avec mes gants au fond et par-dessus je posais mon blouson. Voilà déjà une bonne chose de faite. J'avais enlevé mon sac de mes épaules pour pouvoir retirer mon vêtement de moto. Celui-ci m'attendait par terre, je le saisis et je le réinstallais sur mes épaules. J'allais refermer le casier quand une voix familière retentit à mes oreilles.

-Tiens tu es là Lucas, en retard comme toujours, me dit-elle.
-Je ne suis pas réellement en retard, la sonnerie n'a pas encore retentit, répondis-je en me retournant. Sinon est-ce que Millya est arrivée ?
-Oui, au moins elle vient en avance elle.
-À quoi ça me servirait d'arriver en avance, tu peux me le dire ?

La jeune fille qui se trouvait devant moi était ma meilleure amie. Elle me taquinait quand l'occasion se présentait. Cela ne me dérangeait pas, elle me fixait avec ses yeux marron. Ses cheveux roux ondulaient derrière elle, ils terminaient leur route au niveau de ses hanches. Gwen, c'est comme ça qu'elle s'appelait, s'approcha de moi pour me faire la bise, son manteau balançait derrière elle. Le col de celui-ci était couvert de fourrure. Après cette « cérémonie », nous décidions d'aller en cour de Mathématiques, un cours pénible comme les autres vous aller me dire, mais celui-ci comportait deux heures de pleines souffrances mentales. J'attrapai mon sac qui était adossé contre les casiers puis je l'installai sur mes épaules. La sonnerie retentit dans tout le lycée pour réveiller les paresseux comme moi. Je sentais que la journée allait être ennuyante et pourtant je me trompais lourdement. Nous descendîmes la côte pour nous rendre dans les préfabriqués. Je me demandais pourquoi le proviseur les avait laissé opérationnels. Je ne préférais pas m'occupais de ce qui ne me concernait pas. Lors de ma descente aux côtés de Gwen, un groupe de plus en plus grand se forma en contrebas. Je ne cherchai pas à comprendre et je me dirigeai vers celui-ci. J'aperçus au milieu de la foule deux personnes, l'une que je reconnus aussitôt. Il s'agissait de Max Karlman, un gars qui essayait de récupérer sa place de « Grand Méchant » que je lui avais prise. L'autre personne je ne la reconnus pas, je ne l'avais jamais vu auparavant. Elle se trouvait à terre devant Max. C'était un homme de mon âge à peu près, de loin je n'arrivais pas à distinguer ses yeux. Ses cheveux me paraissaient blond, mais je n'en étais vraiment pas sûr. Je m'étais assez approché pour pouvoir distinguer le son de leur voix.



À suivre ...






Voilà le début du Chapitre 1 tout en espérant que ça vous plaise.

Dernière modification par Tetsuyuki (22-07-2011 23:30:52)


http://nsa37.casimages.com/img/2015/05/13/150513013247402392.jpg

Hors ligne

 

#3 16-07-2011 14:14:34

 Yseriae
Modérateur
Lieu: France
Inscrit(e) le: 09-01-2008
Mess.: 2959


Re: Jeu à Double Tranchant

L'horrible demande que tout le monde répète : La suiiiiiiiiiiite !!! tongue


https://image.noelshack.com/fichiers/2023/12/3/1679464707-sans-titre-1.png

Hors ligne

 

#4 16-07-2011 18:13:26

 Lhuk
Sorcier suprême
Lieu: France
Inscrit(e) le: 05-06-2009
Mess.: 740

Neyilla


Re: Jeu à Double Tranchant

Vue que c'est toi qui demande et bien tu ne l'auras pas xD


http://nsa37.casimages.com/img/2015/05/13/150513013247402392.jpg

Hors ligne

 

#5 16-07-2011 19:25:57

 Yseriae
Modérateur
Lieu: France
Inscrit(e) le: 09-01-2008
Mess.: 2959


Re: Jeu à Double Tranchant

O.O Oooh la sale méchante chouette ! O.O

Tu as la journée pour mettre la suite ou je met en colère !

Non mais oh ! >.<'


https://image.noelshack.com/fichiers/2023/12/3/1679464707-sans-titre-1.png

Hors ligne

 

#6 17-07-2011 17:38:29

 Garlandolf
Sorcier suprême
Lieu: France
Inscrit(e) le: 01-09-2010
Mess.: 626

Re: Jeu à Double Tranchant

la suite big_smile J'adore :p

Hors ligne

 

#7 17-07-2011 23:24:17

 Lhuk
Sorcier suprême
Lieu: France
Inscrit(e) le: 05-06-2009
Mess.: 740

Neyilla


Re: Jeu à Double Tranchant

La suite pour vous tongue
N'hésitez pas à mettre des commentaires constructifs pour l'amélioration de mon récit ^^




-Alors comme ça tu es nouveau dans notre bahut, fit Max,le leader d'un petit groupe.
-Et alors je peux savoir qu'est-ce que ça peut bien te faire de le savoir ? demanda l'autre personne d'une voix calme.
-Tu vas avoir droit à ma séance de bizutage en guise de bienvenue, répondit le leader en rigolant.
-Tu crois vraiment que je vais me laisser faire, fit le nouveau en se relevant. Toi et ta bande de débiles profonds vous ne me faites pas peur.

Il l'avait provoqué, on pouvait voir la colère envahir le visage de Max. J'essayais par tous les moyens de me frayer un passage. Quand certains de la foule me reconnurent, ils s'écartèrent sans faire d'histoire. Max ne pouvait plus rester de glace, il était en train de sourire vu qu'il attendait depuis le début. Il leva le poing et le dirigea vers la tête de l'inconnu. Je me frayais un chemin le plus vite possible pour venir en aide au nouveau, il me restait plus qu'une dizaine de mètres et j'y étais. Le jeune garçon qui était châtain en fait, ne bougea pas d'un pouce et il sourit à son tour. Max en était que plus énervé et il accéléra son attaque. Le poing se trouvait maintenant à environ deux mètres de la tête de l'inconnu. Je n'arrivais plus à avancer correctement dans la foule, certaines personnes m'empêchaient d'avancer pour assister à la bagarre jusqu'au bout. Des bruits de stupéfactions s'élevèrent dans la foule. Je me redressai et je fus surpris de ce que j'avais sous les yeux.
Je n'en revenais toujours pas, un nouveau qui se faisait déjà remarquer. Je ne savais pas comment il avait fait ça. Je ne l'avais même pas vu bouger un poil. Ses yeux étaient restés ouvert sans même ciller une seule fois. Ma bouche s'était légèrement entrouverte devant la scène qui se présentait sous mes yeux. Même mon premier jour de lycée avait été plus actif. Max faisait une drôle de tête, il ne devait pas s'en remettre comme avec moi. Le nouvel élève avait stoppé le poing de la racaille et avait refermé sa main fermement pour qu'il ne s'échappe pas. Max essayait à tout prix de retirer son poing de l'emprise de l'inconnu. J'aperçus la main du nouveau qui se fermait de plus en plus, créant des crispassions chez le deuxième individu. Il fallait que j'intervienne. Je m'interposais, le nouveau compris aussitôt et il relâcha la main de son adversaire. Ce dernier recula brusquement sans faire attention s'il y avait quelqu'un derrière lui. Il se massait frénétiquement la main droite pour faire disparaître la douleur.

-Je te l'avais dit pourtant tu aurais dû m'écouter, fit le nouveau avec un sourire.
-Tu as de la chance que Lucas soit intervenu sinon tu aurais morflé, répliqua sèchement Max en frottant sa main.
-Je dirais que c'est plutôt toi qui a de la chance que je sois là, parce que je ne donnais pas cher de ta peau, dis-je.
-Vous ne perdez rien pour attendre vous deux. Je réussirais à vous battre et ce en utilisant tous les moyens possibles et imaginables, expliqua Max avant de se retourner.

Je suivais du regard le jeune délinquant pour voir s'il disparaissait réellement avec sa bande. Celui-ci se perdit derrière les bâtiments, je regardai froidement la foule qui était toujours de glace. En apercevant mon regard elle se dispersa plus vite qu'elle s'était créée. Je reposais mon regard sur le nouvel élève qui était resté serin tout au long de l'altercation. Ses yeux étaient d'un bleu très profond qui pouvait en dire long sur sa personnalité. Calme, apaisant quelque chose en lui m'attirait. Je voulais en savoir plus sur cette personne, j'en avais même oublié les cours qui allaient démarrer dans moins de deux minutes maintenant si ce n'était moins. Ses cheveux châtains étaient en fait très clairs, c'était pour cela que j'avais cru qu'ils étaient blond de loin. Il était un peu plus grand que moi en taille et sa carrure était impressionnante de près. Les yeux de l'inconnu me fixèrent, je me sentais mal. J'avais l'impression qu'il était en train de lire en moi comme dans un livre et cela me gênait plus que tout.

-Bonjour, je me présente, je m'appelle Roland Lebay, me dit-il calmement. J'ai cru comprendre que tu t'appelais Lucas, et tu as dû remarquer que je n'étais pas d'ici.

Je ne savais pas quoi dire, le trac avait pris le dessus. Pourtant je n'avais jamais été aussi timide qu'à l'instant. Je réussis à reprendre le dessus puis je lui répondis.

-Bonjour et bienvenue à toi dans ce lycée de Pons. Je m'appelle Lucas Myatsu, veux-tu que je t'aide à trouver ton chemin ?
-Oui, j'aimerais bien, avec toutes ces salles je ne m'y retrouve plus. Je cherche la salle P24 pour aller en cours de Maths.
-Pas de problème suis-moi, et si tu as peur d'être en retard ne t'inquiète pas tu le seras seulement si tu arrives après la deuxième sonnerie, lui répondis-je en souriant.
-Merci à toi.

J'emboîtais le pas en me retournant face aux deux rangées de préfabriqués. Je jetais un oeil à ma montre qui m'affichait sept heures et cinquante-neuf minutes, la sonnerie de huit heures n'allait pas tarder à retentirent. La salle où je devais me rendre, n'était pas loin. Il suffisait pour la rejoindre de continuer tout droit. Une première rue s'ouvrait à nous, permettant l'accès à deux rangées de préfabriqués dont l'un abritait la Vie Scolaire. Celle-ci se trouvait au milieu de la rangée de droite, enfin une de ses entrées. Nous continuâmes notre route pour arriver à côté de la deuxième rue. Nous nous engageâmes à l'intérieur de celle-ci. La salle de destination était la deuxième à droite. La seconde entrée de la Vie Scolaire se trouvait au milieu de la rangée de gauche, logique me direz-vous. Nous montâmes la marche qui se trouvait devant la porte du préfabriqués abritant les salles P24 et P25, puis nous entrâmes dans la salle de gauche, la P24.
Gwen m'attendait à l'entrée de la salle pour me surveiller et contester que j'allais bien en cours de révision. Je souris à l'instant où je la croisais puis je rentrais dans la pièce remplie de table et de chaise. Gwen ne s'installa pas à côté de moi comme à son habitude et préféra prendre place à côté d'une de ses amies, ce qui ne me dérangeait pas le moins du monde. Toute la classe des Terminales S-SVT était installé à leur place respective. Roland se trouvait à l'emplacement de la porte et regardait dans tout le préfabriqué. Lorsque son regard croisa le mien, je lui fis signe de venir prendre place à côté de moi. Il s'exécuta et s'avança vers moi. Tous mes camarades de classe lui jetèrent des regards froids et méprisants. Peut-être m'étaient-ils destinés en fin de compte, car j'avais arrêté la bagarre avant la fin, qui sait. 
Roland ne se préoccupait aucunement des regards qui étaient posés sur lui. Il tira sa chaise et s'installa dessus posant son sac à côté de la table. Je détournai mon regard sur un petit groupe au centre de la pièce qui commençait à bavarder alors que le cours n'avait même pas entamé le début. Enfin c'était plutôt des révisions mais bref. Je tendis alors mon oreille pour écouter plus attentivement leur conversation. Il disait des trucs tellement débiles que je me frappais le front avec ma main.

-Tiens un nouveau, mais qu'est-ce qu'il fait là ? demanda un jeune homme aux cheveux bruns ébouriffés.
-Je n'en sais rien, mais tiens c'est pas lui qui a tenu tête à Max ? fit remarquer une fille brune à côté du jeune homme.
-Maintenant que tu le dis, il me semble que c'est bien lui, répondit le jeune garçon.
-Ça va être la misère s'ils deviennent amis c'est deux-là.
-Ah ouais purée t'as raison, on est dans la schtroumpf.
-Pourquoi te frappes-tu le front ? me demanda Roland.
-Oh pour rien, c'est juste que j'admire à quel point mes camarades de classe peuvent être débiles. Au fait pourquoi tu arrives que maintenant au lycée ? Répondis-je.
-C'est mes parents qui ont décidé de déménager maintenant alors qu'ils savaient très bien que je passais un examen à la fin de l'année. Je n'ai fait que suivre le mouvement même si cela ne me plaisait pas de trop, m'expliqua-t-il. Dis-moi tu es quoi ici, quelqu'un de respecté ?
-Ce n'est pas vraiment ça, tu vois la personne à qui tu as arrêté la main sans ciller. Et ben avant mon arrivée dans ce lycée, c'était la personne la plus crainte de toutes. Max bizutait tous ceux qu'il pouvait, aidé de ces valeureux sbires, ou plutôt devrais-je dire lèche botte. Cette personne, vois-tu, ne s'est fait battre que deux fois depuis les quelques années qu'il est ici. La première fois fut par moi le jour de mon arrivée au lycée de Pons. Alors que Max essayait de mettre K-O pour montrer que c'était lui le plus fort et qu'il ne fallait pas que je le cherchais, mais le destin en décida autrement, car ce jour-là ce fut lui qui se retrouva par terre. C'est ainsi que depuis ce jour on me surnomme la plus grosse brute du lycée, ce n'est pas pour autant que j'apprécie ce terme.
« La deuxième fois qu'il fut battu, ce fut aujourd'hui lorsque tu as arrêté son point. Donc ne t'étonne pas si tu vois tout le monde parler de toi maintenant. Ce qui m'intrigue c'est que tu aies fait ce geste sans ciller, ne serait-ce qu'un tout petit peu.
-Mr Myatsu veuillez cesser vos bavardages sur-le-champ, ordonna le professeur de Mathématiques. Je vous présente votre nouveau camarade pour un peu de temps, il s'appelle Lebay Roland. Bienvenue parmi nous.
-Euh, ... merci, dit-il gêné.

Je n'en revenais toujours pas que ces deux heures soient passées à une telle vitesse. Je n'avais pas eu le temps de m'ennuyer, de plus pleins de questions parcouraient mon esprit à la recherche de réponses pour étancher leur soif. Je me suis fait reprendre quelquefois encore par le professeur qui commençait à en avoir marre, mais je ne pouvais m'empêcher de lui poser des questions. Il ne répondait pas à toutes celles que je posais, ce qui était normal je pense. Il voulait peut-être garder un peu de son intimité, mais j'étais devenu trop curieux maintenant. Lorsque la sonnerie signala la fin des cours pour le début de quinze minutes de plaisir, je rangeai au plus vite mes affaires pour respirer à nouveau l'air libre.



À suivre ...






J'espère que ce morceau vous plaira aussi ^^

Edit : J'aimerais avoir un commentaire avant de poster la suite. Merci de votre compréhension.

Dernière modification par Tetsuyuki (20-07-2011 16:20:35)


http://nsa37.casimages.com/img/2015/05/13/150513013247402392.jpg

Hors ligne

 

#8 22-07-2011 23:34:20

 Lhuk
Sorcier suprême
Lieu: France
Inscrit(e) le: 05-06-2009
Mess.: 740

Neyilla


Re: Jeu à Double Tranchant

Bon je n'ai pas eu de commentaire mais je mets quand même la suite.




Une fois dehors j'attendis Roland qui était resté avec le professeur de Maths. Simples formalités qui prirent cinq bonnes minutes, une fois qu'il fut sorti de cet interminable interrogatoire, le nouveau se dirigea vers moi. J'étais à moitié mort de rire au fond de moi et ça se comprenait. Il en avait tellement marre que l'expression sur son visage montrait à quel point il était impatient de s'en aller. Dans un dernier sourire, il quitta le professeur en lui disant adieu. Lorsqu'il s'aperçut que je rigolais, il me jeta un regard à glacer le sang. Je ravalai alors mes rires et lui fit signe de me suivre.

Je contournai les préfabriqués puis je pris la direction des hauteurs du lycée. Pendant le trajet, Roland était perdu quelque part dans ses pensées. Peut-être était-ce à cause de son déménagement ? Je ne pouvais le dire. La côte fut gravie plus vite que je ne le pensais. Une fois les bâtiments surplombant la colline en vue, nous continuions notre route en suivant le chemin de goudron qui se trouvait sous nos pieds. Nous escaladions les marches de pierre qui se dressaient devant nous puis nous prîmes à droite.
Une fois la porte du bâtiment passée, nous nous dirigeâmes encore une fois à droite pour nous trouver en face du cyber-café. Ce sanctuaire apprécié de tous les lycéens, errants sans but dans cette prison ouverte, se trouvait bondé de monde. Pour réussir à passer la porte d'entrée, se faufiler était encore la meilleure solution. À droite se trouvait la rangée d'ordinateur, occupé par toute une brochette de no-life. L'un de ces appareils n'était sous l'emprise de personne. Je me dirigeai vers celui-ci et m'installai dessus. De l'autre côté du sanctuaire se trouvait le coin vente de friandise, café, thé et boissons froides.

Sur l'ordinateur j'ouvris un jeu où tous les habitants du monde pouvaient y jouer et se rencontrer. Certains utilisaient ces jeux pour se faire de nouveaux amis et ainsi profiter de leur habitat pour aller en vacances, d'autres y jouaient pour y jouaient. Moi, je m'ennuyais, ce jeu était devenu lassant pourtant je ressentais le besoin d'y aller je ne sais pour quels raisons. Ce qui ne me plaisait pas sur ce type de jeu, c'est que l'on pouvait recommencer à volonté si notre personnage meurt. J'incarnais un Nékomata sur celui-ci, étrange créature dont la posture rappelait celle d'un homme et l'apparence celle d'un chat. Cet être possédait une queue de félin qui se séparait en deux à l'extrémité. Roland s'était installé à côté de moi et il m'observait avec de grand yeux ronds. Il était intrigué et il commença à sourire. Je débutais ma partie en vagabondant les champs virtuels et en tapant sur les monstres que je croisais. Le nouveau remarqua quelque chose d'anormal lorsque je jouais, je n'attaquai pas le monstre et je laissais mourir mon personnage. Son sourire s'effaça laissant place à la même expression que lorsque que nous avions gravi la côte. J'éteignis alors ce jeu et je tirais Roland de ses songes. Un peu engourdi par le brusque retour à la réalité, il mit un peu de temps avant d'arriver à me suivre.

Mon sac reposait à moitié sur mon dos, seule mon épaule droite devait subir le poids de cet objet. Je cherchais vivement un endroit calme avant de retourner en cours. Il devait rester moins de cinq minutes maintenant, je sortis du sanctuaire et pris directement à gauche. Roland était toujours en train d'esquiver les personnes présentes devant le cyber-café pour pouvoir espérer sortir. Deux escaliers s'offraient à moi, l'un descendait pour aller dans les salles de langues et l'autre montait indiquant la direction de la salle de spectacle. Je pris alors ce dernier et je gravis les marches. Une fois rendu au plus haut, je m'installai juste à côté de l'escalier. Je posai mon sac dans le coin puis je m'adossai contre le radiateur. Roland trouva une place non loin de moi. Quelque chose le tracassait et je voulais savoir ce que c'était. Je réfléchis alors à la formulation de ma question puis je lui dis.

-Quelque chose te tracasse, veux-tu en parler ? Demandai-je.
-Non, je ne préfèrerais pas. Enfin je ne suis pas prêt à le dire à quelqu'un, me dit-il en enfonçant sa tête entre ses jambes.
-Je ne t'embêterais plus avec cela alors.

Mes yeux étaient toujours rivés sur lui, quelque chose n'allait pas, j'en étais sûr à présent. Maintenant que je lui avais dit que je ne l'ennuierais plus avec ça, je ne savais plus quoi faire. Mon regard se perdit devant moi. Le mur qui se trouvait en face n'était pas propre. Il était légèrement gris avec des traces de doigts dispersées un peu de partout. Je ne faisais même plus attention aux détails se trouvant devant moi que je fus perdu dans mes pensées. Toutes étaient plus ou moins vagues. La sonnerie annonçant la fin de la récréation me sortit de mes rêves éveillés. Roland était déjà debout près à me suivre pour aller dans la prochaine salle, la G110.
Nous redescendîmes l'escalier sur deux étages, lorsque nous fûmes arrivés au plus bas, j'ouvris la porte menant dehors et Roland me suivit sans dire un mot. Je trouvais cela insupportable, je n'arrivais pas à ne plus penser aux questions qui me traversaient l'esprit. Pourtant, il fallait que je me retienne pour qu'il réussisse à me faire confiance et ainsi m'ouvrir la porte qu'il essayait de dissimuler. Nous prîmes la route conduisant aux préfabriqués, mais à la dernière intersection avant la descente, nous tournâmes à droite. Sur la route goudronnée tous les lycéens se pavanaient pour aller dans leur salle respective. Un bâtiment apparut derrière le buisson sur notre gauche, il s'agissait du bâtiment G. Une fois la petite descente passait j'ouvris la porte pour laisser passer Roland et je lui emboîtais le pas. Un escalier s'offrait sur notre droite malheureusement ce n'était pas notre direction. Nous continuâmes sur la plate-forme qui se trouvait en face de nous. Notre chemin dans ce bâtiment fut de courte durée, nous longions la rambarde de l'escalier et ainsi nous rentrâmes dans la première salle à gauche.
Tout le groupe était déjà présent dans la pièce. Celle-ci était plus grand qu'un espace de cours des préfabriqués. Le tableau se trouvait sur le mur de gauche, des appareils électriques parsemaient la salle. Le bâtiment G était réservé spécialement pour les classes technologiques, mais notre prof d'anglais en avait décidé autrement. Je m'installai à une table libre et Roland prit place à côté de moi sans broncher. Il n'avait vraiment pas l'air dans son assiette. Plus le temps passait et plus je me sentais coupable de ne pouvoir rien faire. Il réagit quelquefois pour répondre à la prof qui lui posait certaines questions. Il était à l'aise avec l'Anglais, il répondait aussitôt sans chercher la traduction de ce qu'il voulait dire. Je restais sans voix. Tout le reste du groupe n'osait plus rien dire de peur d'être nul devant lui.

L'heure d'anglais fut de très courte durée, heureusement pour moi. Nous sortîmes enfin de cette salle, plus qu'une heure et s'en était fini pour ce matin. Nous prîmes la direction des préfabriqués en longeant le bâtiment G. Celui-ci se trouvait juste à côté du village, alors au lieu de remonter pour descendre nous le longions pour y arriver plus vite. Une heure de cours nous attendait encore pour la matinée. Il s'agissait de la philosophie, je ne sais pas pourquoi on a encore ce cours alors que nous avons fini toute la leçon. Une fois arrivé devant les préfabriqués, nous nous engouffrâmes entre les deux premières rangées. Un petit groupe était déjà là et il attendait la venue du professeur. Je m'assis sur le rebord de la marche présent devant la salle. Roland s'arrêta sur les graviers le regard perdu. Je ne savais plus quoi dire ou quoi faire sans qu'il m'en veuille. Je parcourais toutes les idées qui me traversèrent l'esprit, mais aucune n'étaient convenables.
Cela faisait maintenant un quart d'heure que nous attendions le professeur de Philosophie. Celui-ci n'était toujours pas arrivé, était-il malade ? Je ne cherchai pas à comprendre, je me redressai pour me rendre à la vis scolaire. C'était les seuls qui pourraient me renseigner. Roland avait remarqué mon absence et il me chercha du regard. Je me trouvais maintenant devant le préfabriqué réservé aux surveillants. Je poussais la porte lorsqu'une voix me parvint.

-Qu'est-ce que tu fais ? demanda mon camarade.
-Ce que je fais ? Je veux savoir si le prof de philo est absent ou juste en retard car ça ne lui ressemble pas, expliquai-je en arrivant dans le bureau.
-Oui c'est pour quoi ? me dit un jeune homme d'une vingtaine d'année, les yeux rivés sur son ordinateur.
-Ce serait pour savoir si monsieur Fionfle est présent ? Demandai-je.
-Mr Fionfle ? - Le surveillant sortit une pile de papier et il regarda à l'intérieur en feuilletant. Il en détacha une feuille chiffonnée puis il nous jeta un regard amusé. - Je crois que vous avez de la chance, il n'est plus là jusqu'à la fin de l'année. Bande de petites veinards.
-Merci de nous avons renseigné, dis-je amicalement.
-Merci, répéta Roland.

Je me dépêchai de sortir de cette salle, je n'arrivais pas à supporter cette tête d'ahurie. Ce pion m'avait toujours exaspéré avec ses airs de je suis « meilleurs que toi ». Une fois dehors, je pris la direction du cyber-café. J'avais accéléré le pas pour l'oublier le plus vite possible. Au loin, une voix familière celle de Roland vint jusqu'à mes oreilles.

-Lucas ! Lucas ralenti s'il te plaît ! Cria-t-il.
-Désolé mais c'est plus fort que moi, il me met hors de moi à chaque fois.
-De quoi tu parles ?
-Je n'arrive pas à supporter ce pion, il m'énerve.
-Pourtant il a l'air sympa.
-Il a l'air Roland, il a l'air, dis-je en soupirant.
-Et que compte tu faire maintenant ? Vu que le prof n'est pas là.
-Je ne sais pas trop, je vais encore m'ennuyer à mourir comme j'ai l'habitude de le faire, expliquai-je avec un faux sourire. Je pense que je vais me rendre au sanctuaire pour jouer au même jeu que tout à l'heure si j'ai une place de libre. Sinon je vais attendre comme un pélosse1 jusqu'à onze heures et demi pour aller manger.
-Ok bon ben je te suis alors, me dit-il en souriant.

Nous étions maintenant au pied du bâtiment de langue vivante. J'ouvris la porte pour accéder à l'intérieur puis je gravis les marches menant à l'étage supérieur. Une fois en haut, j'avançai pour entrer dans le sanctuaire des lycéens. Dans la pièce, seul un petit groupe se trouvait ici. Les ordinateurs étaient pratiquement tous libres, ce qui était très rare. Je pris le premier qui me passait devant les yeux. J'entrai mon mot de passe, puis je commençai à jouer au même jeu que ce matin. J'incarnais toujours un Nékomata, tous les groupes de monstres que je croisais, il fallait que je les affronte. Une fois sur dix je restais en vie, ce jeu ne m'intéressait guère et je m'en lassais très vite à peine cinq minutes sur l'ordinateur que je le quittais aussitôt. Roland n'arrivait pas à cerner mon personnage. Nous nous installâmes à une table de libre, je croisais mes bras puis je posais ma tête dessus.






Merci de me laisser un commentaire pour que je puisse mettre la suite, je n'aime pas trop faire du double post ^^


http://nsa37.casimages.com/img/2015/05/13/150513013247402392.jpg

Hors ligne

 

#9 22-07-2011 23:44:48

 Garlandolf
Sorcier suprême
Lieu: France
Inscrit(e) le: 01-09-2010
Mess.: 626

Re: Jeu à Double Tranchant

J'adore, c'est beau, palpitant, rien a dire c'est parfais. La suite big_smile

Hors ligne

 

#10 26-07-2011 11:28:06

 Lhuk
Sorcier suprême
Lieu: France
Inscrit(e) le: 05-06-2009
Mess.: 740

Neyilla


Re: Jeu à Double Tranchant

Allez voici la fin du Chapitre 1 pour vous faire plaisir. Elle est plus petite que les précédentes suite.




-Je peux te poser une question si ce n'est pas trop indiscret ? demanda Roland.
-Vas-y je te répondrais si je veux, dis-je dans mes bras.
-J'ai remarqué que tu faisais mourir ton personnage, à quoi cela peut bien te servir ?
-Ça ne me sert à rien et c'est bien ça le problème, je voudrais que les jeux évoluent un peu plus. Je ne veux pas jouer à un truc où dès que ton personnages meurt, on fait comme si de rien était. Je voudrais un jeu qui possède la faculté que chaque action, chaque choix, chaque direction est une répercussion sur ma vie, expliquai-je.
-Mais tu ne te rends pas compte à quel point ça serait dangereux si un jeu comme cela existait.
-Si tu veux savoir, le jeu auquel je jouais il y a deux minutes m'ennuie à mourir. Je suis mort en comptant aujourd'hui 4 351 fois en moins d'un mois.
-De quoi ?! Mais tu passes ton temps à faire crever ton personnage ?
-Ben oui, je ne fais rien de plus, dis-je avec lassitude.
-Bon alors j'ai une deuxième question pour toi. Que ferais-tu si un tel jeu existait en ce monde ?
-Je ne suis jamais posé la question – Je me redressai sur ma chaise. - Déjà je peux te dire que je serais motivé pour parcourir tous les recoins du monde ainsi que de protéger ma vie et celle de mes amis.
-Et si tu devais tuer quelqu'un, et donc le rayer du monde des vivants, pour te sauver, le ferais-tu ?

Sa question me jeta un froid. Je ne savais comment réagir et surtout je ne savais pas ce que je devais dire. Pourquoi, pourquoi je n'avais pas pensé à cette possibilité ? Tuerais-je réellement quelqu'un pour rester en vie ? Je ne savais pas si j'en étais réellement capable. Trop de réponse pouvait être dites, mais aucune ne me paraissait satisfaisant. La première réponse me venant était « oui » mais plus j'y repense et plus je me dis que je pourrais essayer de changer la situation. Je regardai Roland droit dans les yeux, son regard en disait long. Il voulait une réponse, maintenant.

-Ben je ne sais vraiment pas, sur le moment je t'aurais répondu oui mais en y réfléchissant, il y aura peut-être un moment pour que personne ne meurt.

Il sourit à ma réponse, j'avais l'impression que mes paroles étaient celles qu'il attendait. Je n'arrivais pas à le cerner. C'était une personne refermée sur elle-même qui était curieuse. J'étais devenu sceptique. Je regardais l'heure de ma montre, elle indiquait onze heures trente-cinq. C'était l'heure de manger, je sortis une carte blanche de mon porte-feuille puis je regardai Roland.

-Au fait ils t'ont donné une carte de self ? demandai-je.
-Euh, non ils ne m'ont rien donné.
-Bon ben ça ne fait rien on y va quand même.

Je mis mon sac de cours sur mes épaules puis je sortis du cyber-café. Suivi de près par mon nouveau camarade, je pris à droite à la sortie de la salle. Un escalier se dressait maintenant à ma gauche je le gravis puis j'entrais dans la petite pièce. Une rambarde se trouvait au milieu de celle-ci pour faire deux files. Je m'engageais dans la première et le pion qui surveillait l'entrée du self me jeta un regard froid. Il détourna ses yeux marron sur Roland qui était tout à fait serein. Ce pion était de taille moyenne, assis sur la rambarde il n'était pas satisfait de ce qu'il faisait. Une grande cicatrice se trouvait sur sa joue gauche, il ne m'inspirait pas confiance. Ses cheveux blonds étaient dressés en pointe sur son crâne.

-Qu'est-ce que vous avez ? Vous pouvez passer ! S'exclama-t-il.
-Jeff, mon ami est nouveau et on ne lui a pas remis de carte de self. Tu pourrais le laisser passer ? demandai-je gentiment.
-Tu sais Lucas, je ne te l'ai peut-être pas dit mais je n'ai aucune confiance en toi, alors comment veux-tu que je te crois ?
-C'est vrai j'avais oublié que tu l'avais croisé tous les jours depuis la rentrée, qu'est-ce que je peux être niais des fois, répliquai-je calmement.

Il était rouge de rage, je l'avais peut-être poussé à bout. Je commençais à douter de moi alors je reculais doucement. Je sentis une main se poser sur mon épaule, je tournais la tête et je remarquais que Roland fixait encore Jeff avec un sourire. Mon nouveau camarade s'avança vers le surveillant puis une fois à sa hauteur, il lui glissa un mot dans les oreilles. Le visage du pion exprimait maintenant la peur. Je ne savais pas ce qu'il avait bien pu lui dire pour qu'il réagisse ainsi. Il me regarda toujours avec son sourire puis il passa le tourniquet, sans que Jeff ne l'en empêche. J'insérais ma carte dans la fente prévue à cet effet puis je suivis le nouvel élève. J'étais de nouveau curieux de connaître complètement ce personnage.



À suivre ...






Laissez un commentaire et je mettrais la suite tongue


http://nsa37.casimages.com/img/2015/05/13/150513013247402392.jpg

Hors ligne

 

#11 26-07-2011 12:36:14

 Yseriae
Modérateur
Lieu: France
Inscrit(e) le: 09-01-2008
Mess.: 2959


Re: Jeu à Double Tranchant

La suite, j'ai beau connaitre a l'avance mais c'est toujours un plaisir de le relire ! Je crois que c'est ton chef d'œuvre Plume ! bisous


https://image.noelshack.com/fichiers/2023/12/3/1679464707-sans-titre-1.png

Hors ligne

 

#12 26-07-2011 21:37:58

 Lhuk
Sorcier suprême
Lieu: France
Inscrit(e) le: 05-06-2009
Mess.: 740

Neyilla


Re: Jeu à Double Tranchant

Bon bon bon, c'est avec plaisir que je commence le Chapitre 2 vous allez en connaître un tout petit peu plus sur le jeu et les habitudes de Lucas tongue

Il y aura un poteau mais c'est une autre histoire ça marrant

Sur ce bonne lecture




Chapitre 2 :
Jeu à Double Tranchant




Tout allait bien, nous étions installés à une table non loin de la sortie. J'avais posé mon sac sur la chaise qui se trouvait ma droite. Sur mon plateau était installé tout un attirail de nourriture. Ce jour-là la bouffe n'était pas si dégueulasse que cela, peut-être était-ce un mauvais présage ? Je n'y pensais pas le moins du monde, ce qui trottait dans ma tête était tout autre. L'évènement avec Jeff me tracassait encore plus que le BAC, je regardais Roland qui commençait à attaquer son morceau de steak haché. J'attrapais ma fourchette et je la plongeais dans les spaghetti. Tout en étant perdu dans mes pensées, je tournais ma fourchette qui fut vite entourée de pâtes.

-Désolé Roland mais j'ai encore une question concernant le pion du self, dis-je tranquillement.
-Vas-y je t'écoute, même si j'ai une petite idée de ta question, me répondit-il en souriant.
-Je voudrais savoir ce que tu lui as dit exactement.

Il ne me répondit pas, je croyais que j'avais été trop loin. Il commença à manger sa viande tandis que moi, j'enfournais une grande quantité de pâtes dans ma bouche. J'avais toujours les yeux rivé sur lui me demandant si ma curiosité n'était pas exagérée. Un sourire apparut sur ses lèvres puis il se mit à rire. Je ne pouvais dire ce qu'il avait à ce moment-là, mais je ne faisais pas fière allure. Par simple réflexe, je tournais la tête pour m'apercevoir que personne ne regardait dans cette direction. Après quelques minutes de fou rire, il décida de reprendre son sérieux. Il me regarda une dernière fois puis il me répondit.

-J'ai voulu te tester.
-De quoi ? Demandai-je surpris.
-Je ne voulais pas t'en parler, mais bon tu as réussi à attirer mon attention, c'est pour cette raison que je voulais te tester, m'expliqua-t-il.
-Je veux bien, mais ça ne me dit pas ce que tu as dit au pion ?
-Ça n'a pas vraiment d'importance, la seule chose qui m'importe pour l'instant c'est de savoir si tu pourras tenir ta langue ou pas ?
-Je ne te promet rien, je ne peux me prononcer sur quelque chose dont j'ignore l'existence.
-Je le sais bien mais, il me faut ta parole d'homme que tu ne diras rien.
-D'accord je te le promets, répondis-je.

Je continuais d'avaler les pâtes, trop vite, car elles restèrent coincées en travers de ma gorge. Je remplis le plus vite possible mon verre d'eau, j'avais l'impression d'étouffer. Je pris une première gorgée, j'avais l'impression que mon état empiré, mais la boule descendait un tout petit peu. La deuxième gorgées fit plus d'effet que la première, je la sentais descendre complètement. Elle n'obstruait plus la cavité et je pouvais enfin respirer de nouveau. Je soupirais de bonheur, enfin façon de parler. Je regardais de nouveau Roland tout en finissant mon verre et en le gardant dans la main. Que voulait-il me dire ? Je n'allais en tout cas pas tarder à le savoir. J'avais l'impression qu'il cherchait ses mots. Moi j'attendais tranquillement sans le précipiter.

-Bon je te crois, repris Roland. Sur Terre, des scientifiques ont inventé un jeu où tes actions peuvent te coûter la vie.

Je ne répondis pas. J'avais cru avoir mal compris. Je ne réagissais plus, le verre que je tenais dans la main commençait à glisser. Des actions qui te coûtent la vie ? Je ne venais pas de rêver, il venait bien de dire ça ? Je n'en revenais pas, depuis le temps que je voulais que ce jeu existe. Je ne savais plus quoi faire. Le verre était bientôt sorti de mon emprise. C'est surtout comment réagir qui me préoccupait. Que dire pour ne pas éveiller les soupçons ? Que faire pour ne pas attirer l'attention ? Et par-dessus tout comment faire pour ne pas faillir à ma tâche ? Trop de questions s'offraient à moi, mais les réponses ne semblaient pas vouloir venir. Mes mains commençaient à devenir moite, ce qui eut pour effet d'accélérer la sortie de mon verre. Il venait de s'évader de ma main et je ne l'avais pas remarqué jusqu'à cet instant précis. Ma main étant devenue plus légère je dirigeais mon regard vers cette dernière. Je n'avais pas réagi assez vite, l'objet se trouvait maintenant en plein baptême de l'air, dont la chute aller être fracassante. Moi qui ne voulait pas attirer l'attention et bien cela commençait très mal. Je commençais à fermer les yeux et à me boucher les oreilles pour me protéger du bruit de l'impact et des éclats.
Je restais ainsi deux minutes avant de trouver bizarre le fait que je n'avais vraiment rien entendu. Qu'est-ce qui clochait ? Par curiosité j'ouvris les yeux de nouveau et fus surpris de ce que j'aperçus. Rien ne s'était passé, enfin presque. Roland, c'est lui qui avait évité la catastrophe en attrapant le verre en plein vol. Impressionnant, il était vraiment impressionnant. Je me demandais s'il avait encore plein de bottes secrètes. Je continuais ma routine comme si de rien était en reprenant mon verre qu'il me tendait. Comment allais-je faire pour lui répondre ? Enfin pour lui faire comprendre que j'attendais ce moment depuis je ne sais plus combien de temps. Sérieusement il aura fallu que j'attende la venue de Roland, pour enfin connaître l'existence de ce jeu. C'est alors que par un réflexe un peu débile, je commençais à ricaner. Plusieurs personnes dans le self s'étaient retournés vers moi pour savoir ce qui me prenait. Je m'arrêtais subitement et je leur lançais un regard froid. Je ponctuais ce mouvement par une petite phrase douce, enfin façon de parler.
-Vous voulez ma photo ?
-Tu pourrais être un peu plus gentil avec eux, rétorqua Roland.
-Ahlala, tu sais j'aimerais bien malheureusement maintenant tout le monde me voit comme un méchant qui risque de les mettre à terre à chaque fois que je les croise. Tu crois que c'est marrant de jouer un rôle qui n'est pas fait pour soi ?
-Non je m'en doute, mais il faudrait que tu essaies de changer progressivement. Qui sait peut-être qu'ils changeront d'avis après ?
-Si tu le dis... Sinon j'aurais aimé savoir, depuis combien de temps connais-tu l'existence de ce jeu ?
-À quoi cela pourrait bien te servir quand et comment j'ai eu vent de son existence ? Demanda-t-il.
-Je n'en sais rien... Enfin si … non c'est sans importance de toute façon, marmonnais-je les yeux rivés vers mon plateau.
-Peut-être bien, après seul toi peut le savoir. Sinon tu n'as toujours posé la question qui te taraude l'esprit depuis que je t'ai révélé cela, me dit-il avec un léger sourire.
-Pardon ?! Ah oui c'est vrai que je n'y pensais plus, ricanais-je bêtement. Où pourrais-je jouer à ce jeu ?
-Ben si tu es partant après les cours je t'invite chez moi, comme ça tu pourras y « jouer ».
-Désolé je ne peux pas j'ai déjà quelque chose de prévu après les cours, lui dit d'un air déçu.
-Ah bon ?! Et que fais-tu de beau ?
-Ben j'ai un cours de tir à l'arc, si tu veux tu pourras venir voir ?
-Je ne sais pas trop et si on y allait ? Demanda Roland avant de se lever de sa chaise.
-Oui, oui, on peut y aller, répondis-je précipitamment

Je fis de même et je pris mes affaires, mon sac retrouva sa place derrière mon dos et je préparais mon plateau pour le déposer avant de sortir. C'est alors que je regardais si mon camarade était prêt. Il était avec son plateau dans les bras et ses affaires sur le dos. Il n'attendait plus que moi pour sortir du self. Je lui expliquais qu'il fallait ranger son plateau d'une certaine façon. Il suivit alors mes dire et le mis en place, puis je commençais ma route vers la sortie. Nous n'étions pas loin de l'endroit où l'on devait faire la queue pour déposer son plateau. Heureusement à l'heure qu'il est, personne ne s'y trouvait. Nous pûmes aller vers l'extérieur en moins de deux minutes. Une fois dehors je respirais une bonne bouffée d'air frais, enfin tant que je me trouvais à l'ombre. Nous continuâmes notre chemin pour nous poser sur une étendue d'herbe qui se trouvait juste au niveau des salles de langue. Je jetais mon sac à mes pieds puis je me laissais tomber sur l'herbe. Je voulais me poser un petit moment avant de reprendre cette merveilleuse journée de cours. Enfin si je pouvais dire cela.






Et n'oublions pas le tradition commentaire pour la suite tongue


http://nsa37.casimages.com/img/2015/05/13/150513013247402392.jpg

Hors ligne

 

#13 26-07-2011 23:20:00

 Yseriae
Modérateur
Lieu: France
Inscrit(e) le: 09-01-2008
Mess.: 2959


Re: Jeu à Double Tranchant

Attention a tes plumes sur quelques diverses remarques concernant mon poteau adoré !! È.É


https://image.noelshack.com/fichiers/2023/12/3/1679464707-sans-titre-1.png

Hors ligne

 

#14 08-08-2011 18:57:27

 Yseriae
Modérateur
Lieu: France
Inscrit(e) le: 09-01-2008
Mess.: 2959


Re: Jeu à Double Tranchant

( Double post, disolée sad )

Up !


https://image.noelshack.com/fichiers/2023/12/3/1679464707-sans-titre-1.png

Hors ligne

 

#15 09-08-2011 23:25:43

 Lhuk
Sorcier suprême
Lieu: France
Inscrit(e) le: 05-06-2009
Mess.: 740

Neyilla


Re: Jeu à Double Tranchant

Désolé pour le temps d'attente, mais j'étais très occupé >.<
Sur ce voici la magnifique suite du poteau, n'en loupez pas une miette mdr




L'après-midi était passé plus vite que prévu, le cour avait été aussi pénible que le reste, mais bon je ne pouvais pas faire autrement. Roland et moi étions restés ensemble toute l'après-midi, enfin toute était peut-être exagéré, car il n'était que treize heures. Il avait finalement voulu me suivre à mon cours de tir à l'arc. De plus je lui avais promis que je viendrais chez lui après pour commencer ma « formation », il avait insisté sur ce dernier mot. Pourquoi pas après tout, je ne connaissais rien de ce jeu alors il me fallait bien un didacticiel. Nous nous trouvions juste à côté de mon casier. J'étais prêt pour sortir mes affaires quand Roland me tapa sur l'épaule. Je me retournais, il était assez inquiet, mais je ne comprenais pas pourquoi. J'eus un regard interrogateur envers cette expression. Je ne pus  m'empêcher de lui demander ce qui n'allait pas.
-Je ne peux pas m'empêcher de m'imaginer qu'il puisse t'arriver quelque chose... dit Roland d'une voix faible.
-Ne t'inquiète pas, je ne suis pas si bête. Je saurais faire face aux difficultés, surtout si ma vie est en jeu.
-Si tu le dis … Au fait n'oublie pas de prévenir ta mère que tu manges chez moi.
-Ah oui tu fais bien de me le dire, j'avais oublié.

Je sortis alors mon téléphone portable pour prévenir ma mère. Je composais le numéro et je mis le mobile à mon oreille. Elle était lente à répondre, il lui fallait environ quatre, cinq tonalités pour qu'elle décroche. C'est alors qu'elle le fit enfin et qu'elle fit le traditionnel « Allo ? ».

-Maman c'est moi, lui répondis-je.
-Ah, qu'y a-t-il pour que tu m'appelles ? Demanda-t-elle.
-Ben il y a un ami qui m'a invité chez lui pour dîner. Je voulais te prévenir pour que tu ne prépare pas une part pour moi.
-Comment ça ? Pourrais-tu me dire de qui il s'agit ?
-Ne t'inquiète pas maman. Il s'agit d'un nouvel arrivant dans l'école, on s'apprécie assez et en plus il aurait besoin de mon aide pour essayer de se mettre au courant de tout ce qu'il faut faire pour le BAC.
-Bon d'accord... mais promet moi de ne pas revenir trop tard. Souhaite lui la bienvenue de ma part s'il te plaît. Je te fais un gros bisous et je te dis à ce soir, finit-elle par dire.
-Je lui passe le message ne t'inquiète pas. Moi aussi je te fais un gros bisous,dis-je avant de raccrocher le téléphone.

-Tu as le bonjour de ma mère et elle te souhaite la bienvenue.
-Je la remercierais quand je la verrais, dit Roland en souriant.

    Je rangeais alors mon téléphone dans la poche droite de mon jean et je repris ce que j'allais faire avant d'être interrompu. Je voulais sortir mon blouson et mon casque de mon casier. Il fallait que j'aille à la salle de tir un peu plus tôt comme ça je pourrais finir un peu plus tôt aussi. Après avoir refermé soigneusement la porte, je marchais vers le parking des scooters et motos. Roland ne me lâchais pas du tout, on avait prévu ce qu'on allait faire. Il fallait d'abord que je m'arrête chez lui pour y déposer mon scooter, puis après il m'accompagnera jusqu'à la salle avec sa voiture. Le reste suivra le mouvement j'ai envie de dire. Nous étions plus loin du bâtiment pont lorsque je reconnus ma sœur. Elle ne regardait pas du tout dans ma direction, elle était plutôt en train de rire avec son ami. Roland s'était placé à côté de moi, car je m'étais arrêté sans m'en rendre compte. Je ne comprenais pas les filles, elles aiment toutes avoir les cheveux longs. Du côté de Millya, je trouvais personnellement à peu exagéré, car ces derniers descendaient jusqu'à ses hanches. Elle et sa copine avançaient dans notre direction, mais ma frangine ne faisait pas du tout attention à ce qui pouvait se trouver devant ses pieds. Je détournais le regard pour croiser celui de Roland, il se retenait de poser une question qui pourtant, le travaillait énormément. Je souris et je fixais de nouveau ma sœur.

-Ben alors pourquoi tu ne me le demandes pas, m'exclamai-je.
-Ce n'est pas dans mes habitudes de parler. Je suis plutôt discret, de toute façon je suis assez patient pour attendre la réponse aux questions que je ne pose pas.
-Tu sais je ne vais pas te manger si tu me parles, dis-je en rigolant puis je repris. Alors, si tu veux savoir qui je regarde depuis tout à l'heure, il s'agit de la jeune fille aux longs cheveux noirs.
-Qui est-elle pour toi ?
-Il s'agit de Millya ma jeune sœur. Le truc le plus marrant c'est qu'elle ne remarque jamais quand elle va faire une gaffe et ce qui l'est encore plus c'est que je suis toujours là pour les voir.
-Pardon ? Mais de quoi tu parles ? Demanda-t-il sans comprendre ce que je venais de dire.
-Observe bien et tu verras par toi-même.

J'avais le sourire aux lèvres lorsque je finis de parler. La scène était plutôt marrante à regarder. Imaginez une fille qui marche droit devant tout en parlant avec sa voisine sans regarder la route. Que peut-il bien lui arriver ? Facile, non ? En tout cas, Millya n'allait pas passer à côté. Elle était toujours en train de ricaner avec son amie, mais ce qu'elle ne sait pas c'est qu'un des poteaux du bâtiment pont se trouvait sur son chemin. J'avais déjà imaginé la scène une bonne dizaine de fois dans mon esprit. Les deux acteurs n'étaient plus très loin l'un de l'autre. Quelques mètres si ce n'était moins. Sa copine s'en rendu compte un peu tard et cria un « Attention » à l'attention de ma frangine. Elle regarda devant elle, mais ne pouvait plus arrêter son mouvement. C'est alors qu'elle se prit le poteau en pleine figure. Elle recula sous le choc et tomba sur les fesses. Un bruit de métal retentit quelques centièmes de seconde dans nos tympans. Le reflex de Roland fut de courir vers Millya pour l'aider à se relever. Au fond j'étais mort de rire, mais en surface je me frappais juste le front avec la main. Je décidais d'aller vers elle, sans me précipiter cela n'était pas la peine. La scène était risible, plusieurs lycéens s'étaient arrêtés pour rire aux éclats. Je voulais les rejoindre, mais vis à vis de Millya, ça ne se faisait pas.



À suivre...







Et un poteau un ! Je sens qu'il va rester dans la tête de certaines personnes marrant

Bon un petit commentaire pour la suite tongue


http://nsa37.casimages.com/img/2015/05/13/150513013247402392.jpg

Hors ligne

 

#16 11-08-2011 10:03:22

 Garlandolf
Sorcier suprême
Lieu: France
Inscrit(e) le: 01-09-2010
Mess.: 626

Re: Jeu à Double Tranchant

Zeuh voudrais la suite s'vous plait tongue

Lol le poteau xD, je pense étrangement a quelqu'un que nous connaissons par rapport a cette scene, enfin j'imagine plutôt la personne pouvant faire de-même xD

Hors ligne

 

#17 11-08-2011 14:32:19

 Lhuk
Sorcier suprême
Lieu: France
Inscrit(e) le: 05-06-2009
Mess.: 740

Neyilla


Re: Jeu à Double Tranchant

Et voici la suite avant de prendre la route pour rentrer de week-end D=




-Itaaa ! Gémit ma sœur.
-Ça va aller ? Demanda son sauveur en l'aidant à se relever.
-Tu sais si tu regardais où tu mettais les pieds tu ne serais pas dans cette situation actuellement, dis-je un sourire aux lèvres.
-Oh ça va ! Tu pourrais être un peu plus sympa Frangin, quand tu me vois dans de beaux draps. - Puis elle regarda celui qui l'avait aidé à se relever – Encore merci, désolé d'être impolie, mais il ne me semble pas vous avoir déjà vu par ici.
-C'est exacte, répondis-je à la place de mon camarade. Il est nouveau depuis ce matin et j'ai même envie de dire que tu lui as fait un drôle d'accueil.
-Mais tais-toi je ne te parle pas à toi ! Bienvenue parmi nous, je me présente Millya, sœur de cette infâme personne. Voici mon amie Aurélia. Si vous voulez on pourra vous faire une visite des lieux ? Mais avant tout j'aimerais savoir qui vous êtes ? Questionna ma frangine.
- …

J'avais l'impression de voir un robot qui était en plein bogue. Malheureusement pour lui les robots ne rougissent pas, sauf s'ils sont chauffés. Je rigolais intérieurement, décidément il ne savait même pas répondre quand on lui parlait. En tout cas la raison de son silence était facile à comprendre, mais je ne dirais rien face à Millya. Je pris alors la parole pour briser le bruit des pas des autres lycéens.

-D'abord, tout ce que tu me dis ne me touche même pas, sœurette. Bon je crois que le jeune garçon que tu vois c'est mis en mode pause. C'est pourquoi je vais te le présenter. Alors, voici le nouveau, Roland. Je ne sais absolument rien de lui, sauf qu'il va m'accompagner à ma séance de tir à l'arc et que l'on passe la soirée ensemble pour clarifier les Examens du BAC.
-D'accord, bon ben je vais vous laisser nous on a encore cour pas comme certains, me dit-elle en me jetant un regard noir. Ravie de t'avoir rencontré.
-Moi … aussi …
-Mais il parle ! M'exclamai-je en m'esclaffant de rire.

Roland ne m'avait même pas regardé pour me lancer un regard ou autre chose pour me remettre en place. Je cessais alors mon rire et observait la scène. Les yeux bleus de ma sœur nous avait quittés pour faire de nouveau face à sa copine. Elle partit dans la direction opposée à la nôtre. Je me retournais pour voir ses cheveux noirs onduler jusqu'à ses hanches. Je soupirais, je ne voyais pas ce qu'elle avait d'attirante franchement. Je pensais surement cela, car j'étais son frère. Bref, pour son âge elle était assez grande et toute en finesse. C'est vrai qu'elle pouvait en attirer plus d'un, mais bon … Puis je me retournais vers Roland, qui, j'avais l'impression, était limite en train de baver. Je ricanais, ce qui fit sortir le prince charmant de ses songes. Il me regarda avec le sourire, puis me dit.

-Bon je crois que nous pouvons y aller.
-Tu dis comme si rien ne s'était passé... tu es pas croyable comme gars, répondis-je en éclatant de rire.
-Ben quoi qu'est-ce que j'ai fait ?
-Rien, justement … rien.
-Ah … Bon et si on y allait maintenant ? Répéta Roland.
-Oui oui on y va. Bon on se rejoint où ?
-Ben comme on a dit, d'abord tu viens chez moi et après je t'accompagne à ta salle de sport. Tu m'avais écouté ou pas ? Demanda-t-il.
-Désolé, je le sais pourtant, finissais-je par dire.

Nous reprîmes alors notre route, vers le parking des vélos/motos pour ma part et vers sa voiture pour Roland. Arrivé devant l'escalier principal, il se mit à gravir ce dernier. Apparemment sa voiture n'était pas dans la même direction que la mienne. Tant pis, il s'arrêta et me dit « On se retrouve au Donjon ». En guise de réponse je hochai la tête, c'est vrai que comme point de repère il n'y avait pas mieux. Je le regardais s'en aller et me remis en marche. Le soleil était maintenant dans sa descente, mais ce n'est pas pour autant qu'il ne faissait pas chaud. Je me trouvais à côté de mon scooter, j'allumais celui-ci. Je l'enfourchais et j'insérais ma tête dans mon casque. Bon allez direction le Donjon.
La route n'était pas très dure pour y allez du Lycée. Je sortis du parking par la droite, ce qui me fis monter un peu plus dans la ville. Je croisai alors deux ronds-points et au dernier je pris sur la droite pour pouvoir longer l'école Maternelle qui se trouvait sur la gauche. Déjà au loin, on pouvait apercevoir le monument majeur de notre petite ville. Il surplombait toute la ville du haut de ses trente mètres. Beaucoup de touristes venaient dans la ville pour la visiter, moi je ne les aimais pas, car ils écorchaient tous le nom de la ville en disant « Ponsssss ». Malheureusement pour eux, on ne prononce pas le « s ». Sans même m'en rendre compte, j'étais déjà arrivé sur le parking de la Marronnière. J'y allais et je l'aperçus au fond de la place, il m'attendait appuyé sur sa voiture. Je lui fis signe et il monta dans sa voiture pour se trouver devant moi. Je ne savais pas du tout où il habitait et j'avais hâte d'y être. Je n'avais même pas envie d'aller à ma séance de tir.

Le temps de faire tout le trajet du Donjon à sa maison, puis de chez lui à ma salle d'entraînement, nous avez pris un bon quart d'heure. Je ne savais pas ce que j'allais faire aujourd'hui, mais j'avais ma petite idée. Je devais encore travailler mes mouvements. J'invitais Roland à entrer dans le bâtiment un peu délabré, celui-ci était entièrement en taule, mais je me demandais toujours comment il pouvait tenir ainsi. Je pénétrais alors dans une salle qui était toute en longueur. Cela me paraissait logique, vu que nous nous trouvions sur le pas de tir. Au sol se trouvait plusieurs lignes blanches indiquant la distance qui nous sépare de la cible. Dans la pièce il y avait deux personnes, un petit garçon âgé d'une dizaine d'année. Il avait les cheveux courts d'un brun tirant sur l'ébène. Il me sourit en me voyant entrer dans la pièce, je lui rendis. Je m'approchais de lui pour lui dire bonjour, tout en croisant ses yeux marron. Il était en train de monter son arc, ce qui me fis penser qu'il fallait que je fasse de même. Je saluai au passage notre entraîneur, il avait la quarantaine. Il était en train de lire un magazine, comme à chaque fois que je le voyais. Ses cheveux noirs descendaient devant lui, ce qui m'empêchait de voir correctement son visage. Je lui dirais bonjour quand il ne sera plus dans son bouquin. J'allais dans une petite pièce où j'avais déposé mon arc, il se trouvait dans la boîte sur le sol. Une mallette noire en plastique, qui plus est. Je m'en saisis et je retournais dans la grande pièce pour le monter en toute facilité.
Roland m'observait en se plaçant là où il ne me gênerait pas, à côté du comptoir. Je fis comme s'il n'était pas là et je montais mon arc machinalement. Pour commencer je sortis tout ce dont j'avais besoin ; les branches, la poignée, la corde, le stabilisateur, le viseur, le protège-bras, le carquois et les flèches. J'emboîtais les branches dans la poignée tout en faisant attention de les mettre dans le bon sens. Une fois cela fait, je mis en place mon arc pour pouvoir le bander. La corde était prête, l'un des bouts était autour de la poupée de la branche inférieure. Je plaçais ma jambe gauche devant le creux de la poignée et l'arrondi de la branche inférieure était devant ma jambe gauche. Une fois avec la branche supérieure dans une main et le bout libre de la corde dans l'autre, je bandais l'arc et mis l'extrémité de la corde autour de la poupée libre. Une fois fini, je relâchais mes muscles et pris l'arc par sa poignée. Je claquais la corde pour bien la mettre en place puis je posais mon arc sur le repose arc du club. J'allais chercher le stabilisateur et le viseur, que j'installais au bon endroit pour que je puisse tirer tranquille. Maintenant je n'avais plus qu'à faire quelques échauffements, que je laissais tomber encore une fois. Je pris mon carquois et la ceinture qui était avec pour le mettre autour de ma taille. Je plaçais le protège-bras sur mon avant bras gauche, je sortis d'une petite poche de mon carquois une dragonne et une palette. Je fis en sorte que ma dragonne se trouve autour de mon majeur gauche et qu'elle y reste, quant à la palette je la mis autour de mon majeur droit.






J'espère que la suite vous plaira tongue

Sur ce l'éternel commentaire pour continuer tongue

Dernière modification par Tetsuyuki (11-08-2011 14:32:51)


http://nsa37.casimages.com/img/2015/05/13/150513013247402392.jpg

Hors ligne

 

#18 11-08-2011 15:11:23

 Garlandolf
Sorcier suprême
Lieu: France
Inscrit(e) le: 01-09-2010
Mess.: 626

Re: Jeu à Double Tranchant

La suite tongue

Mais quand passera t-on au vif du sujet, l'entrer dans le "Donjon ? " tongue

Hors ligne

 

#19 11-08-2011 21:45:13

 Lhuk
Sorcier suprême
Lieu: France
Inscrit(e) le: 05-06-2009
Mess.: 740

Neyilla


Re: Jeu à Double Tranchant

Ben ça ne va pas tarder tongue

En tout cas voici une suite conséquente car il s'agit de la fin du Chapitre 2. Have Fun big_smile




Voilà j'avais fait tous les préparatifs pour pouvoir tirer correctement avec le matériel. Maintenant il ne manquait plus que les flèches que je pris et que j'installai dans un des tubes de mon carquois. J'en avais six à tirer par volée, car c'était le nombre de flèche qu'il fallait mettre dans la cible lors d'une compétition. J'allais commençais à m'installer sur le pas de tir alors que j'entendis un tabouret frotter sur le parquet. Je me retournais et j'aperçus mon entraîneur qui venait vers moi. Ses cheveux était devenu moins gênant pour voir son visage et ses yeux verts. Il me serra la main pour me salue et entama la conversation.

-Ben alors comme cela on ne fait pas les présentations ? Me souligna-t-il.
-Pardon ?!
-Attends ne me dis pas que tu invites un ami ici et tu l'oublies ?
-Oups … Désolé vu qu'il ne se fait pas remarquer, je l'avais moi-même pas remarqué. -Roland me sourit- Alors, je te présente Roland, il est nouveau au Lycée de Pons d'aujourd'hui, lui expliquai-je.
-C'est plutôt inhabituel de voir quelqu'un déménager juste avant la période du BAC. J'espère que tout va bien se passer pour toi. Je me présente je suis Pierre, l'entraîneur de cette fripouille de Lucas et le petit là-bas, dit-il en désignant le garçon de dix ans, c'est Loup une vraie petite teigne.
-Je ne suis pas petit ! Répliqua Loup.
-Enchanté de vous connaître, répondit Roland.
-Tu es venu pour essayer ? Parce qu'il n'y a pas de problème, proposa Pierre.
-Je ne sais pas trop … Qui sait peut-être.

Personne ne répondit à cette remarque plus que mystérieuse dans le fond. Tout le monde reprit ses habitudes. Loup se mit sur le pas de tir et commença à tirer. Quant à Pierre il n'avait pas fini de me parler.

-Bon alors Lucas qu'est-ce qui t'amène de si bonne heure ? Demanda mon coach.
-Ben j'ai quelque chose de prévu tôt dans la soirée, donc je me suis permis d'avancer mon entraînement, vu que je savais que tu étais là.
-Ok, tu sais ce que tu as à faire dans ce cas ?
-Oui ne t'inquiète pas Pierre.

Il retourna alors derrière son comptoir pour finir son bouquin. Je pris mon arc, mis la dragonne autour de la poignée d'arc et fit en sorte que la deuxième extrémité soit attaché à mon pouce. Je me positionnais sur le pas de tir, il fallait que je fasse en sorte que la ligne qui se trouvait en dessous de moi passe entre mes pieds et donc je ne devais en aucune façon être face à la cible. Je me mis alors de profil par rapport à cette dernière. Le panneau de paille aggloméré se trouvait à quinze mètres de moi, il s'agissait de la distance pour l'échauffement sur paille. J'encochais ma flèche puis positionnais mes doigts correctement autour de l'encoche. L'index devait se trouver au-dessus de celle-ci alors que le majeur et l'annulaire devaient se trouver en dessous. Je levais mon bras d'arc pour le monter à l'horizontale, je regardais la cible puis plaçais mon coude comme il fallait pour éviter que la corde frotte dessus. Je tirais sur la corde pour amener celle-ci près de mon visage. La palette caressa ma mâchoire pendant que je sentais la corde le bout de mon nez, je tirais encore un peu puis je lâchais la prise que j'avais. J'entendis presque aussitôt le bruit de l'impact de la flèche. Ma main quant à elle avait continué son mouvement jusqu'au niveau de la carotide. Grâce à mon stabilisateur, l'arc pencha vers l'avant et la branche inférieure vint se plaqua contre ma jambe.

-Ton dos ! Me tonna une voix derrière moi.

Je ne répondis même pas, je savais très bien ce que j'avais oublié. Je ne pensais pratiquement jamais à tirer avec mon omoplate, au lieu du bras. Décidément je faisais toujours les mêmes erreurs. Je répétais alors les mêmes mouvements que pour ma flèche précédente en pensant à rajouter ce que j'avais oublié. Je tirais toutes les flèches qui se trouvaient dans mon carquois. Loup m'attendait, car nous n'avons pas le droit de traverser le pas de tir alors qu'il y a encore un archer. Je finis vite ma volée pour ne pas trop le pénaliser et plus je tirais de flèche et plus je pourrais partir vite. J'avais hâte de pouvoir jouer à ce nouveau jeu, je ne me souvenais plus à quand remontait la dernière fois où j'étais aussi enthousiaste pour jouer. J'encochais ma dernière flèche et ne fis attention à aucun de mes mouvements. Elle alla se loger là où il n'y avait pas mes autres flèches groupées. Je m'en rendis compte et je laissais échapper un petit « Et schtroumpf... » avant d'aller poser mon arc et de partir chercher mes projectiles.

Voilà maintenant plus d'une demie heure que je tirais. Ma montre affichait maintenant quatorze heures, je commençais à en avoir marre de m'entraîner. On va dire que je n'arrivais pas le moins du monde à me concentrer. À toutes les volées je râlais, alors que je savais très bien ce qu'il se passait. Le problème c'est qu'il fallait que je m'entraîne, je ne voulais pas rater une séance. J'étais une fois de plus sur le pas de tir et il me restait encore une flèche à tirer. Loup était dans le même cas que moi. Je commençais à tirer sur la corde quand j'entendis un bruit suspect venant du jeune garçon, je jetais un coup d'oeil et vis que sa flèche était sortie de son repose flèche. Je le prévins aussitôt.

-Attention Loup si tu ne veux pas te transpercer un doigt.

Il se stoppa dans son mouvement et relâcha doucement la corde pour qu'elle ne soit plus sous tension. Il la remit comme il faut, puis me remercia. Je lui fis un sourire, puis je regardais de nouveau la cible et je lâchais la corde. Encore une fois j'avais fait tout ce qu'il ne fallait pas faire. Décidément il fallait que j'arrête, ou que je me concentre. J'allais chercher mes flèches et sur le retour je vis que Pierre m'attendait. Je ne fis pas le fier et je me dirigeais directement vers lui. Une fois à sa hauteur il me fit une tape sur l'arrière de la tête.

-Ben alors tu as la tête ailleurs aujourd'hui. Cela ne te ressemble pas.
-Désolé avec ces exams je n'arrive pas à me concentrer... expliquai-je.
-Je m'en doute, mais si tu voulais louper une séance de tir je ne t'en aurais pas voulu. J'aurais préféré ne pas te voir, que te voir faire n'importe quoi. Tu sais en plus pourquoi ?
-Oui je le sais bien, excuse moi.
-Allez ça ne fait rien, range donc tes affaires et reviens me voir quand tu auras fait tes exams. Je te veux en forme, compris ? Exigea Pierre.
-Oui coach !! criai-je en rigolant.

Roland me donna la main pour ranger. Je lui expliquais tout ce qu'il pouvait faire et où se rangeait les affaires. Ce fut fini plus vite que ce que je ne pensais. Je saluais mon entraîneur et Loup avant de partir avec mon camarade. Nous sortîmes du bâtiment et nous nous installâmes dans sa voiture grise. Il l'alluma et non partîmes enfin. Encore quelques minutes et je pourrais enfin le toucher. Je pourrais enfin savoir ce que ça fait de risquer sa vie à chaque instant. Je crois que je vivais un rêve éveillé, enfin j'en avais l'impression. Je me pinçais pour vérifier que je n'étais pas justement en train de le faire. Je ressentis la douleur du pincement et je soupirais de soulagement. Je sentais mon coeur s'emballer sous l'impatience, encore un instant, un tout petit instant et je serais de retour chez lui.

Le trajet me parut interminable et pourtant celui-ci était très court. Je sortis de la voiture qui avait arrêté de faire tourner son moteur. La maison qui se dressait devant moi possédait deux étages, en incluant le rez-de-chaussé. Elle était en pierre apparente pour aller avec le style ancien de la région. J'attendais que Roland m'emboîte le pas, il était en train de sourire. J'étais certains qu'il était en train de rire de mon impatience. Je ravalais le miens et lui jetais un regard noir. Il affichait toujours son sourire tandis qu'il se dirigea vers la porte d'entrée. Sur la droite, j'avais déposé mon véhicule un peu plus tôt dans l'après-midi. Je le suivis de très près et je pénétrais à sa suite dans sa demeure. Sur le moment je m'étais arrêté pour apprécier la vue d'intérieur. Le hall était tout à fait sobre, on voyait des pierres apparentes sur les deux côtés. Tout le long on pouvait aussi apercevoir des tableaux accrochés. Ils étaient ici pour décorer je supposais. Sinon dans l'ensemble je pus apercevoir trois portes, deux sur ma gauche et une sur la droite. Au fond de celui-ci je vis des marches allaient dans la partie supérieure de la maison.

-Laisse-moi deviner tu ne veux pas de visite de la maison ? me demanda Roland
-Pourquoi tu poses la question alors que tu as la réponse, déclarai-je.
-Bon alors sur ta gauche tu as respectivement les toilettes et la cuisine et sur ta droite tu as la salle à manger, expliqua Roland avec un sourire.
-Roland, m'impatientai-je en tapant du pied.
-Bon d'accord, mais tu n'as pas intérêt à me demander où se trouve les toilettes, vu que tu le sais maintenant.
-Si tu veux, finissais-je par dire.

Il reprit donc l'exploration de la maison en poursuivant tout droit. Je vis de mieux en mieux l'escalier et Roland l'emprunta. J'en déduis donc que tout le matériel se trouvait à l'étage, qui sait peut-être était-ce dans sa chambre. Je le suivis de plus en plus près, enfin j'en avais l'impression. Je trouvais qu'il n'allait pas assez vite dans l'ascension. J'essayais de tendre le cou à l'avance pour apercevoir ce qu'il pouvait bien y avoir à l'étage. Je n'arrivais à voir que de petits morceaux de mur recouvert de peinture. La couleur était plutôt chocolat au lait, ce qui adoucissait l'endroit de la maison. Une fois arrivait en haut il pris la première à droite, ce qui nous mena dans une pièce assez bien éclairée, les murs étaient blancs. Il n'y avait pas un brin de poussière par contre, cela se voyait qu'il faisait le ménage régulièrement. Il devait être un peu maniaque. Il se retourna pour être face à moi et me fis signe de m'arrêter. Je m'exécutais. Roland se dirigea vers un placard qui se trouvait sur la gauche de la pièce. Il l'ouvrit et je pus apercevoir deux machines identiques. Sur chacune d'elle se trouvait un casque. J'en déduis qu'il était important de l'avoir sur la tête. Il sortit les deux engins au centre de la pièce, il y avait assez de place en tout cas. Elle était en plusieurs parties, il y avait une chaise au centre de cette dernière. Je ne savais pas son utilité dans l'histoire. Devant cette dernière se trouvait une boîte en métal, renfermant je suppose tous les systèmes électroniques permettant son bon fonctionnement. Et pour finir il y avait ce casque, cela devait être nos « yeux » car je ne voyais pas d'écran.

-Bon alors tout est prêt, viens d'installer sur la chaise, me dit-il calmement.
-Ce n'est pas douloureux j'espère, demandai-je en commençant à paniquer.
-Ben pas plus que ce que tu vas vivre dans le jeu.

Je ne sais pas pourquoi, mais cette phrase ne m'avait pas rassuré. Mon impatience commençait à se transformer en peur. Je me dis que c'était tout à fait normal comme réaction après tout. J'écoutais enfin Roland et je m'assis sur la chaise d'une des deux machines. Je déglutis un coup et il me rassura en me posant la main sur mon épaule gauche.

-Bon maintenant tu vas mettre ce casque et suivre toutes les instructions à la lettre. Si vraiment tu pourras me poser des questions une fois que tu seras entièrement dans le jeu, car je ne t'entendrais pas quand tu parleras. Es-tu prêt ? Demanda-t-il pour finir.
-Moyennement … mais je ne vais pas reculer maintenant.

Je pris alors le casque et l'installai sur ma tête. J'avais fermé les yeux par réflexe. Je n'entendais plus rien autour de moi. Les oiseaux qui chantaient auparavant, n'était plus présent. Je n'osais même plus rouvrir les yeux de peur de voir quelque chose d'affreux. Puis j'entendis un léger sifflement, ce qui me les fit ouvrir de curiosité. Je vis alors l'écran avec écrit « Jeu à Double Tranchant ». Enfin, il était enfin devant moi, le jeu que je voulais voir depuis longtemps. J'attendis les instructions comme me l'avait dit Roland. C'est alors que j'entendis une voix féminine me parler et me dire.

-Bienvenue dans Jeu à Double Tranchant, êtes-vous nouveau ?






Je sais j'ai coupé à un moment clef, mais j'adore faire ça big_smile

Alors dîtes moi votre sentiment sur cette lecture tongue


http://nsa37.casimages.com/img/2015/05/13/150513013247402392.jpg

Hors ligne

 

#20 11-08-2011 22:23:26

 Garlandolf
Sorcier suprême
Lieu: France
Inscrit(e) le: 01-09-2010
Mess.: 626

Re: Jeu à Double Tranchant

Enfin, le début palpitant, j'adore !

Hors ligne

 


Accueil » Ecriture » Jeu à Double Tranchant

Pied de page des forums

Propulsé par PunBB
© Copyright 2002–2005 Rickard Andersson
Traduction par punbb.fr



Qui est la ? | Règlement | DM en favoris | Equipe | Contact | Partenaires