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MarieNawaki


A vous de choisir quel(s) texte(s) vous préférez sur le thème : Lumière !
Je n'ai corrigé aucune faute, j'ai juste pris en compte les indications de mise en forme du texte !
Bonne lecture !
Vous avez jusqu'au 10 Juillet 20h pour voter !
Pour les ECRIVAINS si vous voulez que je fasse des modifications comme la mise en page ou autre mpez moi !
Dernière modification par MarieNawaki (01-07-2015 23:17:30)
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MarieNawaki


Texte 1 : Menra
La création de la lumière.
Drake Master, 1843. Le monde magique est en plein essor, les découvertes
fusent et les sortilèges évoluent. Les salles d'enchères voient apparaître de nouvelles créatures, mi-machines, mi-naturelles, exhibant leurs engrenages d'argent, d'or, de bronze ou de cuivre aux jeunes sorciers éleveurs émerveillés qui rêvent de pouvoir, un jour, posséder une telle merveille dans leurs familles. Le château des tournois des sorciers est régulièrement démoli, les babouches volent et de bons petits plats sont cuisinés. La bibliothèque comporte maintenant de nouveaux registres sur le stade de schizophrénie atteint par chaque enquêteur aux différentes chasses, et de multiples couleurs servent désormais à détecter la myopie parmi les sorciers, afin de protéger les honnêtes gens de la conduite dangereuse de certains sur les vents dragonéens.
De savants chercheurs en sortant leur gemmes ont entrepris de découvrir l'essence du pouvoir de celles-ci. Ils entreprirent donc grâce aux dragons les plus forts la recherche de minerais dans les sources de gemme, et finirent par découvrir les crystaux : de petits fragments d'une matière en apparence similaire aux gemmes mais qui génèrent une folle magie. Les savants en firent des ornements, à parer sur le dragon, qui confèrent à celui-ci d'étranges pouvoirs d'évolution. En remerciement les dragons originels offrirent aux sorciers leur plus grand secret : le dragon pur, essence de tous les dragons, respecté et protégé par l'espèce entière, éblouissant de sa robe plus blanche que la neige.
La création de nouveaux sortilèges et de machines d'un nouveau type conduit certains dragons originels à évoluer. Les machines à vapeur soufflent sur les écailles, créant un pouvoir de tornade à un dragon d'un nouveau genre. Par le même principe, on enflamme les ailes de certains dragons et on confère à d'autres branchies et nageoires pour un pouvoir aquatique. La dernière évolution est par un procédé de cocon de transférer un pouvoir de contrôle des plantes à certains dragons. Ainsi naquirent les dragons Air, Feu, Eau, et Terre.
Ainsi va le monde de Drake Master, toujours dans une perpétuelle évolution, dans la bonne ambiance et le bouquet de sortilèges et invocations qui fusent comme des artifices, animant le terrain de multiples couleurs, créations, et malencontreuses destructions.
Alkundrâ était un sorcier de Drake Master, parmi les plus puissants et les plus sages. Ayant parcouru le monde magique tout au long de son existence, soit ces neuf-cent-quatre-vingt-dix-neuf dernières années, il n'est plus vraiment sentimental à l'idée de fêter sa millième année. C'est pourtant l'événement majeur du village en cette journée du six Juin. En effet, ce soir, à minuit, le grand sorcier Alkundrâ, respecté de tous, fêtera ses mille ans, et tous les sorciers se réjouissent d'avoir un si sage sorcier dans leur village. Alkundrâ était connu du monde entier, la flamme de son sceptre ayant fait fuir moult trolls, sa robe d'un rouge éblouissant l'ayant protégé des attaques des dragons les plus sauvages, et sa bague ayant soigné beaucoup de jeunes êtres malchanceux et blessés. Oui, Alkundrâ était un homme de sagesse et de sciences, qui ne cessait de chercher sans cesse de nouvelles recettes pour améliorer ses équipements.
Alkundrâ errait donc dans les rues, réfléchissant comme à son habitude à de nouvelles idées de recherches. En mille ans, il en avait découvertes, des choses, il en avait créées, invoquées, améliorées …. Mais il savait qu'il y avait toujours à faire, et ce perpétuellement, car le monde se renouvelle à l'infini. Mais malgré toute sa concentration, il n'arrivait pas à trouver. Le flot de félicitations, de « Tu verras, ce soir ne sera pas comme les autres, Al' ! » et de « Un millénaire de sorcellerie, ça se fête ! » lui faisait extrêmement plaisir, mais il rentra chez lui pour l'après midi, n'accordant que peu d'importance à cette soirée et voulant se concentrer sur ses recherches. Quelque part tout de même au fond de lui, il se disait qu'il était quand même un peu fier. Arriver à mille ans d'existence dans le milieu de la sorcellerie aventurière était un défi que beaucoup n'atteignaient même pas. En effet la sorcellerie a beau fournir une éternité sous la forme que l'on veut, les batailles et aventures dans les mondes extérieurs nécessitent un pouvoir extrêmement mortel et destructeur. Beaucoup finissent par ne jamais en revenir, certains rentrent fous, et ne survivent pas assez longtemps pour fêter leur prochain anniversaire. Alkundrâ se dit qu'il avait sûrement eu de la chance, et s'endormit dans son fauteuil.
D'un coup, la chaleur était insoutenable. Alkundrâ regardait autour de lui, haletant. Il était extrêmement calme, bien qu'exténué. La chaleur des pierres sur le sol lui brûlait la plante des pieds, bien que ses bottes le protègent au mieux. Il était revenu là-bas, sur le volcan de Fraendëll. Encore et encore, ce combat lui hantait l'esprit. Il s'attendait encore à revoir cette créature si terrifiante qui avait tué son dragon le plus fidèle, Haskän, aux écailles rougeoyantes et aux griffes acérées. Soudain, une forme sombre s'éleva devant lui, ouvrant des yeux de lave et montrant ses crocs brûlants. Alkundrâ savait pertinemment ce qui allait se produire, Haskän allait surgir et … Alkundrä se réveilla en sursaut, quelqu'un tambourinait à sa porte. C'était encore ce maudit cauchemar qui l'avait tourmenté … Il se leva et alla ouvrir, après s'être calmé. Lokam, un jeune sorcier alchimiste, venait le chercher pour le repas festif, en l'honneur de son millénaire.
« J'arrive dans peu de temps, je me suis assoupi. » répondit Alkundrâ.
Le garçon acquiesça et s'empressa de retourner prévenir les autres dans la grande salle du banquet. Alkundrâ alla faire un tour dans la grotte de son dragon. Haskän avait été bien sûr par la suite ressuscité à l'aide d'un parchemin, mais il n'était plus vraiment le même, après cette épreuve. Ses griffes n'avaient plus percé la moindre carapace de monstre et l'animal ne sortait plus que pour chasser quelques petits gibiers, et récolter quelques écus dans ses villages. Alkundrâ le trouva endormi. Il se dit que si ce jour là il avait eu un peu de lumière pour éblouir cette sombre bête, le combat aurait été tout autre … Il s'approcha et le caressa un peu, puis chassa ses idées noires et partit en direction de la fête.
Le banquet était magnifique. La taverne était décorée pour l'occasion de guirlandes et de petit lampions d'un rose assez douteux, mais qui donnait tout de même une petite ambiance bien sympathique à la fête. Un mur avait été dédié aux dessins et messages de joyeux anniversaire pour Alkundrâ, et un gâteau au chocolat, et aux framboises et groseilles concocté par Dame Morganec trônait derrière le bar, attendant son funeste destin. En attendant cet instant de gourmandise meurtrière les plats s'enchaînaient pour subvenir aux besoins des énormes estomacs des sorciers Drakemasteriens. Ce repas était énorme. Du gibier par dizaines cuisinées dans différentes sauces : des salades de Jude et pizzas Serpentariennes, ragoûts de DarthLn, de la phaona aux fines herbes et de la quiche de Menra en passant par la tarte à la melmart …. Bref, Dame Neya s'était encore surpassée pour les événements, et tout le monde s'en régalait.
Ces mets redonnèrent un peu le sourire à Alkundrâ, et il songea que si seulement il avait pu trouver un moyen de redonner à Haskän son énergie d'antan, cela serait devenu le plus bel anniversaire de toute sa vie. Il regarda un instant les flammes des bougies vaciller dans les lampions. D'un coup, son esprit s'illumina. Il se demanda comment il avait pu ne pas y penser. La lumière de la flamme. La lumière. Présente partout, elle donne l'énergie à celui qui la regarde. C'est évident, la flamme n'est pas éternelle, aucune source de lumière n'est éternelle … Sauf le soleil. Quelqu'un le surprit par dessus son épaule. C'était Dame Neya, apportant le fameux gâteau, gigantesque, avec un millier de bougies comptées avec précision et minutie. Alkundrâ, le moral remonté par un projet déjà en construction dans son esprit, souffla les bougies et ria aux éclats, avant de prendre sa part de gâteau et finir de festoyer avec les autres.
Dès le lendemain, Alkundrâ se mit au travail. Il dépoussiéra ses vieux livres en effectuant ses recherches sur la lumière et l'énergie solaire. Il restât enfermé pendant des jours et des jours, si bien que les habitant se posaient des questions ; non pas que ce fût inquiétant, mais tout le monde savait que quand Alkundrâ le Sage s'enfermait de la sorte, c'était qu'il avait une idée derrière la tête. Quelque part ça rassurait le village. Cela voulait dire qu'au moins Alkundrâ ne se morfondait plus, et de toutes manières ils finiraient bien par découvrir ce qu'il trafiquait. Comme disait le Maître du Haut Conseil : « Rien ne sert de battre des ailes, les écailles grandiront par la patience. »
Alkundrâ finit par sortir de sa maison tout sourire, fier d'avoir enfin conçu les plans d'une machine qui l'aiderait à parvenir à ses fins. Il erra entre les boutiques à droite et à gauche pour trouver tout ce dont il avait besoin, sans donner de détails sur ses projets. Il alla ensuite dans son atelier, à l'écart du village, et étala ses plans sur son établi. Il se gratta le crâne et réfléchit, inspectant les lieux... Il lui faudrait forcément une sorte de tour ouverte pour former un puit de lumière qui l'aiderait à générer le rayon lumineux qu'il voulait. Le pigeonnier de messagerie pourrait sûrement faire l'affaire, bien que les pigeons risquent de ne pas trop apprécier … Tant pis, c'est tout ce qu'il avait sous la main. Il entreprit donc de placer les miroirs et loupes fabriquées sur mesure dans la tour, si bien que le pigeonnier ressemblait désormais au palais des glaces. Il construit en bas une sorte de cuve dotée d'un mécanisme permettant d'emmagasiner l'énergie lumineuse et de la transformer avant de la retransmettre au centre en un même point mais non plus sous forme d'onde, mais sous forme de spores bien vivantes, par des sortilèges, potions et trafics de parchemins bien complexes.
Au bout d'une semaine il avait assemblé les pièces et créé sa machine. Il allait désormais pouvoir la tester. La joie et l'excitation que manifesta Alkûndra lorsqu'il traversa le village pour chercher son livre d'incantations suffit à faire comprendre aux villageois que sa création touchait au but. Ceux-ci le suivirent donc, l'inventeur les ayant conviés au test après avoir écouté les nombreuses questions. Le sorcier alla chercher son dragon, et le plaça au centre de la cuve. Il ordonna aux spectateurs de rester à une distance respectable de la tour pour leur sécurité, puis lui même s'écarta un peu pour être sûr d'avoir le contrôle sur tous les éléments. Il sortit son livre des incantations, un chaudron de gemmes à portée de sceptre, et se mit à invoquer les éléments nécessaires à l'activation des rouages de la machine, avec la puissance de sa grande sagesse. On entendit les engrenages commençant à tourner, on vit de l'extérieur quelques rayons de lumière se préciser, et quelques spores de vie lumineuses s'échappèrent dans le ciel tandis que la plupart devait être concentrées vers le dragon. Soudain, un rayon lumineux d'une puissance sans égale éclata tel un éclair entre les briques du pigeonnier. La tour explosa et les pigeons s'envolèrent, abasourdis, tandis que les sorcier lançait des sorts de protections pour éviter les projectiles, bien qu'ils finirent tous par terre, un peu sonnés. Quand il se relevèrent, la tour n'était plus qu'une ruine. Ils attendirent bouche bée, Alkundrâ regardant fixement la fumée, sentant encore la présence de son dragon. Un arc de lumière commença à se former depuis les ruines vers le ciel. Les pierres se soulevèrent alors, laissant place à un magnifique dragon lumineux, dont les écailles éblouissaient le public par une lumière entre bronze et or, derrière laquelle on distinguait encore le rouge vif d'origine. Les spores s'étaient incrustées dans le dragon, intégrées directement au système immunitaire de Haskän qui retrouva l'énergie nécessaire à sa motivation, et s'envola avec puissance dans le ciel, rapportant en à peine une heure or, trophées, et gibiers, se posant majestueusement sur le tas de ruine, illuminant le village entier en ouvrant ses ailes.
Ainsi naquit le dragon de lumière.
Dernière modification par MarieNawaki (11-07-2015 00:16:10)
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MarieNawaki


Texte 2 : Tornade
Légende de la Naissance de la lignée "Luminaria Dracontia"
Dès sa naissance dans les temps anciens une tribu se choisit une Reine, Dracontia, pour la mener à la conquête des territoires voisins espérant ainsi trouver un lieu idéal où fixer résidence, s’agrandir et prospérer. Le choix de Dracontia dans ce rôle fût judicieux tant pour sa réussite guerrière que pour son talent à découvrir les richesses naturelles cachées. Ces réussites permirent à une toute jeune cité de pierre de croître tant en espace qu’en population.
Par la suite seule des femmes, portant le titre de "Reine Dracontia", furent choisies par tradition pour ce rôle. Devant l’élan très productif que la cité rencontra grâce à ces Reines, cette coutume fût fixée dans la Loi de la ville connue désormais sous le nom de Citée de Potidée. Cette dernière, munie d’un Nom et d’une Loi, se développa assez rapidement sous la houlette efficace de ses Reines successives.
Pendant l’Âge de Fer le règne d’une Reine Dracontia, la 21ème, fût particulièrement remarqué. En effet suite à des batailles sanglantes pour ses ennemis et traumatisantes, de par leurs répétitions, pour ses soldats et leurs familles cette Reine décida que la guerre plus jamais elle ne la mènerait pour le bien-être de ses sujets. Que seul le négoce lui permettrait de conquérir les territoires dont sa Citée avait grandement besoin pour évoluer et découvrir de nouvelles ressources. Et son armée sa Citée et ses concitoyens protégeraient.
Cette décision difficile fût renforcé par l’écoute des récits aventureux de deux voyageuses assez réputées que la Reine Dracontia avait accueillie sous son toit au début de l’année : Byga une guerrière farouche à la chevelure de miel et sa grande amie Naxe une barde pacifiste et très mauvaise cavalière. Le langage humaniste et la grande diplomatie de Naxe finirent de conforter la Reine dans sa décision.
Cependant, lui avait appris ses ancêtres, seule sur le continent de Carapacho du monde de Tartuga on ne faisait pas forcément de vieux os sans devoir monter les crocs. Elle rechercha donc une Gilda pour commercer plus efficacement et amadouer ainsi de biens belliqueux voisins par de substantielles offres en ressources ou technologies.
La Gilda des Luminaria de part leur règle de l’exclusive féminité de ses membres, se rapprochant de ce fait de la Loi de la Citée de Potidée pour ses dirigeantes, lui convient. Elle y fût acceptée avec gentillesse et conseils. Elle devient une Luminaria : un guide éclairé pour ses concitoyens et le progrès de sa Citée, une commerçante réputée et efficace pour aider au rayonnement de la Gilda. L’ardente Luminaria Dracontia, titre officiel de la dirigeante de la Citée pour les siècles à venir, se lança avec sa Citée dans le bal incessant des nouveautés technologiques et avancées commerciales en terres de plus en plus lointaines.
Bien des années plus tard, à l’aube de la fin de sa vie, la légende raconte qu’une diseuse de bonne aventure, la bien nommée Ma Dam Fortuna, se présenta alors devant Luminaria Dracontia, la 1ére. Elle était selon ses dires l’envoyée des Dieux Créateurs de Tartuga. Son savant art des mystères de ce monde devait aider la Citée à progresser plus encore et par l’entremise de visions prophétiques lever les voiles du temps…
Sur plusieurs jours la voyante suivie comme son ombre la Luminaria, lui donnant des quêtes à réaliser pour bénéficier de ses largesses. Luminaria Dracontia trouvait que les récompenses à ses quêtes n’étaient pas toujours à la hauteur de ses espérances mais, elles étaient difficiles à réaliser donc le chemin parcourut pour réussir en valait, à lui seul, la peine.
Cet à cet instant précis que les chevaux des messagers envoyés négocier dans les secteurs nord de la province de Karchagu revinrent seuls avec une demande de rançon exorbitante. Luminaria Dracontia envoya ce qu’elle pouvait donner sans entamer le bien-être de sa propre Citée et ses meilleurs diplomates, armés de leur seul verbe. Ils échouèrent en restant eux-mêmes prisonniers. C’était un fait sans précédent depuis le choix du négoce pour conquérir…
Ma Dam Fortuna lui souffla alors qu’une solution guerrière devait être envisagée la richesse de la Citée de Potidée rendant jaloux certains êtres sanguinaires. Mais Luminaria Dracontia ne voulait pas s’y résoudre. Elle finit par céder cependant au juste raisonnement de Ma Dam Fortuna, les hommes du nord attaquant et détruisant toutes les provinces qu’elle avait déjà conquises pacifiquement.
Ne se résolvant pas à les abandonner ou à amoindri la puissance de sa Citée, Luminaria Dracontia engagea des troupes de combats issus du secteur Est de Karchagu, seule force militaire capable de les vaincre.
A l’issue de combats violents les troupes ralliées à Luminaria Dracontia vainquirent et l’intégralité de la province lui fût acquisse.
Un traité fût alors passé entre Luminaria Dracontia et Karchagu : la Citée de Potidée fournirait spécialistes et ressources pour développer des technologies militaires, en échange de troupes défensives stationnant sur l’intégralité du territoire actuel et à venir de la Luminaria pour protéger ses sujets et ses routes commerciales.
En symbole d’acceptation de ce traité une statue représentant un roi guerrier fût offerte par Karchagu et érigée en la Citée de Potidée, devant l’ancien palais lieu central de la Citée.
La crise passée Ma Dam Fortuna sourit car son travail était achevé, l’équilibre avait été sauvegardé. Alors que la voyante s’évanouissait dans un battement de cil en proférant ses dernières paroles, fort mystérieuses, Luminaria Dracontia reçue une missive urgente d’un diplomate. Elle soupira.
Cela concernait la négociation du dernier secteur de la province de West-Nagash tenu par un homme graisseux et ventripotent, criant "Cuilllèèèrrrrreeeee !!" tout en pétant et rotant. De plus il répondait systématiquement à toutes questions par les seuls mots qu’il connaissait dans le langage de Potidée "La fleur en bouquet fâanneeeee". Dans ce cas précis, privilégier la négociation à une bonne baffe militaire judicieusement placée, et se terminant en ripaille autour d’un sanglier fumant, s’apparentait parfois aux tourments d’un célèbre barde gaulois…
Luminaria Dracontia s’en retourna en sa demeure en repensant aux dernières paroles de la diseuse de bonne aventure : " Luminaria Dracontia toi-même te trouver tu dois. La baleine-ours pour cela découvrir tu devras."
Seule l’histoire future que la lignée des Luminaria Dracontia inscrira dans les chroniques du monde de Tartuga indiquera si leur quête de cette mystérieuse baleine-ours aboutira.
Mythe légendaire traduit du langage Potidéen par Pepper Pollux, mythologue certifiée de la planète disparue Tartuga, spécialiste du continent Carapacho. Extrait de son ouvrage « Carapacho - Les Annales Tome II»
Dernière modification par MarieNawaki (11-07-2015 00:16:53)
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MarieNawaki


Texte 3 : Lhuk
Mon cœur souffrait, je n’arrivais plus à avancer. Ma vue se troublait de plus en plus. Était-ce la pluie ou seulement des larmes ? Je me frottais les yeux pour tout éclaircir. Mon regard se porta sur le ciel … Le soleil disparaissait et me laissait plongé dans les ténèbres de plus en plus. Cette absence de lumière ne me plaisait guère. Je me sentais prisonnier de moi-même, je ne voulais plus bouger. Je voulais être oublié, ne plus exister. Disparaître dans cette noirceur environnante. Cela me semblait bien, rien que d’effleurer cette idée, je me sentais réconforté.
La forêt devenait une cage pour moi. Avec l’obscurité grandissant, les arbres se rapprochaient de moi. J’eus un mouvement de recul, mais je fus bloqué par un tronc qui se trouvait derrière moi. Des sentiments noirs montaient en moi tel les ténèbres de la nuit. Malgré tout le courage que je pouvais avoir, j’avais peur. J’avais peur de ce noir. J’avais peur de ce qui s’y cachait …
La nuit était tombée depuis maintenant un moment. Les arbres étaient effrayants. Ils m’encerclaient, je ne pouvais pas fuir. J’eus un haut le cœur quand une lumière tomba sur moi. Elle avait quelque chose de rassurant. Je regardais en l’air pour voir d’où elle venait. La lune était là, haute dans le ciel. Elle me surveillait, je ne pus m’empêcher de sourire. Ses rayons venaient directement sur moi. Tout était plus clair autour de moi. Les arbres s’écartaient devant cette couleur argentée. Ma cage semblait fuir, je pouvais enfin respirer tranquillement. Mes peurs commençaient à disparaître.
Les nuages s’écartaient pour laisser la lune brillait de toute sa splendeur. Elle était pleine en cette soirée. Elle était magnifique et je n’arrivais pas à la quitter des yeux. Tout semblait s’effacer autour de moi. J’étais apaisé, tous ces sentiments noirs disparaissaient. Je soupirais de bien-être et je me remis en marche pour rentrer chez moi, sans quitter la lune des yeux. Je me sentais rassuré, j’avais l’impression qu’elle me surveillait et qu’elle ne me laisserait jamais tomber. J’avais l’impression que j’éprouvais de l’amour vis-à-vis d’elle. Je rigolais et je me dis :
- Non surement mon imagination.
Dernière modification par MarieNawaki (11-07-2015 00:17:33)
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MarieNawaki


Texte 4 : Swp3
La confrérie.
La taverne était presque vide. Le sorcier était assis à sa table habituelle, un gobelet fumant devant lui. Il y avait déjà quelques années, le sorcier avait amené des plantes rares au tavernier. En les faisant infuser dans de l'eau chaude, ces simple feuilles avaient fait la fortune de l'aubergiste. Depuis le sorcier buvait Gratis.
« Sullivan Jonathan ? » Demanda une voix derrière le sorcier. Pas habitué à un comportement aussi impoli dans ce lieu, le sorcier ce retourna. Son interlocuteur lui tournait le dos. « Ici, on m'appelle Sully, monsieur... ? ». Sans même faire attention à la question du sorcier, l'étranger se leva et s'assit à sa table. Une longue mèche noire caché son visage mais Sully devina, à la finesse de ses traits, que l'étranger était une étrangère. « Votre réputation vous précède messire Jonathan. On entend votre nom dans des contrées aussi éloignée qu'au lac vert, au mont dorée voir même à la Terre Noire ! » Enchaina l'étrangère. Assez peu impressionné, le sorcier tenait à connaître au moins le nom de son interlocuteur avant de continuer cette conversation qui commençait très mal à son goût. « A qui ai-je l'honneur ? »Dit-il. « Mon nom n'a aucune importance messire, je suis membre d'une société discrète appelée les frères de la lumière et nous vous avons choisis ! ». Sully perdait patience, des arnaqueurs il en passait tous les jours à l'auberge et sous des promesse de merveilles ne cherchaient qu'à voler les écus des clients les moins attentifs. « Merci, dit-il, mais ça ne m'intéresse pas. », « Dommage messire. » dit-il en se levant. « J'espère qu'Iris va bien ! » Dit l'étrangère en quittant la taverne. Ni une, ni deux, Sullivan se leva et courut à la porte. Rien, la rue était déserte. Qu'avait-il voulu dire par « j'espère qu'Iris va bien ! » Il devait en voir le cœur, il s'apprêtait à filer à la grotte de sa dragonne quand le tavernier l'arrêta. « Votre fiole Sully ! » « Comment ça ma fiole ? » Demanda le sorcier. « Celle-ci messire, elle trainait sur votre table. » Le sorcier regarda l'objet que tenait le tavernier, cette fiole appartenait à l'étrangère. « Merci ! » Dit le sorcier en se hâtant de rejoindre la grotte d'Iris.
Morganec rangeait ses grimoires lorsque plusieurs coups cognèrent à la porte de sa tour. Elle marmonna quelques mots et vu à travers une bulle qui cognait ainsi. « Sully ? » se dit-elle. Elle marmonna une autre formule et la porte s'ouvrit. Sans attendre Sully fonça dans sa tour.
Morganec, c'est dramatique Iris !
Quoi Iris ? Demanda la magicienne.
Elle a disparu, un étranger à la taverne, une fiole puis plus rien, disparu !
Quoi ? Je ne comprends rien Sully, assieds-toi, et dis-moi tout, calmement.
Morganec chuchota quelque chose et en un instant Sullivan était apaisé, il avait les idées claires.
J'étais à la taverne du village, dit Sully en s'asseyant, je cherchais un compagnon pour Jazz, lorsqu'une étrangère m'aborda. Elle se disait membre d'une société Les frères de la lumière...
A ces mots, Morganec tiqua, mais elle laissait Sully continuer son histoire.
Je pensais que c'était encore un bonimenteur cherchant à me vendre de la poudre de perlimpinpin, mais alors qu'elle partait, elle me demanda si Iris allait bien, j'ai cherché à en savoir plus, mais elle avait disparu, elle ne laissait que ça derrière elle. Dit Sully en posant la fiole sur la table. J'ai filé à la grotte d'Iris et elle avait disparu.
De quand cela date-t-il ? Trancha morganec, ne quittant pas la fiole des yeux.
Avant-hier. Dit Sullivan de plus en plus inquiet.
Bien, dit Morganec, nous n'avons pas beaucoup de temps.
La sorcière se leva, attrapa la fiole et couru à son alambique, tout en versant une goutte de la fiole dans un tube et en allumant une flamme, elle expliqua à Sullivan bouche-bée derrière elle.
Les frères de la lumière son une confrérie secrète faite de pissant sorciers alchimistes. Ils ont trouvé il y a des milliers d'années le secret de la vie éternelle.
Sully regardait Morganec se démener derrière son alambique, il ne revenait pas de ce qu'elle lui disait.
Ils ont besoin de dragonnes pour sauvegarder leur secret. Enchaîna-t-elle. Ils mettent les dragonnes enceinte et si le maître de la dragonne est aussi puissant et intelligent qu'ils le pensent, il aura le temps de sauver son dragon.
Ils mettent enceinte une dragonne ? Balbutia le sorcier qui avait du mal à mettre ses idées aux claires.
Oui, et tu as peu de temps Sully ! La magie qu'ils ont utilisée pour mettre Iris enceinte est puissante ! Et elle puise dans les ressources physiques de ta dragonne jusqu'à la tuer. Tu as dix jours pour lui fournir une magie assez puissante pour qu'elle et son bébé puissent survivre.
Co... comment sais-tu tout ça ?
Morganec s'arrêta un instant, les yeux dans le vague, Sullivan devina que ses pensées étaient en train de voyager loin dans le temps, à une époque... douloureuse.
Saphira. Dit-elle simplement en reprenant ses esprits et se remettant à la tâche. Ile me l'ont prise il y a quelques années et j'ai cru que j'allais la perdre.
Donc tu sais ! Hurla soudain Sullivan. Tu sais où se trouve Iris puisque tu as retrouvé Saphira !
Ce n'est pas si simple ! Trancha Morganec. Chaque sorcier à ses propres énigmes et un antidote unique. Ça y est !
Morganec tenait un énième tube en verre, il contenait un liquide rouge vif.
C'est du vitriol !
Elle posa délicatement le tube puis se hâta dans les allées de sa bibliothèque. Elle en tira un grimoire sans âge et le feuilleta.
Vitriol ! Dit-elle enfin en pleine lecture. Très puissant acide capable de dissoudre les tissus et certains métaux. Ne pas inhaler. Provoque d'irréversibles blessures. Est parfois utilisé dans la prospection d'or. Pour les anciens alchimistes vitriol est la base d'une formule latine : Visita Interiora Terrae Rectificando Occultum Lapidem.
Morganec referma son livre, regarda Sully.
Tu as une piste ?
Une piste ? Une piste ! Mais je ne sais même pas ce que je dois chercher.
Une pierre, a priori. La femme de la taverne t'a laissé des indices, déjà le vitriol et donc cette phrase latine que l'on peut traduire par Vise l'intérieur de la terre et en rectifiant tu trouveras la pierre cachée. T'a-t-elle dit quelque chose qui colle avec ça ?
Le sort d'anticonfusion que Morganec avait lancé à Sullivan était encore actif et il fit tout de suite le rapprochement.
La terre noire, elle m'a dit que ma réputation me précédait et que mon nom était connu à la Terre noire.
La terre noire... dit Morganec songeuse, une contrée bien inhospitalière, mais c'est là-bas que la confrérie veut t'envoyer.
Bon, j'appelle KJNS et on y va.
Non ! Trancha Morganec. Cette quête est la tienne, je suis désolé mais je ne peux pas t'accompagner.
Sombrechemin était la seule ville de tout le comté de terre noire et « le rat bouilli » la seule auberge de la ville. Le sorcier avait commandé a mangé et réservé une chambre. Alors qu'il pensé au temps qu'il lui resté, il fut tiré de ses pensées par une discussion animés entre deux clients.
Je n'y retournerais pas ! Dit le premier. Je veux revoir ma femme et mes filles !
Et les revoir riches, ça ne te dit plus ? Renchéri le second. Cette grotte est une mine d'or !
Cette grotte, comme tu dis est la plus profonde de tout terre noire ! Et si c'est une mine d'or c'est surtout une mine de danger !
Cette conversation avait intrigué Sullivan et il se dit que s’il devait trouver une pierre caché, il la trouverait sans doute dans la grotte la plus profonde de terre noire. Mais d'autres clients avait été passionnés par la conversation des deux clients et Sully se dit qu'il était temps d'aller se coucher, demain au premier rayon de soleil, il serait devant la grotte.
Ce n'était pas une grotte qui s'ouvrait devant Sully mais une véritable caverne. Les rayons de soleil ne pénétraient pas à plus de 10 mètres à l’intérieur de l’antre. Sullivan marmonna une formule, la branche qu’il tenait en main s’enflamma et il pénétra dans le sanctuaire. Le voyage fut long, il mit plusieurs heures à déambuler le plus loin possible au fond de la caverne. Contrairement à ce qu’avaient pensé les deux clients du rat bouilli, la grotte ne renfermé pas un gramme d’or, la roche était calcaire et toute personne avec un minimum de connaissance géologique savait que ce genre d’environnement ne générait pas de filon. Mais l’atmosphère était humide et plus le sorcier avancé plus l’air devenait irrespirable, chargé de souffre. C’est au détour d’un couloir, alors qu’il était déjà bien épuisé qu’il le vit. Un dragon énorme aux écailles noires mates, il ronflait bruyamment, tellement que le magicien se demandait comment il n’avait pu l’entendre avant. Au-delà, rien, le dragon était au fin fond de sa tanière. « Me suis-je trompé ? » se demanda Sullivan. Mais un petit objet gros comme un œuf d’autruche attira son attention, il était coincé dans un recoin de la roche, seule l’énorme queue du dragon empêchait d’y accéder. Délicatement, Sullivan avança dans l’antre de la bête, il collait le mur autant que possible, passant parfois un quelques millimètres d’une écailles sombre. En prenant son temps, il réussit à atteindre enfin l’objet, c’était un œuf d’autruche, en effet, mais un œuf d’autruche en métal. « Quel drôle d’objet » se dit le sorcier. Autour de lui régnait un silence pesant. « En effet ! » Dit une voix tonitruante, c’est étrange comme objet. Sully se tourna lentement, le dragon s’était éveillé et le regardait. « Ça doit bien faire un mois que deux bizarroïdes sont venus le déposer ici. Au début, j’ai bien protesté, mais je me suis laissé convaincre quand ils m’ont dit qu’un met appétissant viendrait seul le chercher ! » Sullivan compris qu’il se trouvait face à une nouvelle épreuve, il devait gagner du temps. « Je suis avec eux ! Dit-il. Je viens justement vérifier qu’il est toujours en place ! » « Tu es de la montagne doré aussi petit être ? Alors tu dois savoir comment ouvrir cet œuf ! Dit le dragon. Parce que les deux étrangers mon expliqué comment l’ouvrir sans casser son fragile contenu, alors ? » Sully venait d’avoir une information précieuse, il était attendu avec l’œuf ouvert à la montagne doré. Mais comment ouvrir cet œuf ? « Bien sûr que je sais. Une idée traversa l’esprit de Sully, il enchaina. Mais comment être sûr que vous n’êtes pas celui qui doit venir chercher cet œuf ? Vous aurez tué le dragon pour prendre son apparence et vous attendiez que l’un de nous ne vienne pour lui soutirer le secret ! » Le dragon se mit à rire, d’un rire gras et caverneux. « Je ne crois pas que tu sois là pour vérifier que personne n’a pris l’œuf, je crois plutôt que tu es le met que m’ont promis les deux sorciers ! » « Deux sorciers ? Comment sais-tu qu’il s’agissait de sorciers ? » « Seul les sorciers maîtrisent l’art de l’alchimie ! » Dit le dragon simplement. Ni une, ni deux, Sullivan sorti la fiole de sa poche, il venait de comprendre. « Voilà ce qui sert à ouvrir l’œuf ! Dit-il en montrant la fiole au dragon. Le vitriol ! » « Impressionnant ! Dit le dragon dans un sourire. Mais j’ai faim et même si la promesse d’une met dodu est alléchante, je vais quand même me rassasier dès aujourd’hui ! » A ses mots, le dragon se redressa dans une grande inspiration, il allait cracher son feu, Sully se faufila à toute vitesse entre ses pâtes mais d’un coup de queue, le dragon le balaya. L’envoyant valser contre un mur, l’épaule endolori, Sullivan se releva, le dragon avait du mal à se mouvoir dans cet espace étroit, Sully saisi sa chance, il se remit à courir dans le même sens que tournait le dragon en veillant à bien rester à distance de sa queue, dès que la sortie fut proche il se jeta dans le boyau et de toute ses forces hurla : « Cavernum corruende ! » Un éclair frappa le plafond de la tanière puis un pan complet s’écroula entre le dragon et le magicien. Ce dernier se remit sur pied puis couru en direction de la sortie. Derrière lui, il entendait les cris du dragon se débattant avec les éléments ainsi que la grotte qui s’écroulait au fur et à mesure. Jamais Sullivan ne courut aussi vite, et lorsqu’il atteint la lumière la grotte se referma dans un nuage de poussière. Projeté au sol par l’effondrement, Sullivan regardait essoufflé la caverne emmurée. Le dragon vivait-il encore ? « Et bien ça c’est, du joli travail messire ! Dit une voie derrière lui. » Sully se retourna et reconnu immédiatement d’autres clients de la taverne sans doute venus ici pour récupérer de l’or. « Il nous reste quoi à nous ? » conclut-il en désignant ses coéquipiers. « Qu’avez trouvé de beau là-dessous messire ? » Instinctivement Sully mis la main à sa sacoche qui contenait l’œuf. « Intéressant ! Conclut le bandit. Les gars ! On va boire et manger à notre faim ce soir ! Attrapez-le ! » D’un coup, Sully invoqua une tempête de sable mais la douleur de son épaule ne l’aidait pas à se concentrer, sa tempête ressemblait plus à une bise et il savait qu’il avait peu de temps. Il appela KJNS qui devait l’attendre dans le parage. Son dragon vola en rase mort et mis à terre une poignée de bandit avant de s'arrêter devant son maître. Sullivan grimpa en vitesse. Lorsque le dragon redécolla, le chef de bandit hurla : « Tu n’auras pas toujours un dragon pour te protéger sorcier ! »
La montagne dorée était le comté le plus petit du continent. Sans doute une ancienne colonie elfe, toujours est-il qu’elle ne comptait qu’une seule ville en son sommet : Airedorée. KJNS déposa Sullivan à la porte principale de la ville. Ce dernier se hâta de trouver un alchimiste dans ses ruelles ensoleillées. « Kardal et fils » disait l’enseigne de l’échoppe. A l’intérieur tout était propre et bien rangé, Sullivan fonça au comptoir. Je cherche les frères de la lumière ! Dit-il sans préambule. Le vieux boutiquier derrière le comptoir, occupé à trier des fioles ne leva même pas les yeux. « Vous devez faire erreur messire. » Fatigué de son voyage, Sully voulait en venir au fait. Il sortit l’œuf de son sac et le posa sur le comptoir « Et ça ? Dit-il. C’est une erreur ? » Le vieux boutiquier leva les yeux, une lueur d’effroi traversa son regard, « Rangez ça, vous allez nous attirer des ennuis ! Bien dit-il enfin, lorsque Sullivan avait rangé son trésor. Ceux que vous cherchez sons très discrets. Mais je sais où vous pouvez en trouver certains. Allez sur la place de l’arc-en-ciel, au nord il y a une statue d’aigle, suivez le regard de l’aigle et vous les trouverez. Filez maintenant ! » La dernière phrase de l’alchimiste laissait peu de place à la discussion, mais satisfait, Sully fila vers la place indiqué par le marchand. L’aigle trônait en bonne place et regardait sans cillé une petite église, à peine visible pour qui ne fait pas attention. Sully entra dans la chapelle, là, trois personnes habillées comme l’étrangère écrivez sur du parchemin. Sullivan s’approcha d’eux et déposa l’œuf directement sur les feuillets qu’ils remplissaient. Le plus grand de tous, une sorte d’ours rouquin se leva. Il dit simplement « suivez-moi. » Ils parcoururent les couloirs de la chapelle qu’on ne pouvait pas penser aussi grande de l’extérieur avant d’arriver dans un nid ou Iris haleté souffrante. Sullivan reconnu l’étrangère à ses côtés. « Avez-vous la pierre ? » Dit-elle sans attendre. « J’ai ça ! Dit Sully en montrant » « Ouvrez-le ! » Sullivan s’exécuta. Il posa l’œuf dans un coin du nid, et fit couler le contenu de la fiole sur le métal, une fumée aigre et épaisse s’échappa immédiatement. Sullivan recula de quelques pas et observa de loin l’œuf se désagréger pour laisser place à une pierre noire et lisse. Sullivan prit la pierre et l’amena à l’étrangère. « Faites-la manger ! » « Comment ça ? » Demanda Sully. « Iris doit manger cette pierre. Elle a été envahie par une magie de lumière, mais nous les alchimistes savons que la lumière ne peut exister sans ombre, comme la nuit ne peut exister sans le jour ou le bien sans le mal. La pierre que vous avez entre les mains est une pierre d’obscurité, sans son pouvoir obscurcissant, Iris ne survivra pas à notre magie. » Sullivan s’approcha d’Iris, il ne l’avait jamais vue aussi faible. Il se rappelait l’avoir trouver orpheline quand des chasseurs de dragons avaient tués sa mère pour son cuir violet très rare. Iris était blotti contre la parois de sa caverne.
« Prends ça. » Dit Sully en tendant la pierre à Iris. La dragonne entrouvrit ça mâchoire et déglutit avec difficulté. « Maintenant, il faut attendre » Dit l'étrangère. La ponte eu lieu deux jours plus tard. Malgré son état très faible, Iris mit au monde un œuf lumineux, splendide. Il fallut encore attendre dix jours pour que le dragon sorte de sa coquille. La confrérie récupéra la coquille du bébé et fournit une charrette pour que Sully puisse retourner à dans sa comté avec Iris, toujours trop faible pour voler et le bébé dragon.
« Le chemin le plus court passera forcément par Terre noire. » Sully salua les membres de la confrérie présents puis se mit en marche. Loin au-dessus de sa tête KJNS faisait des cercles sans le quitter du regard.
Le chemin fut long : la montagne fit place aux plaines escarpées puis à la sombre forêt avant d'arriver dans les plaines désertiques de terres noires. KJNS s'éclipsait de temps à autres pour aller chasser sa pitance. C'est justement lors d'une des ballades de KJNS que le convoi fut arrêté par une troupes d'inconnus. Sully reconnu tout de suite les bandits de la caverne.
« Comme on se retrouve messire l'orpailleur ! » Dit le chef. Sully chercher déjà un moyen de gagner du temps, mais l'environnement était pauvre, pas d'eau, peu de roches. Il pourrait faire une tempête de sable mais ça ne les retiendrait pas très longtemps. Iris avait encore du mal à se remettre du traitement que lui avait fait subir la confrérie. « Que me veux-tu ? » Dit Sully. « L'or que tu as récupérer dans la grotte ! » Dit le chef. « Je n'ai pas d'or, je n'ai que mes dragons ! Laissez-nous partir ! » Les braconniers regardaient la charrette attentivement à la recherche d'une cache où pouvait se trouvait de l'or. « Mais dis-moi, le cuir de tes dragons m'a l'air bien précieux et il vaut sans doute bien cher au marché noir. Attrapez-moi ces dragons ! » Sully commença à invoquer une tempête de sable mais le temps que le sort fasse effet, l'un des contrebandiers avait tiré un carreau d'arbalète vers lui, il l'évita de justesse et relança son sort, dans le brouillard, Les assaillants continuaient à tirer à l'arbalète et l'un des carreaux toucha Iris en dessous de l'aile. Elle poussa un cri de douleur. Dans un mouvement de rage, elle prit une énorme inspiration, jetant ses dernières forces en cet instant. Sully comprit ce qu'elle s'apprêtait à faire il arrêta la tempête et d'un geste elle cracha du feu sur la troupe qui s'était approchée à travers la tempête.
Il n'y avait pas de survivant. KJNS, Iris et le bébé dragon mangèrent en peu des corps restant. Sully retira le carreau dessous l'aile d'Iris lança une formule de soin, mais la magie de soin n'était pas son fort et l'état d'Iris était alarmant. Ils reprirent la route, mais à chaque nid de poule, Iris hurlait, elle s'épuisait de plus en plus et la route était encore longue. « KJNS ! Dit Sully. Va chercher Arwen, c'est notre dernière chance ! » Sully reprit la route, au bout de quelques heures Iris tomba dans les pommes. Sa respiration était de plus en plus faible. Alors qu'ils approchèrent des limites de terre noire, elle arrêta de respirer. Sully accourut pour prendre son pouls, il n'y en avait pas !
« Iris ! Non, Iris, pas toi ! Pas maintenant ! Nous y sommes presque ! Iris » Hurla et pleura Sully mais elle était déjà partie.
Alors que Sullivan pleurait sur le corps inerte d'Iris, Une ombre atterrit prêt de lui, c'était KJNS qui revenait seul. Tout était désormais perdu. Une seconde ombre apparu. Dans toute sa splendeur, Arwen descendit de Tino. Elle accourut auprès d'Iris. « Une flèche ? » Demanda-t-elle. Sully acquiesça. Elle marmonna une formule. Le pouls d'Iris reprit très bas. « Il faut la transporter d'urgence dans sa grotte. Tino et KJNS vont s'en charger.
L'auberge du village était moins remplie que d'habitude. A sa table, Sully buvait une tasse de thé. Morganec s'assit à côté de lui.
Comment va Iris ? Demanda-t-elle.
Mieux. Dit Sullivan. Elle est sortie d'affaire.
Et le bébé ?
Il va bien ! Sourit Sully. Je l'ai appelé Lumière.
Dernière modification par MarieNawaki (11-07-2015 00:18:16)
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MarieNawaki


Texte 5 : Jude
L'époque où l'obscurité et le mal régnaient sur le vaste royaume de Drake était révolue depuis de nombreux siècle lorsque le trouble reparu de nouveau. Certains habitants, lasses de devoir creuser le sol sans relâche dans l'espoir de trouver quelques gemmes pour vivre, décidèrent d'aller quérir l'aide des sorciers. Un petit groupe d'entre eux accédèrent à leur requête. Ainsi furent créés les touts puissants dragons de Foudre, de Glace et des Ténèbres. Leurs immenses pouvoirs devaient permettre à leur possesseur de ne plus avoir à suer sang et eau pour obtenir les précieux minéraux.
La naissance de ces trois dragons avait réjouis les villageois pendant un temps. Lorsqu'ils se rendirent compte que seuls des dragonniers pouvaient espérer les traquer et les domestiquer. Des paysans hardis s'en allèrent pourtant chasser les Puissants Dragons ; tous en subir le prix ultime, faisant frémir la population de mécontentement. Plus les traques se multipliaient, plus les dragons tout puissants devenaient violents, faisant tomber la foudre sur les cultures, gelant les cours d'eau et plongeant le royaume dans les ténèbres.
Puis, alors que la révolte grondait parmi les villageois, un clan de dragonniers vint au royaume. En s'associant aux mages blancs, ils créèrent un quatrième dragon tout puissant pour les tempérer : le dragon de Lumière. Grâce aux pouvoirs du dragon de Lumière, au courage des dragonniers et à la sagesse des mages, ils capturèrent les Puissants Dragons, les domptèrent et mirent leurs dons au service du royaume. Dès lors, la seconde époque sombre de l'histoire du royaume ne fut plus qu'un lointain souvenir.
Dernière modification par MarieNawaki (11-07-2015 00:18:53)
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Texte 6 : Dragonnit
«On dit qu'une nuit par mois, à un seul endroit au hasard sur terre, un esprit descend du ciel et offre aux gens endormis de se joindre à lui lors d'une grande fête.
Les rêves de tout ces gens réunis illuminent alors la nuit de milliers de couleurs...
On nomme cet événement ''la parade des lumières'', et l'esprit... ''Le Rêveur''...»
Sirélia ferme le mail qu'une amie vient de lui envoyer avec, à l'intérieur, cette ineptie. Elle a vraiment le don pour trouver les bêtises les plus incroyables du monde!
«- Un esprit qui organise une parade avec ceux qui dorment... N'importe quoi!»
Il ne faut pas lui en vouloir, car à vingt ans, on ne croit plus aux contes de fées. Peut-être qu'avec quelques années de moins cette jeune femme aurait eu des étoiles dans les yeux en lisant ça et se serait couchée tôt tout les soirs pour voir cet ''événement''.
Mais quand on est pratiquement adulte, on se rend vite compte qu'il n'y pas de miracle ou de Père Noël pour venir payer vos factures!
En parlant de factures, elle jette un coup d’œil aux siennes, posées sur son bureau juste à côté de l'ordinateur portable qui râle et surchauffe à longueur de journée. Toujours la même chose tout les mois, payer l'abonnement pour son téléphone, la redevance télé, l'internet...
«- Hin hin, même pas une invitation à une fête pleine de lumières dans le ciel...»
Son ironie n'arrive même pas à la faire sourire.
Lasse, elle regarde par la fenêtre la nuit qui est tombée depuis un moment déjà. Une fille aux courts cheveux rouges, aux yeux verts en amande et avec une jolie petite bouille se reflète sur le verre.
C'est elle bien sûr, mais cette image ne lui plaît pas.
Sirélia baille bruyamment en se frottant les yeux, il est tard et elle n'a cessé de travailler pour ses examens.
S'accoudant à la fenêtre, elle laisse vagabonder son esprit en regardant les belles lumières des immeubles de Columbus. À quelques centaines de mètres se dessine aussi la faculté où elle étudie avec fierté.
Ses yeux se ferment, elle tente de rester éveillée, de lutter contre le sommeil pour pouvoir encore profiter du spectacle...
Le son d'une flûte résonne alors ! Il semble venir de partout et de nul part à la fois! La mélodie est magnifique, Sirélia à l'impression de flotter au dessus du sol et de se faire emporter au dehors.
«- De quoi veux tu rêver?» Questionne une voix douce et chantante au rythme de la flûte. « Dis moi ce qui te ferait plaisir et je l'exaucerai.»
De quoi veut-elle rêver? En voilà une question bien étrange. La jeune femme ne sait pas, le peu de rêves qu'elle fait, elle les oublie aussitôt au réveil. Et pourtant une image agréable lui vient à l'esprit, la faisant immédiatement sourire. Si, elle sait de quoi elle veut rêver!
Sirélia vole ! Elle sent tout son corps frémir à la sensation de l'air nocturne sur ses écailles rouges! Ses ailes puissantes la font toujours monter plus haut au dessus de Columbus qui rétrécit au fur et à mesure ! Elle est tellement excitée que des flammèches sortent de ses naseaux et elle pousse des rugissements de bonheur !
«- Je suis une dragonne! Wouhou!»
Le plus beau rêve qu'elle ai jamais fait, c'est celui-la. Être une créature puissante et libre, sans aucune obligation, sans personne pour lui reprocher quoi que ce soit ! Elle creuse des sillons avec ses pattes avant et sa queue dans les nuages, crache des flammes qui explosent telles de vrais feux d'artifice, du pur plaisir !
Elle entend alors à nouveau le son de la flûte qui sonne comme une invitation. Le rythme est plus festif, et donne à Sirélia l'envie de danser !
À grands coups d'aile, elle monte encore vers la provenance du son, et elle est d'un coup éblouie par une incroyable lumière !
Laissant ses yeux s'habituer, elle se rend compte que juste au dessus de sa tête, le ciel est peint de milliers de couleurs, semblables aux aurores boréales au Pôle Nord mais en bien plus fantastique ! Et au milieu de ce spectacle, un personnage danse en jouant d'une flûte traversière faite de lumière blanche. Il n'est ni grand ni petit, habillé d'un long manteau bleu roi recouvert d'étoiles argentées. Le plus étrange, c'est son corps, comme composé uniquement de brume...
Sirélia est comme attirée par sa mélodie, comme bien d'autres qui commencent à s'attrouper autour de lui.
«- Est-ce possible? Est-ce vraiment vrai ?» Se demande la dragonne en repensant au mail que lui a envoyé son amie. «-Ce serait le Rêveur ? Donc... C'est la parade des lumières ?
-Évidemment!»S'exclame avec bonheur un loup-garou gris qui court rejoindre l'esprit.
«-Viens danser avec nous jolie dragonne !» Rit une petite fille aux cheveux violets chevauchant une énorme paille !
«- Ce soir c'est la fête et il ne faut pas la rater!» Hurle une grande démone noire et rouge tenant une basse qui attrape Sirélia pour qu'elle vienne danser ! «Ça n'a lieu qu'une nuit par mois, à un seul endroit au hasard sur terre, tu crois que c'est le moment d'hésiter ?!»
Combien sont-ils? Combien ont répondu à l'appel du Rêveur ? Personne ne peut le dire. Mais plus il y a de monde, plus le ciel devient lumineux et brille de nouvelles couleurs ! Tout le monde danse, par un, par deux, par trois... La musique bat son plein, trompette et violon, guitare et basse jouent avec harmonie guidé par la flûte de lumière ! Son musicien commence alors à descendre vers la ville, et tout le monde le suit. Ils paradent dans les rues en se moquant bien des voitures qui les traversent, s'envolent à nouveaux et zigzaguent entre les immeubles en chantant !
«- Venez, venez!
Ce soir, c'est la Parade des lumières !
Rêveurs venez avec nous danser !
Ce soir nous allons colorer le ciel et la terre !
Venez, venez !
Laissez vos soucis et vos peines !
Cette nuit est une nuit pour s'amuser !
Cette nuit il n'y pas de place pour la haine !»
Et les rêveurs qui hésitent encore à venir les rejoignent!
Sirélia rit et crache du feu qui retombe en étincelles multicolores ! Elle danse avec tout le monde et s'amuse comme une folle !
Qui pourrait bien gâcher cette fête de folie ?
Le Rêveur fait alors demi tour. Sa musique semble perturbée par quelque chose qui l'a obligé à changer de route.
Interloquée, la dragonne regarde en arrière et voit un enfant oiseau blond au plumage brun qui volette avec panique. Il semble entouré d'une brume noire et pleure à chaudes larmes.
Il piaille avec insistance, tentant d'attirer l'attention des autres rêveurs sur lui. Mais tous se détournent sans y prêter la moindre attention.
Sirélia reconnaît ce garçon. Elle le croise assez souvent et il est toujours couvert de marques de griffures et de bleus, voir même de brûlures. Quand on lui demande ce qui lui est arrivé, il répond juste que c'est son chat qui l'a griffé où qu'il est tombé dans les escaliers. Pour les brûlures, il s'explique rarement...
Elle bat un peu des ailes pour essayer de quitter le cortège afin de le rejoindre, mais le loup-garou, la petite fille avec la paille et la démone la retiennent.
«- C'est un enfant qui cauchemarde n'y va pas! Sinon tu auras de gros ennuis!»
La préviennent-ils avec une certaine crainte dans les yeux.
À peine ont-ils dit cela, qu'un énorme chat noir tenant une petite cage barbelée court vers l'enfant oiseau. Il a de long cheveux et des traits féminins. Son visage affiche un sourire malfaisant empli d'énormes crocs et ses yeux rouges brillent avec intensité.
«- Vient mon petit oiseau ! Je veux te protéger mon petit oiseau !»
L'apercevant, l'enfant pousse un cri qui glace le sang de Sirélia !
Sans réfléchir plus, la dragonne se défait de l'étreinte des autres rêveurs et se jette sur le chat maléfique en lui crachant un torrent de flammes !
Son feu stoppe bien la bête, mais ne semble pas l'affecter plus que ça. Cette dernière regarde alors la dragonne d'un air mauvais et feule :
«- Tu n'es pas un petit oiseau toi ! Va-t-en !»
Elle fouette Sirélia de sa queue et l'envoie balader dans les airs. Loin d'être découragée, la dragonne repart à l'attaque et attrape le chat à l'oreille pour la lui mordre et la griffer à tout va !
Le cri de douleur qu'émet l'animal en train de se débattre attire enfin l'attention de tout le monde.
«-Venez m'aider bon sang !» Hurle Sirélia qui sent qu'elle va bientôt lâcher prise.
Aussitôt, le loup-garou, la fille avec sa paille, la démone et les autres rêveurs les plus courageux se jettent sur le monstre qui balance sa cage et ses griffes a tout va pour repousser ses assaillants.
«- C'est mon petit oiseau ! Vous ne me le volerez pas ! Il est à moi !»
L'énorme chat lacère un rêveur qui passe par là, croque le bout d'un autre qui se trouve trop près de sa bouche et feule plus puissamment que jamais, effrayant ceux ne participent pas à la bataille.
Le Rêveur, ayant complètement perdu le contrôle de la fête, joue paniqué de sa flûte qui transforme sa mélodie en parole.
«- Pas de combat ! Arrêtez vous et venez dansez ! Arrêtez !»
Mais personne ne l'écoute. Ceux qui combattent se font plus gros et plus effrayants pour vaincre le cauchemar qui rit aux éclats face à leur impuissance. Ceux qui ne combattent pas tremblent de peur mais tentent quand même de protéger l'enfant oiseau qui pleure à tout rompre, terrorisé par l'énorme chat et les autres rêveurs qui se transforment en monstres.
Sans que personne ne s'en aperçoive, une brume noire commence à s'échapper de chacun, faisant lentement s'obscurcir le ciel. Lentement, chaque rêveur se met à cauchemarder, lentement, le chat maléfique se met à grossir et à grandir en se nourrissant des peurs de chacun.
Avec une facilité déconcertante, il met à terre chaque rêveur qui se met en travers de sa route et s'avance vers l'enfant oiseau qui est trop effrayé pour s'échapper.
Sirélia se tourne vers le Rêveur qui les regarde de loin. Il ne joue plus de sa flûte et observe avec tristesse ce spectacle de violence et de peur.
«- Pourquoi tu ne nous aides pas ?! Tu as eu le pouvoir de donner corps à nos rêves ! Tu peux réussir à vaincre ce cauchemar ! Tu n'as pas le droit d'abandonner un enfant qui te demande de l'aide !»
L'interpellé secoue négativement la tête et désigne l'enfant oiseau d'une main. La dragonne le regarde et s'aperçoit que la plus grosse quantité de brume vient de lui.
Oui, évidemment. C'est son cauchemar, il est la source du pouvoir du monstre. Plus il aura peur, plus celui-ci sera puissant...
Avec l'énergie du désespoir, Sirélia s'envole vers le petit et le serre dans ses pattes avant pour l'apaiser.
«- Calme toi, tout vas bien, nous sommes là pour t'aider.
-Menteuse !» Pleure-t-il en se débattant. « Vous êtes tous des monstres ! Vous voulez m'enfermer et me faire du mal !
-Mais non je t'assure que...
-Laisses mon petit oiseau tranquille !» D'un coup de patte puissant, le chat sépare Sirélia de l'enfant et emprisonne ce dernier dans sa cage barbelée en poussant un miaulement satisfait. « Tu es à moi ! À moi et à moi seule, mon tout mignon !»
L'enfant oiseau hurle et pleure. Il se débat mais s'abîme les ailes sur les barbelés, faisant rire le chat qui s'amuse avec lui en tendant une griffe pour l'effrayer.
«- Viens me faire un câlin mon chéri, soit gentil !»
Son rire démoniaque résonne dans les rues, la lumière et ses milliers de couleurs dans le ciel ont disparus pour laisser place à une nuit totalement noire sans étoiles... Même les lampes et les réverbèrent commencent à s'assombrir...
La dragonne regarde en l'air, et voit le Rêveur qui s'enfuit dans le ciel, sûrement trop apeuré pour rester...
«- Rêveur, si tu nous abandonnes qu'allons nous devenir ?»
Questionne à voix basse Sirélia qui se met à pleurer. L'esprit s'arrête alors. Il se retourne et regarde tout le monde en bas. Il hésite, doit-il fuir ? Doit-il les aider ? Ce soir, tout le monde doit s'amuser, alors, a-t-il le droit de les laisser pleurer ? N'est-ce pas son devoir que de faire rire et sourire en cette nuit ?
Mettant sa flûte à sa bouche, il joue une seule et unique note, pour se métamorphoser.
Un oiseau bleu et argenté tenant une flûte de lumière dans son bec se pose sur un réverbère. Sans l'ouvrir, il se met à piailler en battant des ailes. L'énorme chat se retourne alors sur lui en le regardant avec de grands yeux ronds et en se léchant les babines.
«-Un autre petit oiseau ? Deux petit oiseaux ?» Il s'avance à pas doux vers sa proie en ronronnant doucement des petits mots doux pour ne pas qu'elle s'échappe. «- Vient petit oiseau, n'ai pas peur. Je vais te câliner et t'aimer...»
Dès qu'il est assez proche, le monstre attrape l'oiseau bleu et l'enferme dans sa cage avec l'enfant oiseau !
«- J'ai deux petits oiseaux ! J'en ai deux ! J'ai deux fois plus d'amour ! Faites moi un câlin mes petits oise...» En regardant mieux dans sa cage barbelée, il s'aperçoit que ce n'est pas un oiseau qu'il a capturé, mais un personnage qui n'est ni grand ni petit, habillé d'un long manteau bleu roi recouvert d'étoiles argentées. Le corps, comme composé uniquement de brume et tenant une flûte de lumière dans ses mains. « Mais ?! Tu n'es pas un petit oiseau !»
Le Rêveur se tourne alors vers l'enfant, et se met à danser autour de lui en jouant un air frénétique et festif ! Le gamin s'arrête de pleurer et regarde cette drôle de personne qui semble s'amuser follement en jouant de son instrument.
«- Sors de là vilain ! Tu n'es pas un oiseau ! Je ne veux pas de toi !»
Feulant de colère, le chat maléfique secoue sa cage avec hargne et met ses griffes à l'intérieur pour faire sortir l'intrus qui s'est moqué de lui.
Le manteau du Rêveur est déchiqueté, il semble terriblement souffrir chaque fois qu'il se cogne contre les barbelés. Pourtant il ne lâche rien ! Il continue de danser ! Il continue de jouer ! Et sa flûte se met à chanter !
«- Venez, venez!
Ce soir, c'est la Parade des lumières !
Rêveurs venez avec nous danser !
Ce soir nous allons colorer le ciel et la terre !
Venez, venez !
Laissez vos soucis et vos peines !
Cette nuit est une nuit pour s'amuser !
Cette nuit il n'y pas de place pour la haine !»
Une lueur jaillit alors du ciel, un rayon d'espoir ! Il frappe le loup-garou, qui se retrouve avec un saxophone multicolore ! Il frappe la fille avec une paille, qui se retrouve avec un tambourin multicolore ! Il frappe la démone, dont la basse s'illumine aussi !
Un par un, chaque rêveur se voit offrir un instrument de lumière. Quand il frappe Sirélia, c'est une batterie qui apparaît ! Et elle ne se fait pas prier pour en jouer !
En rythme avec le Rêveur, tout le monde s'y met ! Ils dansent ! Ils jouent ! Et se mettent tous à chanter en cœur !
«- Venez, venez!
Ce soir, c'est la Parade des lumières !
Rêveurs venez avec nous danser !
Ce soir nous allons colorer le ciel et la terre !
Venez, venez !
Laissez vos soucis et vos peines !
Cette nuit est une nuit pour s'amuser !
Cette nuit il n'y pas de place pour la haine !»
Petit à petit, le ciel flamboie ! Dans un éclair, la cage à oiseau du chat se désintègre, libérant le Rêveur et l'enfant qui se met à gazouiller et à voleter autour du chat, qui fond et rapetisse à vue d’œil en maudissant tout le monde.
«- Non ! Vous n'avez pas le droit sales rats ! C'est mon oiseau ! Il est à moi !
-Non il n'est pas à toi !» Rit tout le monde en faisant la fête. « Un oiseau doit être libre, et non pas enfermé dans une cage sous prétexte qu'on l'aime !»
Poussant un cri d'agonie, le cauchemar veut donner un dernier coup de griffe à l'esprit, mais d'un mouvement de sa flûte traversière faite de lumière blanche, il fait disparaître ce qui reste de l'être maléfique.
La suite de la nuit, et ce jusqu'à l'aube, la fête continua ! Personne ne peut savoir comment se sont déroulés celles d'autrefois, mais pour beaucoup, cette dernière est la plus belle, la plus lumineuse, colorée et réussie qui n'ai jamais existé!
Aux premiers rayons du soleil, certains rêveurs commencèrent à disparaître, non sans dire au revoir à tout le monde.
Sirélia regarda le ciel encore teinté de la belle aurore boréale. Comment a-t-elle pu dire que tout ceci n'est qu'ineptie ? Ce qu'elle vient de vivre restera à jamais gravé dans sa mémoire.
«-On s'est bien amusé n'est-ce pas?» Sourit le loup-garou avec l'enfant oiseau sur ses épaules, commençant à disparaître.
«-Oui trop ! J'espère qu'on n'attendra pas longtemps avant que ça recommence !» Pouffe la petite fille chevauchant une paille qui disparaît aussi.
«- Je sais pas mais en tout cas merci pour l'animation Sirélia ! Aucune démone ne peut rechigner une bonne bagarre comme on a eu !
-Ben... De rien... Je sais pas si c'était nécessaire mais au moins on a pu aider quelqu'un.» Elle câline du museau le gamin qui lui sourit et l'enlace.
-Tu viendras m'aider aussi en vrai hein? Elle va me refaire du mal...»
Les quatre nouveaux amis se jettent un coup d’œil et acquiescent ensemble. Cela ne peut pas durer. L'enfant disparut enfin. Et le réveil de Sirélia se met à sonner. Elle aussi commence à s'évaporer. La dragonne cherche du regard, et vois le Rêveur assit sur une cheminé. Il lui fait un signe de main, ainsi qu'un clin d’œil, et désigne le ciel qui commence à rependre ses couleurs d'origine.
Les yeux de la jeune femme se rouvrent , elle tente de rester endormie, de lutter contre le réveil pour pouvoir encore profiter du spectacle...
Sirélia marche dans la rue, elle est debout depuis une bonne heure. Sur la route, elle croise l'amie qui lui a envoyé le mail. Elles se sourient sans rien dire. Elles sont rejoint par un facteur, qu'elles ne connaissent pas, et pourtant il leur semble familier. Puis des enfants, avec leurs cartables qui leurs disent de se dépêcher, une ou deux voitures de police se garent en face d'un immeuble sale où il y a déjà un monde fou !
Un jeune homme avec un loup tatoué sur l'épaule salut Sirélia, il est rejoint par deux jeunes femmes, l'une buvant un verre de grenadine avec une paille, et l'autre avec une basse dans le dos.
Il y a tellement de monde. Ils ne se connaissent pas, ou se sont juste aperçus, et pourtant, une nuit a suffit pour les lier.
Tous laissent passer Sirélia, qui s'avance jusqu'à la porte du hall. Un petit garçon blond arrive, avec de nouveaux bleus, et des griffures fraîches.
Quand il voit tout ce petit monde attroupé devant lui, il sourit en repensant au rêve qu'il a fait.
La fille aux cheveux rouges lui tend alors la main, une bague en forme de dragon brillant sur l'un de ses doigts.
«- Nous sommes tous là pour toi Maxime, tu n'es plus seul face à ton cauchemar.»
Sur un mur de l'immeuble, écrit de toutes les couleurs et souligné d'une flûte traversière blanche, l'on peut voir écrit:
«Laissez vos amis vous guider vers la lumière».
Dernière modification par MarieNawaki (11-07-2015 00:19:34)
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Menra
Moriarty



Participant au tournoi j'ai voté blanc, et je ne dirais rien pour pas risquer de crever l'anonymat. Mais vraiment, y'a de la concurrence, bravo à tous ! 

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Sylvianne

A voté 
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grandalforon
vote fait
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Lhuk
Neyilla
Idem vote blanc

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Nanhaa
A voté ! ♥
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JuneA voté !!
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MarieNawaki


Bien après que le soleil fut couché, la puissante, majestueuse, merveilleuse, que dis-je?! Sublime sorcière fit son entrée dans la salle, avec une liste à la main.. Les condamnés aux supplices se tenaient devant elle, totalement subjugués par sa beauté totalement éblouissante se préparant pour le meilleur.. ou pour le pire..
Elle s'avança, un petit sourire aux lèvres, la feuille de résultats entre les mains..
Tout en tapotant sur sa calculatrix cachée elle annonce alors, sans plus de suspens :
"Bien ! Voici donc vos.. "scores".. pour cette première manche !
Celui qui finit premier, ou plutôt qui s'en ai le mieux sorti.. n'est autre que Swp3 le hors-la-loi ! Il gagne 100 000 écus pour rembourser les voteurs sur gage qu'il a très certainement dû soudoyé (ben oui.. un homme ne peut pas gagner naturellement..)
A ses talons (oui il est petit) se trouve l'un des vétérans de cette contrée ! J'ai nommé le Vieux Dragonnit l’Hétéroclite ! (ouais ça veut rien dire mais j'aimais bien..) Il remporte 80 000 écus qui lui serviront certainement à se procurer la potion anti-calvitix..
En troisième position, tant bien que mal c'est Lhuk le.. haha non je ne ferais pas cette blague.. *hum* donc Lhuk le.. Caduc ! Car il ne se prononce pas.. (ben oui il a pas voté..) blaguedelittéraire Il remporte 60 000 écus et je ne préfère pas savoir ce qu'il va en faire..
Enfin c'est un sacré ex-æquo que nous avons là ! Les femmes elles au moins se serrent les coudes sur la 4ème marche de ce podium ! (c'est un podium magique il a quatre marches ok ?!)
J'ai nommé Menra Rhalala , Tornade Quelle Rigolade et Jude la Hiboude ! Quel formidable harem trio nous avons là ! Elles remportent chacune 40 000 écus !
Toutes les récompenses seront distribuées à la fin du Tournoi !
Bien ! j'espère que vous ferez mieux que cela la prochaine fois.. Je veux voir de la bataille ! Du carnage ! Des entrailles sur ces murs derrières vous ! Ou même la tête du vétéran-presque-sans-cheveux sur la torche à l'entrée si vous l'osez !
Faites-moi rêver !"
Sur ces mots extrêmement chaleureux, la sorcière tourna les talons et ressorti de la salle sous les yeux des sorciers ébaubis, mais anxieux de ce que l'avenir pourrait leur réserver..
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Dragonnit


Bravo à toutes et à tous! J'ai vraiment apprécié lire vos textes!
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